L’UCANSS, une stra­té­gie au coeur du dé­ve­lop­pe­ment du­rable

Le monde change, les in­ter­ac­tions entre les gé­né­ra­tions et les ac­teurs éco­no­miques re­battent les cartes des re­la­tions dans les or­ga­ni­sa­tions. Nous sou­hai­tons créer une dy­na­mique pour créer du lien par des connexions entre l’éco­no­mique et les ré­seaux non é

Green Innovation - - Sommaire - EN­TRE­TIEN AVEC GÉ­RARD DURIER ET LIONEL FERRARIS Propos recueillis par Ma­rie Cor­net-Ash­by Lionel Ferraris est di­rec­teur du dé­ve­lop­pe­ment du­rable de l’UCANSS. Gé­rard Durier est di­rec­teur de la com­mu­ni­ca­tion de l’UCANSS.

C’est la tran­si­tion éner­gé­tique qui est re­mise au coeur de notre stra­té­gie !

GG­reen In­no­va­tion. Pou­vez­vous nous éclai­rer sur les pré­ro­ga­tives de L’UCANSS ?

Gé­rard Durier. L’UCANSS est la fé­dé­ra­tion d’em­ployeurs char­gée de por­ter des pro­jets d’in­té­rêt com­muns au vaste «monde» de la Sé­cu­ri­té so­ciale. Nous in­ter­ve­nons dans la né­go­cia­tion des conven­tions col­lec­tives na­tio­nales de tra­vail des per­son­nels des or­ga­nismes du ré­gime gé­né­ral de Sé­cu­ri­té so­ciale. Notre im­pli­ca­tion va dans le sens d’une po­li­tique de res­sources hu­maines sou­cieuse du bien-être et de la pro­gres­sion des com­pé­tences de nos sa­la­riés. Au-de­là de son rôle de cen­trale d’achat, l’UCANSS pi­lote et im­pulse la po­li­tique de dé­ve­lop­pe­ment du­rable de la Sé­cu­ri­té so­ciale. La Sé­cu­ri­té so­ciale par­tage des va­leurs conver­gentes avec celles du dé­ve­lop­pe­ment du­rable. Les en­jeux éco­no­miques et so­cié­taux qui en dé­coulent sont en phase avec les mis­sions de ser­vice pu­blic qui in­combent aux or­ga­nismes de Sé­cu­ri­té so­ciale. Et la tran­si­tion éner­gé­tique s’ef­fec­tue au bé­né­fice de la per­for­mance et de l’ef­fi­cience des 344 or­ga­nismes de Sé­cu­ri­té so­ciale.

Green In­no­va­tion. Quels sont les pi­liers de votre stra­té­gie dans le do­maine du dé­ve­lop­pe­ment du­rable ?

Lionel Ferraris. Nous pi­lo­tons le dé­ve­lop­pe­ment du­rable au ni­veau ins­ti­tu­tion­nel au tra­vers d’un plan-cadre dé­ve­lop­pe­ment du­rable dont les deux pré­cé­dents (2007-2010 et 2011-2014) ont per­mis de sou­li­gner les pro­grès col­lec­tifs. Ce plan­cadre plu­ri­an­nuel cor­res­pond à ce que l’on ap­pelle dans les grands groupes un plan « cor­po­rate ». Il est do­té d’un cer­tain nombre d’ob­jec­tifs sur l’en­semble du do­maine res­pon­sa­bi­li­té so­ciale et so­cié­tale, donc… le dé­ve­lop­pe­ment du­rable au sens très large ! Nous dis­po­sons de vo­lets so­cial, éco­no­mique, en­vi­ron­ne­men­tal, mais aus­si de gou­ver­nance. Toutes les caisses s’ins­crivent dans cette dé­marche qui, si elle est glo­bale, offre à cha­cune des caisses une marge de né­go­cia­tion pour at­teindre ses ob­jec­tifs. En rai­son de la taille très im­por­tante de notre struc­ture (avec des or­ga­nismes au­to­nomes sur tout le ter­ri­toire), chaque caisse ren­seigne chaque an­née un sys­tème d’in­for­ma­tion com­mun sur l’at­teinte de ses ob­jec­tifs. Cette mé­thode est ap­pré­ciée de­puis dé­jà plu­sieurs an­nées… Pour ci­ter deux exemples concrets : la mise en oeuvre de bonnes pra­tiques au sein des caisses et or­ga­nismes de la Sé­cu­ri­té so­ciale contri­bue à la per­for­mance de l’Ins­ti­tu­tion en ma­tière de con­som­ma­tion éner­gé­tique et de qua­li­té de vie au tra­vail. L’in­té­gra­tion de ma­té­riaux bio­sour­cés dans les tra­vaux im­mo­bi­liers fait l’ob­jet d’une ex­pé­ri­men­ta­tion qui se­ra lar­ge­ment par­ta­gée…

Green In­no­va­tion. Peut-on dire que la loi de tran­si­tion éner­gé­tique ait re­pla­cé le dé­ve­lop­pe­ment du­rable au coeur de votre stra­té­gie ?

Lionel Ferraris. La loi de tran­si­tion éner­gé­tique a ra­me­né le su­jet en­vi­ron­ne­men­tal au coeur du dé­bat. Et je di­rais, de fa­çon tout à fait opportune. Celle-ci a re­pré­ci­sé les ob­jec­tifs à long terme, et ils sont co­hé­rents avec ceux de court terme men­tion­nés dans notre plan-cadre 2015-2018… avec une ré­duc­tion de la con­som­ma­tion éner­gé­tique et de l’em­preinte car­bone ! Ef­fec­ti­ve­ment, notre dé­marche de long terme, en­ga­gée de­puis dé­jà dix ans, trouve un ap­pui sup­plé­men­taire et une dy­na­mique nou­velle avec cette ini­tia­tive exem­plaire, avec la con­fluence de trois phé­no­mènes : la conduite de long terme de la dé­marche dé­ve­lop­pe­ment du­rable par le biais du plan-cadre, la loi de tran­si­tion éner­gé­tique et en­fin la re­prise en main du pi­lo­tage de notre ap­pro­vi­sion­ne­ment en éner­gie. C’est la tran­si­tion éner­gé­tique qui est re­mise au coeur de notre stra­té­gie!

Des éco­sys­tèmes se consti­tuent avec de nou­veaux mo­dèles comme les cir­cuits courts, la gou­ver­nance, les re­la­tions entre les par­ties pre­nantes, la proxi­mi­té, l’image et la re­cherche pour li­mi­ter les risques so­cié­taux et en­vi­ron­ne­men­taux. Des chan­ge­ments de com­por­te­ment dans les or­ga­ni­sa­tions de toutes tailles se des­sinent, car le nu­mé­rique (ubé­ri­sa­tion, éva­lua­tion, ré­seaux, risques en­vi­ron­ne­ments et so­ciaux) est de plus en plus pré­sent dans les en­tre­prises et à la por­tée des ré­seaux so­ciaux des sa­la­riés. L’éva­lua­tion de la confiance entre les membres d’une or­ga­ni­sa­tion pré­pare des mo­dèles comme RET (Res­pons able s Ethi­qu es-Trans­pa­rence) qui re­place l’homme au coeur des dé­ve­lop­pe­ments. Les thé­ma­tiques que couvrent la RSE (res­pon­sa­bi­li­té so­cié­tale des en­tre­prises) nous amènent à pro­po­ser la RSE+ (ré­seau so­cial des éner­gies po­si­tives). On a tous à mettre de l’éner­gie po­si­tive pour que les re­la­tions de­viennent équi­tables et du­rables et que ce­la se re­trouve dans les pro­duits et ser­vices pro­po­sés par les en­tre­prises. Être plus ver­tueux per­met de maî­tri­ser l’at­trac­ti­vi­té, la confiance et le dé­ve­lop­pe­ment de son ac­ti­vi­té. L’as­so­cia­tion FI­DA­REC, car­re­four des ré­seaux, connecte les en­tre­prises/or­ga­ni­sa­tions par un an­nuaire et rend vi­sibles les ini­tia­tives/ex­per­tises pour ap­por­ter des ré­ponses concrètes en co­hé­rence avec l’ISO 26000 et les 17 ob­jec­tifs de dé­ve­lop­pe­ment du­rable dé­fi­nis par l’ONU. À ce titre, FI­DA­REC et le ma­ga­zine Green

In­no­va­tion s’as­so­cient à Hu­ma­neum group pour le fo­rum qui au­ra lieu les 19 et 20 oc­tobre 2017 à Beaune pour faire évo­luer l’hu­ma­nisme entre et dans les en­tre­prises par des ate­liers in­ter­ac­tifs.

Green In­no­va­tion. Quelles sont les mo­ti­va­tions qui vous ont conduit à or­ga­ni­ser cette pre­mière édition du fo­rum Hu­ma­neum que vous pré­si­de­rez ?

Gé­rard Fer­re­ra. Je tra­vaillais il y a une di­zaine d’an­nées dans une grande banque, créant un cercle d’en­tre­pre­neurs de va­leur… Je pen­sais qu’il était in­té­res­sant de réunir des en­tre­pre­neurs de ta­lent au­tour des grandes va­leurs. En 2016, j’ai quit­té cette banque et j’ai fon­dé le groupe Hu­ma­neum, es­sen­tiel­le­ment du fait de la révolution di­gi­tale de notre so­cié­té, qui en­gendre à la fois des peurs et des es­poirs. Par rap­port à ces en­jeux, je pro­pose lors du fo­rum Hu­ma­neum de ré­flé­chir et de par­ti­ci­per à la nais­sance d’une nou­velle éco­no­mie fon­dée sur des va­leurs hu­ma­nistes et où les tech­no­lo­gies ap­por­te­ront une con­tri­bu­tion po­si­tive à une nou­velle fa­çon d’agir et d’échan­ger.

Green In­no­va­tion. Le fo­rum Hu­ma­neum/Les Ren­dez-vous de Beaune, dont le thème est « Quelles va­leurs pour l’en­tre­pre­neur ? », se dé­rou­le­ra donc les 19 et 20 oc­tobre pro­chains. Quels sont vos ob­jec­tifs ? Gé­rard Fer­re­ra. Le thème du fo­rum évoque les contours d’une éco­no­mie au ser­vice de l’hu­main. Cet axe re­po­si­tionne de nom­breuses choses… La fa­çon, dont le monde éco­no­mique se dé­ve­loppe au­jourd’hui peut très vite de­ve­nir une source de dan­gers pour les va­leurs. Les bou­le­ver­se­ments, s’ils ne sont pas maî­tri­sés, pour­raient en­gen­drer de vé­ri­tables ca­tas­trophes à tous les ni­veaux. L’ob­jec­tif de ce fo­rum est d’ap­por­ter sa con­tri­bu­tion per­son­nelle sur de nou­velles ma­nières d’agir et de changer. Au-de­là des plé­nières de haute qua­li­té, trois ate­liers abor­de­ront les grands su­jets sui­vants : «Éta­blir un dia­logue bien­veillant in­ter­gé­né­ra­tion­nel dans le monde de l’en­tre­prise », « L’hu­ma­ni­té : un sup­plé­ment d’âme pour le ma­na­ger et son ac­tion». En­fin, le troi­sième ate­lier pro­po­se­ra des moyens très no­va­teurs pour ai­der l’en­tre­pre­neur à rendre son en­tre­prise plus per­for­mante. Les par­ti­ci­pants pour­ront re­ce­voir toutes sortes de conseils d’en­tre­prises afin d’op­ti­mi­ser leur ef­fi­ca­ci­té sur le plan hu­main, éco­no­mique et so­cial. Il s’agi­ra de fa­vo­ri­ser une meilleure com­pré­hen­sion de l’autre dans le monde en­tre­pre­neu­rial. Et de grands chefs d’en­tre­prise et des phi­lo­sophes vien­dront té­moi­gner de l’in­té­rêt à va­lo­ri­ser l’hu­ma­nisme en en­tre­prise.

Green In­no­va­tion. Un pro­gramme riche sur deux jour­nées com­plètes avec pour thème cen­tral une vi­sion hu­ma­niste de l’éco­no­mie… Gé­rard Fer­re­ra. La grande nou­veau­té de ce fo­rum est de prô­ner la confiance. Et cette confiance en­gage une res­pon­sa­bi­li­té très di­recte qui doit ré­pondre de son in­té­gri­té. Ce cou­rant so­li­daire est en cours, et on le voit tous les jours dans notre so­cié­té. Le monde à ve­nir ba­sé sur la révolution nu­mé­rique est une belle chose à condi­tion que son contrôle soit entre de bonnes mains. Le fo­rum Hu­ma­neum se dé­rou­le­ra dans la ville de Beaune, qui in­carne une hu­ma­ni­té, la terre où l’on pro­duit les meilleurs vins du monde. Ve­nir au mi­lieu de cette terre et ré­flé­chir en être hu­main…

Green In­no­va­tion. L’éco­no­mie au ser­vice de l’hu­main : est-ce une équa­tion conce­vable se­lon vous ?

Gé­rard Fer­re­ra. Il y a une obli­ga­tion de changer dans la ma­nière de pen­ser et d’en­tre­prendre avec les at­tentes d’un monde en pleine évo­lu­tion. L’hu­ma­nisme au ser­vice du bien com­mun per­met­trait de pré­ser­ver l’ave­nir. Il s’agit de ré­for­mer tout un mode so­cié­tal pour des siècles à ve­nir. D’autre part, je vous in­forme en ex­clu­si­vi­té que j’ai pris la dé­ci­sion de créer en 2018 un fonds d’in­ves­tis­se­ment to­ta­le­ment nou­veau. Son ob­jec­tif est d’ai­der des pro­jets des do­maines de l’éco­no­mie cir­cu­laire, du dé­ve­lop­pe­ment du­rable, et d’une cer­taine forme de nou­velle éco­no­mie. L’am­bi­tion de cette dé­marche est de pas­ser du ca­pi­tal fi­nan­cier au ca­pi­tal hu­main. Le groupe Hu­ma­neum crée­ra par la suite un ins­ti­tut qui por­te­ra ses idées et ses idéaux…

Green In­no­va­tion. Quel est le thème de cette nou­velle édition ?

Thi­bault Farrenq. La Nuit de la RSE 2017 re­vient le lun­di 20 no­vembre en par­te­na­riat avec APF En­tre­prises avec pour thème « Ter­ri­toire et en­tre­prises, quels dé­fis, quels le­viers d’in­clu­sion ? ». Les mu­ta­tions éco­no­miques et so­ciales, et les tran­si­tions, no­tam­ment éco­lo­giques et nu­mé­riques, sont au­tant d’en­jeux pour les ter­ri­toires et les en­tre­prises qui s’en­gagent, créent, in­novent et dé­ve­loppent l’em­ploi au quo­ti­dien. Nous au­rons à coeur lors de cette soi­rée d’abor­der les en­jeux et les le­viers des ter­ri­toires et des en­tre­prises au­jourd’hui ain­si que les co­opé­ra­tions et les par­te­na­riats à nouer.

Green In­no­va­tion. Pou­vez-vous nous en dire plus sur le pro­gramme de cette soi­rée ?

Thi­bault Farrenq. Pour cette 5e édition, nous in­no­vons : la soi­rée se­ra di­vi­sée en deux temps. La pre­mière par­tie lais­se­ra un temps im­por­tant au dé­bat et au conte­nu avec une grande table ronde « Ter­ri­toire et en­tre­prises, quels dé­fis, quels le­viers pour l’in­clu­sion?», ani­mée par la jour­na­liste So­phie Mas­sieu et avec les in­ter­ve­nants sui­vants (sous ré­serve de con­fir­ma­tion) : Ni­co­las Bou­zou, éco­no­miste ; Phi­lippe Fré­meaux, éco­no­miste et édi­to­ria­liste au ma­ga­zine éco­no­mique

Al­ter­na­tives éco­no­miques ; Laurent Grand­guillaume, pré­sident de l’as­so­cia­tion Ter­ri­toire zé­ro chô­meur de longue du­rée; Hugues Si­bille, pré­sident du La­bo de l’ESS et de la Fon­da­tion du Cré­dit co­opé­ra­tif; Gilles Cotte, di­rec­teur du dé­ve­lop­pe­ment chez En­gie-Axi­ma; San­drine Dhel­lesmes, de la So­cié­té Gé­né­rale; Serge Wi­daws­ki, di­rec­teur na­tio­nal d’APF En­tre­prises. La deuxième par­tie de la soi­rée se­ra consa­crée à la re­mise des awards qui ré­com­pensent les meilleures ini­tia­tives RSE en en­tre­prises, col­lec­ti­vi­tés, as­so­cia­tions, en­tre­prises adap­tées… Nous nous sommes at­ta­chés cette an­née à tra­vailler les ca­té­go­ries ain­si que les cri­tères de no­ta­tions as­so­ciés. Nous avons été ac­com­pa­gnés par La­bel Lu­cie ain­si que par le ca­bi­net Des en­jeux & des hommes. Voi­ci donc les nou­velles ca­té­go­ries (les cri­tères de no­ta­tion sont consul­tables sur le site www.nuit­de­larse.fr) : • Ca­té­go­rie 1 : «In­no­va­tion RSE», qui ré­com­pense les or­ga­ni­sa­tions qui ont créé une ac­ti­vi­té, un pro­duit, un ser­vice, un pro­jet par­ti­cu­liè­re­ment in­no­vant en RSE ; • Ca­té­go­rie 2 : « Dé­marche glo­bale RSE », qui ré­com­pense les or­ga­ni­sa­tions qui ont mis en place une dé­marche RSE com­plète, per­ti­nente et adap­tée à leurs en­jeux ; • Ca­té­go­rie 3 : «Im­pli­ca­tion des par­ties pre­nantes», qui ré­com­pense les or­ga­ni­sa­tions qui im­pliquent le mieux les par­ties pre­nantes dans leur stra­té­gie et pro­jet-évo­lu­tion ; • Ca­té­go­rie 4 : «Im­pact so­cié­tal», qui ré­com­pense les or­ga­ni­sa­tions qui, par leurs ac­tions, pro­jets, idées ou ini­tia­tives, ont l’im­pact so­cié­tal le plus fort.

Green In­no­va­tion. Comment les can­di­dats peuvent-ils par­ti­ci­per à cette com­pé­ti­tion ?

Thi­bault Farrenq. Le dos­sier de can­di­da­ture est dis­po­nible en ligne sur www. nuit­de­larse.fr. Le dos­sier se veut vo­lon­tai­re­ment court et ra­pide à rem­plir. Le but pour le can­di­dat est de pré­sen­ter briè­ve­ment son pro­jet afin que nous puis­sions ju­ger de sa per­ti­nence et, si nous sommes convain­cus, le sé­lec­tion­ner pour le Grand Oral. La date li­mite de dé­pôt des dos­siers est fixée à dé­but oc­tobre. Nous pré­fé­rons que les can­di­dats se concentrent sur la pré­pa­ra­tion du Grand Oral qui au­ra lieu le 18 oc­tobre : pré­sen­ter un pro­jet, c’est ex­po­ser son sa­voir-faire, ses réa­li­sa­tions, va­lo­ri­ser le tra­vail de ses équipes et ten­ter de dé­cro­cher le tro­phée !

*** SOR­TIE EN LI­BRAI­RIE ***

Atlas géo­po­li­tique mon­dial 2018 ▶ Alexis Bautz­mann (dir.), Guillaume Four­mont (co­ord.), Lau­ra Mar­gue­ritte (car­to­gra­phie), Édi­tions du Ro­cher, sep­tembre 2017, 192 p. Avec près de 250 cartes et gra­phiques cou­vrant les cinq conti­nents, l’Atlas géo­po­li­tique mon­dial consti­tue un ou­til d’ana­lyse et de com­pré­hen­sion sans équi­valent dont le conte­nu est in­té­gra­le­ment re­nou­ve­lé à chaque nou­velle édition (c’est-à-dire chaque an­née). Des consé­quences éco­no­miques du Brexit pour le Royaume-Uni au dé­fi mi­gra­toire en Eu­rope, du soft po­wer re­li­gieux de l’Ara­bie saou­dite à l’uti­li­sa­tion des ré­seaux so­ciaux par l’or­ga­ni­sa­tion de l’État is­la­mique, de la re­prise en main du ré­gime turc par le pré­sident Re­cep Tayyip Er­do­gan au poids de la di­plo­ma­tie cultu­relle et in­dus­trielle chi­noise en Afrique, des dé­rives de l’éco­no­mie phi­lip­pine à la géo­po­li­tique du mar­ché des hy­dro­car­bures en Asie cen­trale, sans oublier la Co­lom­bie et les FARC, la dis­pa­ri­tion de l’eau au Yé­men, l’em­pire éco­no­mique de Do­nald Trump ou en­core l’ave­nir de l’OTAN... Ce sont plus de 80 thèmes ori­gi­naux qui sont trai­tés à tra­vers des ana­lyses claires et concises, et des cartes et gra­phiques pré­cis, ac­tua­li­sés et di­dac­tiques. Un ou­vrage de ré­fé­rence à ne pas man­quer (car chaque an­née très ra­pi­de­ment en rup­ture de stock…).

Mi­cro­grids : pour­quoi, pour qui ? ▶ Gilles Gue­ras­si­moff, Presses des Mines, sep­tembre 2017, 251 p. Dans un contexte em­preint de doutes sur l’ave­nir éner­gé­tique et cli­ma­tique, de nom­breuses so­lu­tions émergent pour oeu­vrer à l’amé­lio­ra­tion de nos sys­tèmes de pro­duc­tion d’éner­gie. Élec­tri­fi­ca­tion ru­rale, in­su­la­ri­té, ré­seau vieillis­sant, in­té­gra­tion des éner­gies re­nou­ve­lables, ré­duc­tion des gaz à ef­fet de serre, maî­trise de la de­mande en éner­gie, sé­cu­ri­té, fia­bi­li­té, sont au­tant de rai­sons pour la pro­mo­tion des ré­seaux dits in­tel­li­gents (smart grids). En France, la plu­part des ex­pé­ri­men­ta­tions lan­cées en 2009 dans le cadre de la feuille de route « ré­seaux élec­triques in­tel­li­gents » ar­rivent à leur terme et les pre­mières le­çons peuvent ain­si être ti­rées dans les quatre grandes thé­ma­tiques ex­plo­rées : fa­vo­ri­ser la maî­trise et ges­tion de l’éner­gie, fa­ci­li­ter l’in­té­gra­tion des EnR dé­cen­tra­li­sées, an­ti­ci­per l’évo­lu­tion des ré­seaux élec­triques exis­tants et pré­fi­gu­rer les mo­dèles d’af­faires. Ce­pen­dant, les smart grids vont au-de­là du simple vec­teur élec­trique et du contexte fran­çais, voire eu­ro­péen, où nos ré­seaux comptent par­mi les plus fiables au monde. L’avè­ne­ment des smart grids au ni­veau mon­dial per­met d’ou­vrir le pa­ra­digme aux ré­seaux mul­ti­éner­gies (élec­tri­ci­té, cha­leur, froid) et aux zones beau­coup plus contraintes. Ain­si, le concept de mi­cro­grid, ini­tia­le­ment ré­ser­vé aux ZNI (Zones Non In­ter­con­nec­tées) ou à l’élec­tri­fi­ca­tion ru­rale, per­met d’en­vi­sa­ger des so­lu­tions adap­tées à de nom­breuses autres ap­pli­ca­tions.

*** À (RE)DÉ­COU­VRIR EN LI­BRAI­RIE ***

Luxe et dé­ve­lop­pe­ment du­rable : La nou­velle al­liance ▶ Cé­cile Lo­chard, Alexandre Mu­rat, Ey­rolles, sep­tembre 2011, 220 p. Comment faire évo­luer le luxe vers une prise en compte sys­té­ma­tique du dé­ve­lop­pe­ment du­rable ? Le pre­mier livre consa­cré aux liens entre le dé­ve­lop­pe­ment du­rable et le sec­teur du luxe ; un texte en­ri­chi d’in­ter­views d’ex­perts du dé­ve­lop­pe­ment du­rable et du luxe ; de nom­breux cas pra­tiques, gra­phiques et exemples ; une ana­lyse ex­haus­tive : état des lieux, pre­mières ré­ponses, re­com­man­da­tions. A prio­ri, luxe et dé­ve­lop­pe­ment du­rable n’ont rien en com­mun. Cet ou­vrage do­cu­men­té, riche en té­moi­gnages et en exemples, dé­montre au contraire que ces deux sec­teurs opèrent un rap­pro­che­ment. Le luxe dis­pose en ef­fet des atouts né­ces­saires pour en­trer plei­ne­ment dans une dé­marche de RSE. Les ini­tia­tives en­ga­gées laissent ain­si au­gu­rer un ave­nir aux ac­cents verts. S’ap­puyant sur des exemples ré­cents, les au­teurs pré­sentent un pa­no­ra­ma com­plet de re­com­man­da­tions et pers­pec­tives.

Le climat va-t-il changer le ca­pi­ta­lisme ? La grande mu­ta­tion du XXIe siècle ▶ Jacques Mis­tral (dir.), Ey­rolles, mai 2015, 270 p. La ré­ponse des éco­no­mistes au chan­ge­ment cli­ma­tique s’ar­ti­cule au­tour du « prix du car­bone » : les émet­teurs de car­bone de­vraient payer pour leurs émis­sions. C’est du bon sens, mais c’est une révolution. De Jean Ti­role à Mi­chel Ro­card, les au­teurs ras­sem­blés dans cet ou­vrage mettent ain­si en lu­mière les choix éco­no­miques fon­da­men­taux qui nous sont pro­po­sés, les aléas des pro­ces­sus de dé­ci­sions politiques, la ten­sion entre co­opé­ra­tion in­ter­na­tio­nale et in­té­rêts de chaque pays. Mais le ca­pi­ta­lisme peut-il réel­le­ment changer ? Le XXe siècle a dé­jà connu une « grande trans­for­ma­tion » par la­quelle le ca­pi­ta­lisme sau­vage et le pro­lé­ta­riat ca­rac­té­ris­tiques du XIXe siècle ont cé­dé la place à un ca­pi­ta­lisme mixte et aux classes moyennes. Au­jourd’hui, après la crise fi­nan­cière, tout est à re­prendre et la lutte contre le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique ouvre une ère nou­velle : la tran­si­tion vers l’éco­no­mie bas-car­bone se­ra la grande mu­ta­tion du XXIe siècle.

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