Où ?

Grimper - - BLOC - Bo­bo­ti

Ro­ck­lands est si­tué dans le Ce­der­berg, à proxi­mi­té d’une pe­tite ville dé­nom­mée Clan­william. On passe par Cape Town. Le site est à trois heures en­vi­ron de la ville, via une bonne route. La meilleure op­tion est de louer une voi­ture (peu oné­reux, sur­tout si l’on passe par un pres­ta­taire lo­cal, par exemple Pen­ny K’s Car Hire). La route est un ru­ban d’as­phalte rec­ti­ligne au mi­lieu de grands es­paces, d’ex­ploi­ta­tions agri­coles gi­gan­tesques. On croise aus­si des champs où des au­truches s’ébattent. La route est une nationale qui file en di­rec­tion du dé­sert Na­mi­bien. Puis la vé­gé­ta­tion de­vient plus rase, des af­fleu­re­ments ro­cheux ap­pa­raissent, des mon­tagnes aus­si… Ar­ri­vé à Clan­william c’est le mo­ment de se ra­vi­tailler. En­suite, la route monte en la­cets jus­qu’à un col, the Pass, et elle re­des­cend en­suite dans une val­lée constel­lée de blocs fauve, gris, noirs. Dans la val­lée, le pay­sage reste mi­né­ral mais moins lu­naire : champs d’oli­viers, vi­gnobles, mou­tons et ânes qui paissent… Il n’y a plus qu’à choi­sir l’une des fermes qui pro­posent des hé­ber­ge­ments dans des mai­sons en chaume ou de pe­tits cot­tages…

Pour qui ?

En com­pa­rai­son avec Bleau, le style est plus ac­ces­sible. Le pro­ces­sus est moins long pour ap­pri­voi­ser les blocs. En gé­né­ral, les mou­ve­ments sont ath­lé­tiques et né­ces­sitent moins de tech­nique, d’équi­libre, de vé­cu. Le haut des blocs est sou­vent pour­vu en bonnes prises (mé­fiance lors­qu’il a plu, elles peuvent être cas­santes). Si vous avez l’ha­bi­tude de « mu­ler » sur un pan, il y a des chances que vous ar­ri­viez à faire des perfs as­sez vite. Le style est d’au­tant plus fa­cile à ap­pri­voi­ser que le dé­ca­lage ho­raire est in­exis­tant. Qu’on se le dise, Ro­ck­lands est une des­ti­na­tion de grimpe ac­ces­sible à tous, quel que soit le ni­veau. (Ne vous lais­sez pas im­pres­sion­ner par les vi­déos sur le web, de mutants spon­so­ri­sés oc­cul­tant aus­si les nom­breux es­sais !)

Avec des en­fants ?

C’est par­fait, le bloc est adap­té aux pe­tits qui pour­ront s’ini­tier. Les marches d’ap­proche sont sou­vent courtes. Par contre, il fait froid de juin à sep­tembre et les hé­ber­ge­ments sont conçus pour gar­der le frais car il fait chaud le reste de l’an­née. Donc, pré­voyez des vê­te­ments d’hi­ver et lorsque vous vous ra­vi­taillez à Clan­william, pre­nez du bois, cer­tains gîtes ont des che­mi­nées ou des poêles (ce­la sert aus­si pour le bar­be­cue).

Quand ?

Juillet-août, c’est la haute sai­son. Juin et sep­tembre sont de bonnes al­ter­na­tives si vous ai­mez la so­li­tude. Si vous ne crai­gnez pas la chaleur, il est pos­sible de grim­per toute l’an­née et de pro­fi­ter des pis­cines des hé­ber­ge­ments ou de se bai­gner dans de ma­gni­fiques ri­vières.

Hé­ber­ge­ment

Quatre ou cinq gîtes pro­posent des pres­ta­tions équi­va­lentes. Tous sont as­sez proches des sec­teurs, mais on est quand même obli­gé de faire cinq à dix mi­nutes de voi­ture en fonc­tion des sec­teurs où l’on va grim­per. Cer­tains sec­teurs sont ac­ces­sibles à pied (dé­pend de l’hé­ber­ge­ment que vous choi­sis­sez). Ré­ser­vez à l’avance car la ca­pa­ci­té d’hé­ber­ge­ment des gîtes n’est pas très grande (une pé­riode de deux mois à l’avance doit à peu près ga­ran­tir de trou­ver). Le cam­ping très proche des sites du pla­teau, bien équi­pé (cui­sine, douches chaudes)…

Per­mis

La na­ture n’est pas un bien pu­blic dans ce pays et les clô­tures qui li­mitent ces grands es­paces sont là pour vous le rap­pe­ler. La consé­quence est que les pro­prié­taires exigent un droit d’en­trée que vous de­vrez payer. Quoi qu’on en pense, le non-res­pect de cette règle risque d’en­gen­drer des pro­blèmes d’ac­cès aux sec­teurs (cer­tains sont dé­jà fer­més dé­fi­ni­ti­ve­ment). Au­pa­ra­vant, il fal­lait payer un droit d’en­trée chaque jour au fer­mier pro­prié­taire, mais de­puis peu, grâce aux ef­forts de lo­caux im­pli­qués dans l’es­ca­lade, vous pou­vez ache­ter un per­mis qui donne ac­cès à tous les sec­teurs… (60 rands par jour, soit 4,50 eu­ros, 200 rands par se­maine soit 15 eu­ros, etc.) Les choses vont dans le bon sens !

Ma­té­riel

On peut louer des crash-pads sur place, ou en ache­ter à des prix rai­son­nables à Cape Town. Se ren­sei­gner au­près des com­pa­gnies aé­riennes en ce qui concerne leur po­li­tique en terme de ba­gages (Emi­rates ne li­mite pas la taille des ba­gages). Sur place on trouve de la pof, du strap et des baumes bios ré­pa­ra­teurs pour vos doigts râ­pés (fa­bri­qués en Afrique du Sud, très ef­fi­caces…). Pré­voyez des vê­te­ments chauds, on ne trouve pas votre ma­ga­sin pré­fé­ré à Clan­will­liam.

À boire et à man­ger

Es­sayer un dans le res­tau­rant Tra­ve­lers Rest, un plat à base de viande ha­chée, de can­nelle. Man­gez de la viande sé­chée (bil­tong) et vous au­rez l’im­pres­sion de ron­ger un os épi­cé (la meilleure qua­li­té se trouve à la bou­che­rie de Clan­william)… Les fruits et lé­gumes sont très bons… Si vous faites un tour en bord de mer, du cô­té de Lam­bert’s Bay, vous pour­rez dé­gus­ter du pois­son à vo­lon­té, des lan­goustes (à es­sayer ab­so­lu­ment). On trouve du vin pas cher. Es­sayez le pi­no­tage (épo­nyme d’un bloc my­thique ou­vert par Fred Ni­cole), un cé­page ty­pique. Mais faites at­ten­tion, le de­gré d’al­cool est sen­si­ble­ment su­pé­rieur aux vins que l’on a l’ha­bi­tude de boire en France (14°). Il est aus­si pos­sible de vi­si­ter des ex­ploi­ta­tions vi­ti­coles, de faire des dé­gus­ta­tions. Si vous êtes un as­cète, vous es­saie­rez peut-être une in­fu­sion de rooibos aux ver­tus an­ti-oxy­dantes (choix im­por­tant et bons prix à l’usine de Clan­will­liam). L’huile d’olive est fa­bri­quée lo­ca­le­ment, elle est suc­cu­lente. Pour faire vos courses, les su­per­mar­chés de Clan­william sont à trente mi­nutes de route, on y trouve de tout.

Sé­cu­ri­té

À Ro­ck­lands, la faune est dis­crète, at­ten­tion aux ser­pents à la sai­son chaude, si­non il y a peu de risques. Lors de votre pas­sage à Cape Town, si vous ne sor­tez pas la nuit, que vous ne cher­chez pas les en­nuis dans les Town­ship, il n’y a pas grand-chose à craindre.

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