Le dé­con­di­tion­ne­ment des bio­dé­chets : dé­fi­ni­tion et cadre lé­gis­la­tif

Green Innovation - - Dossier Special -

Le tri ain­si que la va­lo­ri­sa­tion des bio­dé­chets sont im­po­sés aux gros pro­duc­teurs et dé­ten­teurs par l’ar­ticle 204 de la loi Gre­nelle II et les textes d’ap­pli­ca­tion qui en dé­coulent (ar­ticle 26 du dé­cret n°2011828 du 11 juillet 2011) de­puis 2012. Cet en­ca­dre­ment ju­ri­dique im­pose le tri à la source aux pro­duc­teurs ou dé­ten­teurs d’une quan­ti­té im­por­tante de dé­chets com­po­sés ma­jo­ri­tai­re­ment de bio­dé­chets (dé­fi­nis par plus de 50 % en masse, hors em­bal­lage) en vue de leur va­lo­ri­sa­tion. Il y a ain­si un double ob­jec­tif à cette obli­ga­tion : per­mettre un re­tour au sol des ma­tières or­ga­niques et ré­duire l’in­ci­né­ra­tion des dé­chets. Nous al­lons dé­ter­mi­ner ce gi­se­ment et de quelle ma­nière il pour­ra pro­fi­ter à la mé­tha­ni­sa­tion agri­cole.

DÉ­FI­NI­TION DES BIO­DÉ­CHETS

Elle s’avère pré­ci­sé­ment dé­ter­mi­née par le dé­cret d’ap­pli­ca­tion de la loi Gre­nelle 2 du 11/07/2011 : « tout dé­chet non dan­ge­reux bio­dé­gra­dable de jar­din ou de parc, tout dé­chet non dan­ge­reux ali­men­taire ou de cui­sine is­su no­tam­ment des mé­nages, des res­tau­rants, des trai­teurs ou des ma­ga­sins de vente au dé­tail, ain­si que tout dé­chet comparable pro­ve­nant des éta­blis­se­ments de pro­duc­tion ou de trans­for­ma­tion de den­rées ali­men­taires. »

DÉ­FI­NI­TION DES NORMES DE PRO­DUC­TION ET DE DÉ­TEN­TION

En 2012, le seuil était de 120 tonnes par an, le­quel fut pro­gres­si­ve­ment di­mi­nué pour at­teindre 10 tonnes par an au 1er jan­vier 2016. Ain­si, afin de don­ner un ordre de gran­deur, ce­la re­pré­sente la quan­ti­té an­nuelle de bio­dé­chets pour un res­tau­rant ser­vant en­vi­ron 60000 re­pas ou pour une su­per­fi­cie de 150 à 300 m² pour un com­merce. Il est à no­ter que les huiles ali­men­taires bé­né­fi­cient d’un trai­te­ment par­ti­cu­lier puis­qu’on parle de gros pro­duc­teur ou dé­ten­teur à comp­ter de 60 litres par an de­puis le pre­mier jan­vier 2016, contre 1500 litres an­nuels en 2012. L’abais­se­ment de ces seuils at­teste donc d’une ex­cel­lente dy­na­mique et d’une vo­lon­té de faire par­ti­ci­per le plus grand nombre à ces ef­forts. Bien en­ten­du, la va­lo­ri­sa­tion des bio­dé­chets peut être as­su­rée en interne, di­rec­te­ment par le pro­duc­teur ou dé­ten­teur, mais elle peut aus­si être confiée à un tiers. C’est ici que les mé­tha­ni­seurs peuvent se po­si­tion­ner afin de ré­cu­pé­rer ces dé­chets. Les bio­dé­chets des grandes et moyennes sur­faces étant col­lec­tés avec leur em­bal­lage, un dé­con­di­tion­ne­ment s’im­pose. Nous al­lons main­te­nant illus­trer nos propos grâce au té­moi­gnage du client de notre par­te­naire pri­vi­lé­gié, pro­po­sant une so­lu­tion de dé­con­di­tion­ne­ment in­no­vante !

Site Eco­re­cy­clage SA : ligne de dé­con­di­tion­ne­ment Flexi­dry (© Pierre Thomas)

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