Concept Vi­sion, le pneu connec­té et in­cre­vable de Mi­che­lin

Green Innovation - - Actualities -

Mi­che­lin a pré­sen­té au der­nier sym­po­sium Mo­vin’On, cen­tré sur la mo­bi­li­té du­rable, son concept de pneu du fu­tur : do­té d’une bande de rou­le­ment pou­vant être re­cha­pée à l’in­fi­ni par im­pres­sion 3D, le Concept Vi­sion de­vient le pre­mier pneu qui ne crève plus. Ou­bliez les pneus et jantes tra­di­tion­nels. Le Concept Vi­sion est une roue mo­no­bloc im­pri­mée en 3D qui, si elle contient du ca­ou­tchouc, in­tègre d’autres ma­té­riaux comme du bam­bou, du bois, du pa­pier, de l’alu­mi­nium, de l’écorce d’orange ain­si que des plas­tiques et car­tons re­cy­clés. La struc­ture al­véo­laire, comparable à celle du co­rail, com­porte une rai­deur suf­fi­sam­ment éle­vée dans sa par­tie cen­trale pour as­su­rer la fonc­tion de gui­dage et suf­fi­sam­ment faible en pé­ri­phé­rie pour ga­ran­tir un bon ni­veau de confort en ab­sor­bant les obs­tacles. C’est cette va­ria­tion de rai­deur qui per­met au Concept Vi­sion de ne pas être rem­pli d’air et qui, au­tre­ment dit, le rend in­cre­vable. Le ma­nu­fac­tu­rier fran­çais a ima­gi­né une bande de rou­le­ment ré­im­pri­mable à vo­lon­té lors­qu’elle est usée ou se­lon les cir­cons­tances (ter­rain ac­ci­den­té, neige, etc.). Il suf­fi­rait alors d’adap­ter et mo­di­fier ses sculp­tures : la­mel­li­sée l’hi­ver, avec cram­pons ou en­core à faible taux de creux. Et le tout se­rait connec­té et pour­rait aler­ter le conduc­teur en temps réel lorsque la struc­ture se­rait in­adap­tée aux con­di­tions de la route ou lorsque le pneu au­rait at­teint un ni­veau d’usure cri­tique. Une in­no­va­tion al­lé­chante en­core à l’état de concept qu’il fau­dra at­tendre au moins une di­zaine d’an­nées…

La Smog Free Bi­cycle, le se­cond vo­let de dé­pol­lu­tion de l’air

Le de­si­gner hol­lan­dais Dan Roo­se­gaarde a ré­cem­ment dé­voi­lé la suite de son pro­jet Smog Free : après la Smog Free To­wer, place au Smog Free Bike, un vé­lo ca­pable d’as­pi­rer l’air pol­lué et de le pu­ri­fier avant de le re­lâ­cher au­tour du cy­cliste. Tout ça rien qu’en pé­da­lant. Le pre­mier concept, une tour fonc­tion­nant comme un énorme as­pi­ra­teur ca­pable de re­créer de l’air pur en­suite re­lâ­ché dans les alen­tours, a été ins­tal­lé à Rot­ter­dam puis à Pé­kin. L’édi­fice, char­gé en ions po­si­tifs, per­met d’ac­cro­cher les par­ti­cules fines pour les drai­ner vers sa sur­face, char­gée, elle, d’ions né­ga­tifs. Les élé­ments em­pri­son­nés sont alors trai­tés. L’air pol­lué, as­pi­ré par le haut de la tour est ain­si pu­ri­fié puis re­dis­tri­bué dans les cou­rants ven­teux qui frôlent ses quatre faces. La tour peut ac­tuel­le­ment trai­ter jus­qu’à 30000 m3 d’air par heure. Les dé­chets, es­sen­tiel­le­ment com­po­sés de car­bone, sont en­suite trans­for­més en bagues et autres bou­tons de man­chette créés par l’ar­tiste. Ba­sé sur le même prin­cipe, le Smog Free Bike dis­po­se­rait d’un mo­dule fron­tal ca­pable d’as­pi­rer l’air pol­lué (car­bone et autres par­ti­cules pré­sents dans l’at­mo­sphère), de le pu­ri­fier puis de le re­lâ­cher dans l’en­vi­ron­ne­ment di­rect du cy­cliste. Le de­si­gner, ins­pi­ré par l’ef­froi res­sen­ti lors de son der­nier voyage à Pé­kin, es­père ain­si contri­buer à la lutte contre les em­bou­teillages et la pol­lu­tion. En­core aux pre­mières phases de son dé­ve­lop­pe­ment, le pro­jet bé­né­fi­cie d’un par­te­na­riat entre la Chine et les Pays-Bas qui viennent le sou­te­nir fi­nan­ciè­re­ment.

De la soie d’arai­gnée ul­tra­ré­sis­tante ob­te­nue par un pro­cé­dé éco­res­pon­sable

Les scien­ti­fiques s’in­té­ressent de­puis long­temps à la soie d’arai­gnée pour ses in­croyables pro­prié­tés, cer­taines de ces soies pré­sen­tant une ré­sis­tance à l’éti­re­ment su­pé­rieure à celle de l’acier. Mais les mé­thodes ac­tuelles pour syn­thé­ti­ser des fibres iden­tiques sont très consom­ma­trices d’éner­gie et né­ces­sitent l’em­ploi de sol­vants toxiques. Une équipe de l’uni­ver­si­té de Cam­bridge vient de pu­blier dans le jour­nal Pro­cee­dings of the Na­tio­nal Aca­de­my of Sciences le dé­tail d’une nou­velle tech­nique per­met­tant de pro­duire une soie d’arai­gnée syn­thé­tique à tem­pé­ra­ture am­biante et à par­tir d’eau et de subs­tances na­tu­relles uni­que­ment. Les fibres sont ob­te­nues à par­tir du tis­sage d’un hy­dro­gel, un type de gel po­ly­mère uti­li­sé pour la fa­bri­ca­tion des len­tilles de contact et qui peut conte­nir jus­qu’à 98 % d’eau. Les 2 % res­tants sont de la si­lice et de la cel­lu­lose, deux subs­tances na­tu­relles. En in­ter­ve­nant sur des in­ter­ac­tions chi­miques spé­ci­fiques, les cher­cheurs ont pu créer de longs brins de fibres à par­tir de l’hy­dro­gel, et les main­te­nir entre eux grâce à des struc­tures mo­lé­cu­laires très ser­rées ap­pe­lées cu­cur­bi­tu­riles. Ces fibres, plus fines qu’un che­veu, peuvent en­suite être « tres­sées » en fibres plus épaisses. Le prin­ci­pal avan­tage de cette tech­nique est la pos­si­bi­li­té d’as­sem­blage des fibres sans subs­tances toxiques et ne né­ces­si­tant pas de tem­pé­ra­tures éle­vées. Mais c’est aus­si un ma­té­riau en­tiè­re­ment bio­dé­gra­dable. De telles fibres pour­raient ser­vir à la fa­bri­ca­tion de tis­sus tra­di­tion­nels, mais aus­si plus tech­niques comme des vê­te­ments mi­li­taires, des com­bi­nai­sons de plon­gée ou en­core des pa­ra­chutes.

Ces mo­lé­cules s’au­to­dé­trui­ront dans 10, 9, 8…

Des cher­cheurs de la Tech­ni­cal Uni­ver­si­ty de Mu­nich ont réus­si à créer un ma­té­riau qui s’au­to­dé­truit après un temps pré­dé­ter­mi­né. Le pro­ces­sus, ba­sé sur le cycle de vie des mo­lé­cules de la ma­tière vi­vante, pour­rait ou­vrir la voie à de nou­veaux ma­té­riaux : ca­pables de se dés­in­té­grer à un mo­ment choi­si, il n’y au­rait plus be­soin de les re­cy­cler. Une dé­cou­verte qui pour­rait me­ner à la fa­bri­ca­tion de pro­duits aus­si di­vers que des com­po­sants pour l’ad­mi­nis­tra­tion de mé­di­ca­ments, des sup­ports de greffe ou de l’encre tem­po­raire. Le se­cret de ces mo­lé­cules à au­to­des­truc­tion pro­gram­mée? Un ap­port d’éner­gie né­ces­saire à leur main­tien, et sans le­quel elles s’éva­porent pu­re­ment et

sim­ple­ment. Lorsque nous n’avons plus be­soin d’un ob­jet, il fi­nit gé­né­ra­le­ment dans une dé­charge, dans un in­ci­né­ra­teur ou suit un pro­cé­dé de re­cy­clage. Au­tant de mé­thodes coû­teuses en éner­gie. Or le vi­vant sait ré­ar­ran­ger les struc­tures les plus com­plexes en uti­li­sant le moins d’éner­gie pos­sible. C’est ce concept que les cher­cheurs ont ap­pli­qué pour créer leurs « mo­lé­cules su­pra­mo­lé­cu­laires » : des mes­sa­gers tem­po­raires qui s’ef­facent au bout d’un temps pro­gram­mé. Leur pre­mier es­sai était consti­tué d’un simple col­loïde, une sub­stance com­po­sée de pe­tites perles à peine plus grosses que le cen­tième du dia­mètre d’un che­veu. En y ajou­tant du car­bu­rant, il a été pos­sible de faire s’as­sem­bler ou se désas­sem­bler ces perles se­lon un ordre et une du­rée pré­dé­fi­nis. Une pro­prié­té no­tam­ment très in­té­res­sante pour la li­bé­ra­tion des mé­di­ca­ments dans l’or­ga­nisme.

Em­preinte ato­mique : la fin des contre­fa­çons ?

Un groupe de re­cherche de la Lan­cas­ter Uni­ver­si­ty, au Royaume-Uni, a ré­cem­ment dé­ve­lop­pé une nou­velle tech­nique per­met­tant de mar­quer un pro­duit ou un ap­pa­reil au ni­veau des atomes, met­tant ain­si hors jeu les ten­ta­tives de contre­fa­çon. Les don­nées de l’OCDE es­timent que le mar­ché de la contre­fa­çon gé­nère une perte an­nuelle entre 200 et 500 mil­liards d’eu­ros pour l’éco­no­mie mon­diale. Cette nou­velle tech­nique re­la­ti­ve­ment simple à mettre en oeuvre pour confir­mer l’au­then­ti­ci­té d’un ob­jet se­rait donc un sé­rieux re­vers pour les contre­fac­teurs. Pu­bliée dans le jour­nal ArXiv, la mé­thode re­pose sur deux com­po­santes : un mo­tif mo­lé­cu­laire unique qui peut être in­sé­ré dans une éti­quette ho­lo­gra­phique dé­tec­table par une appli mo­bile. Le mo­tif peut être créé en pro­dui­sant vo­lon­tai­re­ment des im­per­fec­tions sur une fine couche d’atomes de ma­té­riau, par exemple en sup­pri­mant un atome de car­bone ou en ajou­tant des atomes d’oxy­gène. Une fois le dé­faut in­té­gré, le ma­té­riau est en­cré puis re­pro­duit en ho­lo­gramme pour éti­que­ter le pro­duit. Il suf­fit en­suite de vé­ri­fier la pré­sence du mo­tif ato­mique en pho­to­gra­phiant l’éti­quette à l’aide du flash in­té­gré de son Smart­phone : les atomes ain­si ex­ci­tés par le flash pro­duisent une cou­leur unique se­lon le mo­tif. Une appli spé­ci­fique peut alors ins­tan­ta­né­ment ana­ly­ser l’image et vé­ri­fier l’au­then­ti­ci­té de l’éti­quette. Les pre­miers pro­duits la­bel­li­sés de­vraient ar­ri­ver sur le mar­ché au cours du pre­mier se­mestre 2018. D’ici là, l’équipe de cher­cheurs s’at­telle à étendre le prin­cipe à l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique où, chaque an­née, les faux mé­di­ca­ments en­gendrent plu­sieurs mil­liards de pertes.

Un ap­pa­reil pho­to de quelques mi­crons d’épais­seur

Une équipe du Cal­tech (Ca­li­for­nia Ins­ti­tute of Tech­no­lo­gy) a pré­sen­té à la confé­rence de l’OSA (Op­ti­cal So­cie­ty) une in­no­va­tion dans le do­maine des sys­tèmes op­tiques pi­lo­tés en phase : un ap­pa­reil pho­to pas plus épais qu’une feuille de pa­pier et qui se dis­pense d’op­tiques. L’ap­pa­reil, un car­ré de 1 mm sur 1,2 mm, dis­pose de plu­sieurs angles d’ou­ver­ture, d’un mode fi­sheye et peut zoo­mer ins­tan­ta­né­ment. De plus, grâce à son ul­tra­fi­nesse (quelques mi­crons), il peut s’in­té­grer à n’im­porte quel sup­port comme une montre, des lu­nettes, voire du tis­su. Ali Ha­ji­mi­ri, di­rec­teur de l’équipe, sug­gère qu’il pour­rait pho­to­gra­phier l’uni­vers à des ré­so­lu­tions jusque-là ja­mais at­teintes avec un en­com­bre­ment mi­ni­mal. Car, en théo­rie, l’ap­pa­reil ne connaî­trait aucune li­mite de ré­so­lu­tion et pour­rait al­ler jus­qu’au gi­ga­pixel, soit 1 000 fois plus qu’une image prise avec un ap­pa­reil nu­mé­rique de 1 mé­ga­pixel. Le pro­to­type est une feuille plate do­tée d’un ré­seau de 64 pho­to­dé­tec­teurs fonc­tion­nant comme de mi­nus­cules an­tennes ré­glées pour cap­ter la lu­mière. Chaque ré­cep­teur peut être in­di­vi­duel­le­ment contrô­lé par or­di­na­teur. Les pho­to­dé­tec­teurs peuvent être ma­ni­pu­lés en une frac­tion de se­conde pour créer l’image d’un ob­jet alen­tour, sans avoir be­soin de poin­ter l’ap­pa­reil, c’est-à-dire sans mou­ve­ment mé­ca­nique comme c’est le cas avec un ap­pa­reil clas­sique. Si les pre­miers es­sais n’ont pour l’instant four­ni qu’une image en basse ré­so­lu­tion, la ca­pa­ci­té de l’ap­pa­reil à prendre pré­ci­sé­ment et ra­pi­de­ment en charge les rayons lu­mi­neux rend théo­ri­que­ment pos­sibles des prises de vue en quelques se­condes, quel que soit le type de rayon­ne­ment, y com­pris l’in­fra­rouge.

Le pre­mier vol de Dra­gon­flEye, la cy­borg-li­bel­lule

La pe­tite li­bel­lule mo­to­ri­sée et por­tant une sorte de sac à dos équi­pé de cap­teurs so­laires a pris son pre­mier en­vol. L’idée de la so­cié­té Dra­per est de prendre le contrôle à dis­tance d’in­sectes bien vi­vants, mais sans ac­ti­ver leurs ailes de fa­çon ar­ti­fi­cielle pour évi­ter la mal­adresse que la sub­ti­li­té d’un tel mou­ve­ment pour­rait leur confé­rer. Il n’est pas non plus ques­tion d’im­po­ser des di­rec­tions à l’in­secte, qui peut ap­prendre à igno­rer de tels ordres. Le prin­cipe re­pose sur l’op­to­gé­né­tique, une tech­nique qui per­met d’ac­ti­ver des pro­téines (comme les op­sines) par l’émis­sion de lu­mière bleue. Les in­gé­nieurs ont ain­si in­té­gré du ma­té­riel pho­to­sen­sible, ca­pable à la fois de pro­duire de la lu­mière et d’y ré­agir se­lon la lon­gueur d’onde, dans cer­taines ré­gions du corps de l’in­secte. S’y ajoutent une cel­lule photovoltaïque ul­tra­lé­gère et un sys­tème de na­vi­ga­tion, le tout consti­tuant une uni­té ro­bo­ti­sée pe­sant le dixième d’un gramme. La Dra­gon­flEye est un tout nou­veau concept de dis­po­si­tif mi­croaé­rien, plus petit, plus lé­ger et plus fur­tif que n’im­porte quel autre drone, qui pour­ra no­tam­ment ser­vir à l’ins­pec­tion de lieux sen­sibles. Reste à trou­ver le bon équilibre entre les bé­né­fices pour l’homme et les risques liés à la prise de contrôle du corps d’un autre être vi­vant. Quoi qu’il en soit, les tests de pi­lo­tage sont en­core en cours. Pro­chaine étape : une sti­mu­la­tion op­tique de­puis le sac à dos pour dé­clen­cher des com­por­te­ments spé­ci­fiques afin de dé­ve­lop­per un sys­tème de contrôle de vol au­to­nome.

Les vê­te­ments Petit Pli gran­dissent en même temps que les en­fants

Ryan Ma­rio Ya­sin, de­si­gner sor­ti du Royal Col­lege of Art, vient de lan­cer une ligne de vê­te­ments com­po­sés d’un sys­tème de plis leur per­met­tant de se dé­ployer pour suivre la crois­sance des en­fants. Ingénieur en tech­no­lo­gie du vê­te­ment, il a eu l’idée de Petit Pli après avoir ache­té des vê­te­ments pour son ne­veu et s’être ren­du compte qu’ils n’étaient plus à sa taille au mo­ment de les of­frir. Uti­li­sant son ex­pé­rience d’ingénieur en aé­ro­nau­tique, il a alors dé­ve­lop­pé un sys­tème de pliage per­ma­nent qui confère aux vê­te­ments la ca­pa­ci­té de se dé­plier quand ils sont éti­rés. Ils s’adaptent ain­si sans ef­fort à la taille des en­fants alors qu’ils sont en pleine crois­sance. La col­lec­tion pro­pose des vê­te­ments étanches et coupe-vent pou­vant s’adap­ter à tout en­fant entre six mois et deux ans et de­mi, pé­riode au cours de la­quelle les en­fants peuvent ga­gner jus­qu’à six tailles. Le de­si­gner es­père, par sa créa­tion, contri­buer à ré­duire le fort taux de gas­pillage gé­né­ré par l’in­dus­trie du tex­tile, tout en ai­dant les fa­milles à réa­li­ser des éco­no­mies. Petit Pli est en cours de le­vée de fonds et pré­voit un lan­ce­ment pro­chain au Royaume-Uni, une fois des ma­nu­fac­tu­riers aux va­leurs éthiques éprou­vées as­so­ciés au pro­jet.

Une banque néer­lan­daise se dote des pre­mières fe­nêtres pan­neaux so­laires

Mis­sion­née à Eind­ho­ven par la Ra­bo­bank pour créer un bâ­ti­ment com­mer­cial mo­derne et éner­gé­ti­que­ment neutre, la start-up Phy­see a ins­tal­lé ses pre­mières fe­nêtres Po­werWin­dow, en­tiè­re­ment trans­pa­rentes et pro­duc­trices d’éner­gie. Do­tées de cel­lules pho­to­vol­taïques pla­cées à un cer­tain angle sur les mon­tants, elles per­mettent de conver­tir l’éner­gie lu­mi­neuse en élec­tri­ci­té. Se­lon Fer­di­nand Grap­pe­r­haus, co­fon­da­teur de Phy­see, une fe­nêtre de ce type est ca­pable de gé­né­rer 8 à 10 watts d’élec­tri­ci­té, ce qui per­met de « re­char­ger un té­lé­phone deux fois par jour tous les mètres car­rés », ex­plique-t-il. Il est en ef­fet pos­sible de connec­ter un Smart­phone di­rec­te­ment aux fe­nêtres grâce à des ports USB. Le di­ri­geant de Phy­see est convain­cu que les nou­veaux types de verre né­ces­sitent une ali­men­ta­tion. Des vitres que l’on teinte élec­tri­que­ment aux stores élec­triques, il faut ap­por­ter de l’élec­tri­ci­té pour leur fonc­tion­ne­ment. Les

Po­werWin­dow pré­sentent là un vé­ri­table in­té­rêt com­mer­cial. La so­cié­té est dé­jà en train de tra­vailler sur la pro­chaine gé­né­ra­tion de fe­nêtres so­laires, dont l’ef­fi­ca­ci­té se­ra tri­plée grâce à l’ap­pli­ca­tion d’une couche d’un ma­té­riau spé­ci­fique ca­pable de trans­for­mer la lu­mière vi­sible en­trante en lu­mière proche de l’in­fra­rouge, la­quelle se­ra en­suite trans­mise aux cel­lules pho­to­vol­taïques. Le ma­té­riau en ques­tion est dé­ri­vé d’un mé­tal fai­sant par­tie des terres rares, le thu­lium. Les fon­da­teurs de Phy­see ont dé­cou­vert en 2014, pen­dant leurs études à la Deft Uni­ver­si­ty of Tech­no­lo­gy, la ca­pa­ci­té du thu­lium à trans­for­mer un large spectre de rayon­ne­ments en ra­dia­tions proches de l’in­fra­rouge. Une tech­no­lo­gie dont se dotent de plus en plus les quar­tiers d’af­faires à Am­ster­dam.

La lu­mière li­quide peut contour­ner les ob­jets sans frot­te­ments

Les rayon­ne­ments lu­mi­neux se com­portent comme des ondes qui, une fois émises, sont en­suite ab­sor­bées ou ré­flé­chies. Ces der­nières an­nées, il a par ailleurs été dé­mon­tré que la lu­mière pou­vait aus­si se com­por­ter comme un li­quide et être dé­viée par un ob­jet pour se re­cons­ti­tuer de l’autre cô­té. Mais ce phé­no­mène n’avait été ob­ser­vé que dans cer­taines con­di­tions, ex­trêmes, comme des chambres froides de la­bo­ra­toire où la tem­pé­ra­ture avoi­si­nait le zé­ro ab­so­lu. Une nou­velle étude pu­bliée ré­cem­ment dans Na­ture Phy­sics montre que la lu­mière peut éga­le­ment se trou­ver dans un état jusque-là in­con­nu, l’état « su­per­li­quide », dans le­quel ses par­ti­cules glissent le long des ob­jets sans frot­te­ment ou vis­co­si­té. En outre, cet état a pu être ob­te­nu à tem­pé­ra­ture et à pres­sion am­biantes, bien qu’un ma­té­riel spé­ci­fique ait été né­ces­saire. Une équipe du CNR Na­no­tec de Lecce, en Ita­lie, en col­la­bo­ra­tion avec l’École po­ly­tech­nique de Montréal, l’Im­pe­rial Col­lege Lon­don, l’Uni­ver­si­tà del Sa­len­to et l’Aal­to Uni­ver­si­ty de Fin­lande, a pu pro­duire cet ef­fet en com­pres­sant une fine couche de mo­lé­cules or­ga­niques entre deux mi­roirs ul­tra­ré­flé­chis­sants et en gé­né­rant un fluide hy­bride lu­mi­neux. Une dé­cou­verte qui pour­ra être ra­pi­de­ment utile à la concep­tion de ma­té­riaux su­per­con­duc­teurs dans les­quels l’élec­tri­ci­té pour­ra se dé­pla­cer sans aucune ré­sis­tance. Ce type de ma­té­riau né­ces­site gé­né­ra­le­ment d’être re­froi­di à l’azote li­quide. Ain­si, pou­voir ex­ploi­ter ce su­per­li­quide à tem­pé­ra­ture am­biante per­met­trait d’amé­lio­rer les sys­tèmes pho­to­niques comme les la­sers, les LED, les pan­neaux so­laires et les cel­lules pho­to­vol­taïques en sup­pri­mant les pertes d’éner­gie.

De nou­velles pro­téines an­ti­vi­rales mo­dé­li­sées par or­di­na­teur

De­vant le risque ma­jeur de nou­velles pan­dé­mies, il est im­por­tant d’an­ti­ci­per un nou­vel ar­se­nal tel que les vac­cins. Tra­vaillant no­tam­ment sur les grippes sai­son­nières, les scien­ti­fiques n’ont pas en­core réus­si à mettre au point un vac­cin uni­ver­sel, ca­pable de s’adap­ter aux dif­fé­rentes formes de vi­rus res­pon­sables de plu­sieurs mil­liers de morts chaque an­née. Cal­quée sur le mo­dèle des an­ti­corps de notre sys­tème im­mu­ni­taire, la vac­ci­na­tion a l’in­con­vé­nient d’en re­pro­duire les fai­blesses : face à un vi­rus trop agres­sif, le sys­tème im­mu­ni­taire se voit vite dé­pas­sé. Et les temps né­ces­saires au dé­ve­lop­pe­ment de vac­cins plus adap­tés par­ti­cipent à l’aug­men­ta­tion du nombre de cas à chaque nou­velle épi­dé­mie. La so­lu­tion pour­rait bien se trou­ver dans la mo­dé­li­sa­tion des pro­téines. Au lieu de re­po­ser sur le sys­tème im­mu­ni­taire pour pro­duire de nou­velles pro­téines an­ti­vi­rales, la mo­dé­li­sa­tion in­for­ma­tique per­met­trait de créer des pro­téines an­ti­vi­rales, ra­pi­de­ment et sur me­sure. Et, contrai­re­ment aux vac­cins, ces classes de mé­di­ca­ments peuvent être ad­mi­nis­trées avant ou après l’in­fec­tion. En­fin, ces pro­téines ne né­ces­sitent pas d’avoir un sys­tème im­mu­ni­taire in­tact. Un point dé­ter­mi­nant sachant que lors­qu’il est af­fai­bli, le pa­tient est plus fa­ci­le­ment su­jet aux in­fec­tions. Une étude pu­bliée dans Na­ture Bio­tech­no­lo­gy rap­porte que des équipes de l’Ins­ti­tute for Pro­tein De­si­gn de l’uni­ver­si­té de Wa­shing­ton sont par­ve­nus à com­battre la grippe en créant une nou­velle va­rié­té de pro­téines an­ti­vi­rales do­tées de trois branches, les­quelles leur confèrent la

ca­pa­ci­té de dé­truire beau­coup de vi­rus en­ve­lop­pés, dont la grippe, Ebo­la et le HIV. Il va sans doute fal­loir at­tendre en­core avant que la Tri-HSB.1C ne soit ap­prou­vée, mais c’est une avan­cée ma­jeure dans l’in­dus­trie mé­di­cale.

L’exos­que­lette per­son­na­li­sé qui évo­lue avec son uti­li­sa­teur

Un nou­vel al­go­rithme de type « Human in the loop » vient of­frir une belle avan­cée dans la marche as­sis­tée. As­so­cié à un exos­que­lette, cet al­go­rithme lui per­met d’ap­prendre en fonc­tion de son por­teur et de per­son­na­li­ser l’as­sis­tance four­nie. Por­té au ni­veau du ti­bia et du pied, avec des forces ap­pli­quées sur la che­ville et les or­teils, l’exos­que­lette per­son­na­li­sable a été tes­té sur des per­sonnes va­lides. Au bout d’une heure, la quan­ti­té d’éner­gie re­quise pour mar­cher avait di­mi­nué de 24 %. Un score im­pres­sion­nant quand les va­leurs moyennes ne dé­passent pas 14 % avec des exos­que­lettes pla­cés ma­nuel­le­ment, et 22 % avec des « exo­suits » qui tra­vaillent sur les deux hanches à la fois et uti­lisent des ré­glages pré­pro­gram­més. Or les per­for­mances ne dé­pendent pas ici d’une pré­pro­gram­ma­tion et, mieux en­core, cet exos­que­lette évo­lu­tif per­met­trait d’aug­men­ter la dis­tance que l’on peut par­cou­rir, voire ai­der à cou­rir plus vite. Mais son in­té­rêt est sur­tout l’amé­lio­ra­tion de l’as­sis­tance des per­sonnes ayant été di­mi­nuées. Les exos­que­lettes ac­tuels ont l’in­con­vé­nient d’en­tra­ver le mou­ve­ment, ils sont lourds et en­com­brants. Ils doivent éga­le­ment ap­pli­quer des forces sur cer­taines par­ties du corps, mais si le dé­lai est dé­pas­sé, il fau­dra plus d’éner­gie à l’in­di­vi­du pour se mou­voir. Ce nou­vel al­go­rithme a per­mis de trou­ver une mé­thode d’as­sis­tance per­met­tant de ré­duire les dé­penses éner­gé­tiques avec un seul ap­pa­reil. Les cher­cheurs tra­vaillent ac­tuel­le­ment à l’amé­lio­ra­tion de l’al­go­rithme pour l’as­so­cier à un exos­que­lette à six joints, des­ti­né à ha­biller tout le bas du corps. sen­si­bi­li­té est suf­fi­sam­ment pré­cis pour dé­tec­ter des mou­ve­ments mo­teurs très fins comme dé­pla­cer un doigt très len­te­ment d’un cô­té à l’autre. Sou­te­nue par la Na­tio­nal Science Foun­da­tion, le Scien­ti­fic and Tech­no­lo­gi­cal Re­search Coun­cil de Tur­quie et le Dé­par­te­ment amé­ri­cain de la Défense, cette re­cherche in­té­resse au­tant les dis­ci­plines spor­tives que le sec­teur mé­di­cal.

Be­soin d’un sixième doigt ?

Une étu­diante au Royal Col­lege of Art de Londres, Da­ni Clode, a mis au point le «Third Thumb» (com­pre­nez «troi­sième pouce »), une pro­thèse bio­nique qui se pré­sente comme une ex­ten­sion mo­to­ri­sée de la main. Au-de­là de l’aide qu’elle pour­rait ap­por­ter aux per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite, cette pro­thèse pour­rait tout sim­ple­ment per­mettre à cha­cun de re­pous­ser ses li­mites phy­siques.

L’idée de Da­ni Clode vient de l’en­vie de ré­ex­plo­rer le concept de la pro­thèse, non pas en tant qu’ins­tru­ment ve­nant rem­pla­cer un membre man­quant, mais en tant qu’ou­til per­met­tant d’aug­men­ter les ca­pa­ci­tés phy­siques. Construit à par­tir de fi­la­ments en plas­tique flexible im­pri­més en 3D, le Third Thumb est conçu pour en­ve­lop­per la main et s’at­tache au­tour du poi­gnet pour for­mer une sorte de troi­sième pouce si­tué sur la par­tie op­po­sée du pouce na­tu­rel. L’en­semble est connec­té par un sys­tème de câbles Bow­den per­met­tant une trans­mis­sion souple du mou­ve­ment qui se­rait contrô­lé par le pied. En ef­fet, deux cap­teurs de pres­sion se­raient pla­cés dans les chaus­sures de l’uti­li­sa­teur et re­liés au pouce par connexion Blue­tooth. Les bé­né­fices ? At­tra­per plus fa­ci­le­ment cer­tains ob­jets, étendre ses pos­si­bi­li­tés pour jouer d’un ins­tru­ment ou tout sim­ple­ment aug­men­ter sa dex­té­ri­té. Le Third Thumb n’en est en­core qu’à l’état de pro­to­type, mais l’étu­diante a dé­jà deux pistes pour le de­si­gn fi­nal : soit ce­lui d’une montre, qui com­bi­ne­rait la fonc­tion­na­li­té d’un tra­cker de fit­ness à celle d’un ou­til élec­trique, soit ce­lui plus es­thé­tique d’un bi­jou pre­nant l’ap­pa­rence d’un ta­touage. Dans tous les cas, il gar­de­rait la même fonc­tion.

Les pro­chaines phases de re­cherche pour contrer la ma­la­die de Par­kin­son se dé­rou­le­ront… dans l’es­pace

Une étude col­la­bo­ra­tive entre la Mi­chael J. Fox Foun­da­tion for Par­kin­son’s Re­search et le Cen­ter for the Ad­van­ce­ment of Science in Space (CASIS) en­vi­sage l’en­voi d’une pro­téine clé de la ma­la­die de Par­kin­son (la LRRK2) à l’ISS (International Space Sta­tion) pour ai­der la re­cherche de nou­veaux trai­te­ments. La rai­son ? Les con­di­tions de mi­cro­gra­vi­té of­fertes dans l’es­pace re­pré­sentent un en­vi­ron­ne­ment op­ti­mal pour les ex­pé­ri­men­ta­tions. La LRRK2 est une pro­téine qui mo­di­fie la struc­ture des autres pro­téines. Les cher­cheurs pensent que, chez cer­tains pa­tients, ce sont des mu­ta­tions dans le gène co­dant la LRRK2 qui sont res­pon­sables

de la ma­la­die. La mise au point de mé­di­ca­ments per­met­tant de blo­quer ou d’in­hi­ber la LRRK2 pour­rait donc être d’une grande aide dans la lutte contre la ma­la­die de Par­kin­son. Mais, avant ce­la, il est né­ces­saire de connaître pré­ci­sé­ment la struc­ture de la pro­téine. Or la gra­vi­té ter­restre vient in­ter­fé­rer avec les études et em­pêche d’ap­pro­fon­dir le su­jet. C’est là que l’ISS entre en scène : les cher­cheurs es­pèrent en ef­fet bé­né­fi­cier des con­di­tions de mi­cro­gra­vi­té pour per­mettre aux cris­taux de pro­téine de se dé­ve­lop­per plus fa­ci­le­ment qu’en la­bo­ra­toire, et avec moins de dé­fauts afin d’avoir une vi­sion plus pré­cise de la struc­ture glo­bale de la pro­téine. Le ma­té­riel né­ces­saire aux ex­pé­riences a été ache­mi­né vers l’ISS à bord de la cap­sule Spa­ceX Dra­gon le 14 août 2017. Après un mois de mise en culture dans l’es­pace, les cris­taux se­ront ren­voyés sur Terre pour être ana­ly­sés par rayons X.

Mo­by Mart, l’épi­ce­rie am­bu­lante au­to­nome

La start-up sué­doise Whee­lys Ca­fé a mis au point le pro­to­type d’un su­per­mar­ché au­to­nome ca­pable de se dé­pla­cer seul et d’ac­cueillir les clients 24 h/24 avec un ho­lo­gramme contrô­lé par in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle. Le vé­hi­cule au­to­nome est conçu pour être qua­si au­to­suf­fi­sant grâce à un lo­gi­ciel qui suit les stocks et pré­vient la Mo­by Smart quand il est temps de pro­cé­der au ré­as­sort. Fonc­tion­nant à par­tir d’un mo­teur élec­trique ali­men­té par des pan­neaux so­laires pla­cés sur son toit, sur le­quel sont éga­le­ment par­qués quatre drones, le su­per­mar­ché am­bu­lant peut ain­si li­vrer un large choix d’ar­ticles aux clients avoi­si­nants. Whee­lys, qui tra­vaille ac­tuel­le­ment avec la Hei­fei Tech­ni­cal Uni­ver­si­ty de Chine pour y in­cor­po­rer une tech­no­lo­gie d’au­to­gui­dage, pré­voit que la Mo­by Mart fasse des al­lers-re­tours entre les zones d’acha­lan­dage et l’en­tre­pôt où elle pour­ra se ré­ap­pro­vi­sion­ner. Pour le mo­ment, elle peut être conduite à dis­tance ou avec une per­sonne en place. Mais le pro­jet ne s’ar­rête pas là, et la start-up a in­té­gré un ho­lo­gramme, di­ri­gé par in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle et ca­pable d’en­re­gis­trer les ha­bi­tudes de shop­ping ou de don­ner des conseils de re­cettes. Ces as­sis­tants vir­tuels, connec­tés à un ré­seau dans le cloud, tra­que­raient les com­por­te­ments de con­som­ma­tion afin d’adap­ter les pro­duits ven­dus aux zones concer­nées. Bien en­ten­du, l’épi­ce­rie pour­rait en outre fonc­tion­ner nuit et jour sans avoir be­soin d’équipes hu­maines. Les achats se fe­raient grâce à une ap­pli­ca­tion, éli­mi­nant ain­si les risques de vol et les longues files d’attente. Les pre­miers tests ont lieu à Shan­ghaï, et les pre­mières uni­tés sont at­ten­dues cou­rant 2018.

La pou­belle-com­pos­teur, sans odeurs et pour la cui­sine

Ben­ja­min Cul­lis Wat­son, di­plô­mé de la Lough­bo­rough Uni­ver­si­ty, a créé une pou­belle ca­pable de gé­né­rer ra­pi­de­ment et sans odeur du com­post à par­tir des dé­chets mé­na­gers. Trans­for­mant les restes de nour­ri­ture en com­post pour le jar­din ou en fer­ti­li­sant pour les plantes d’in­té­rieur, la pou­belle Tai­hi est ba­sée sur le prin­cipe du Bo­ka­shi, une mé­thode ja­po­naise qui utilise la fer­men­ta­tion des ali­ments pour la dé­com­po­si­tion en ne lais­sant ni traces ni odeurs. La pou­belle Tai­hi pul­vé­rise au­to­ma­ti­que­ment sur les dé­chets ali­men­taires un mé­lange per­met­tant de dé­clen­cher le pro­ces­sus en en­vi­ron deux se­maines. La tech­nique per­met d’ob­te­nir à la fois du li­quide, sto­cké dans un pre­mier com­par­ti­ment étanche et pou­vant être re­ti­ré à tout mo­ment pour nour­rir les plantes, et du com­post main­te­nu dans un autre com­par­ti­ment. Un sys­tème à double cou­vercle et un as­sor­ti­ment de seaux en ca­ou­tchouc per­mettent d’évi­ter les odeurs. La pou­belle, d’une conte­nance de 20 l, dis­pose par ailleurs d’un re­vê­te­ment an­ti-adhé­rent qui fa­ci­lite son vi­dage et son net­toyage. Son avan­tage par rap­port aux autres com­pos­teurs est que la pro­duc­tion de com­post ne né­ces­site ni de re­tour­ner les dé­chets, ni des con­di­tions par­ti­cu­lières, ni d’évi­ter cer­tains types d’ali­ments. Après chaque cycle de fer­men­ta­tion, il suf­fit de

ra­che­ter du mé­lange ac­cé­lé­ra­teur pour le ré­in­sé­rer dans la pou­belle. Ré­com­pen­sé lors du der­nier New De­si­gners Jo­seph Jo­seph Brilliant­ly Use­ful Award, Ben Cul­lis Wat­son est en train de tra­vailler à d’autres op­tions pour la pou­belle-com­pos­teur.

Sa­na Health, les lu­nettes in­tel­li­gentes pour contrer l’in­som­nie

Lors de son vol au­tour du monde avec le So­lar Im­pulse, Bertrand Pic­card sa­vait qu’il n’au­rait pas beau­coup de temps de re­pos. L’ap­pa­reil ne pou­vant ac­cueillir qu’un seul pi­lote, il n’était pas ques­tion de dor­mir plus de 3 heures par jour, par tranches de 20 mi­nutes. C’est ain­si que le pi­lote fran­çais s’est ser­vi de la tech­no­lo­gie Sa­na Health pour l’ai­der à s’en­dor­mir ra­pi­de­ment et le plus pro­fon­dé­ment pos­sible pen­dant ces cours laps de temps. Sem­blables à de grosses lu­nettes rem­bour­rées, les « smart goggles » prennent l’al­lure d’un casque de réa­li­té vir­tuelle plu­tôt confor­table. Tes­tées sur des ath­lètes, les Sa­na Health uti­lisent la sti­mu­la­tion au­dio­vi­suelle pour dé­clen­cher des mo­tifs par­ti­cu­liers dans le cer­veau, comme le fe­raient les stro­bo­scopes en dis­co­thèque. Mais, à l’in­verse de ceux-ci, qui pro­voquent un cer­tain état d’ex­ci­ta­tion, il s’agit ici de créer un état de pro­fonde re­laxa­tion. Les lu­nettes émettent des pul­sa­tions so­nores et lu­mi­neuses dont l’uti­li­sa­teur est conscient au dé­but et dont il se dé­tache au fur et à me­sure qu’il est plon­gé dans un pro­fond som­meil. Dans le même temps, elles ana­lysent les pul­sa­tions car­diaques et la res­pi­ra­tion afin d’adap­ter les si­gnaux aux pa­ra­mètres biométriques de l’uti­li­sa­teur. Avant d’être uti­li­sées, les lu­nettes doivent être pa­ra­mé­trées. Après en­vi­ron quatre uti­li­sa­tions, les uti­li­sa­teurs peuvent pré­tendre à s’en­dor­mir en 10 mi­nutes et pour la nuit en­tière, même ceux souf­frant d’in­som­nies sé­vères. Pré­vues pour être pro­po­sées au grand pu­blic au deuxième se­mestre 2018, les Sa­na Health sont ac­tuel­le­ment sou­mises à la FDA afin d’être re­con­nues comme dis­po­si­tif mé­di­cal.

Un tis­su in­for­ma­ti­sé pour­ra trans­for­mer les vê­te­ments en cap­teurs de mou­ve­ments

Une nou­velle tech­no­lo­gie, mise au point par une équipe de re­cherche du Wyss Ins­ti­tute for Bio­lo­gi­cal­ly Ins­pi­red En­gi­nee­ring de l’uni­ver­si­té de Har­vard, en col­la­bo­ra­tion avec des cher­cheurs de l’École d’in­gé­nie­rie et de sciences ap­pli­quées, risque bien de ré­vo­lu­tion­ner le monde des « wea­rables » en ren­dant les tra­queurs d’ac­ti­vi­té plus pré­cis et souples. Une ré­cente pu­bli­ca­tion dans le jour­nal

Ad­van­ced Ma­te­rials Tech­no­lo­gies dé­crit le dé­ve­lop­pe­ment d’un nou­veau genre de tis­su stretch do­té de cap­teurs pou­vant dé­tec­ter et trans­mettre des in­for­ma­tions sur une large va­rié­té de mou­ve­ments hu­mains. En in­cor­po­rant les cap­teurs di­rec­te­ment dans la struc­ture du tis­su, les cher­cheurs sou­haitent créer un nou­veau genre de ma­tière, à la fois souple, lé­gère et in­té­gra­le­ment connec­table. Une mince feuille de si­li­cone prise en sand­wich entre deux couches de tis­su conduc­teur per­met ain­si de fa­bri­quer ce que l’on ap­pelle un cap­teur ca­pa­ci­tif. Ces types de sondes sont ca­pables de suivre des mou­ve­ments très lé­gers grâce à un contrôle per­ma­nent des mi­nus­cules charges élec­triques en­gen­drées le long du ma­té­riau, qui de­vien­drait ain­si suf­fi­sam­ment sen­sible pour en­re­gis­trer un ef­fort phy­sique de moins d’un mil­li­mètre. D’après les tests réa­li­sés avec un mo­dèle en forme de gant, le de­gré de

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.