PRÉHENSIONS DE MAINS

Grimper - - METHOD / TECHNIQUE -

C’est comme ça, les prises cer­tif iées 100 % pure na­ture sont dans n’im­porte quel sens et de n’im­porte quelle forme. En consé­quence, pour les uti­li­ser, il va fal­loir s’adap­ter et trou­ver le type de pré­hen­sion leur cor­res­pon­dant le mieux. Mais at­ten­tion, les règles sont souples et pour la même prise, des grim­peurs dif­fé­rents peuvent avoir des pré­fé­rences di­verses. Néan­moins, il existe des prin­cipes de base à res­pec­ter et il vaut mieux les connaître pour ex­ploi­ter au maxi­mum les quelques mil­li­mètres de roche per­met­tant d’évo­luer sur ces pa­rois hos­tiles.

faut donc prê­ter at­ten­tion non seule­ment à vos pla­ce­ments cor­po­rels fé­lins mais aus­si à la fa­çon dont vous al­lez po­ser les doigts sur chaque prise. Vous si­gnez d’ailleurs ain­si une belle re­vanche sur un de vos in­ter­dits d’en­fance, lorsque vos pa­rents vous se­ri­naient : « Mets pas les doigts dans la prise » et que vous pre­niez dans la même se­conde une af­fec­tueuse mais so­lide claque der­rière la tête. Voi­là main­te­nant que votre ac­ti­vi­té fé­tiche vous au­to­rise à en­fi­ler vos doigts n’im­porte où, du mo­ment que c‘est à votre por­tée et pas trop agres­sif. Mais ce n’est pas une rai­son pour faire n’im­porte quoi. Alors avant de bour­ri­ner, tour­nez sept fois la langue et ré­flé­chis­sez un peu car si vous ne ris­quez pas de voir ap­pa­raître un ven­geur mas­qué hur­lant : « Mets pas tes doigts comme ça », vous vous ex­po­sez par contre à prendre une grosse dé­charge dans les avant-bras. Et c’est une rai­son suf­fi­sante pour faire at­ten­tion au moindre de vos gestes. Dans ce cas pré­cis, il s’agit de la po­si­tion de vos doigts, dé­tail fu­tile qui pour­rait pa­raître ac­ces­soire.

1/ Le ten­du

C’est la forme de pré­hen­sion qui res­pecte le mieux l’ar­chi­tec­ture de la main. Elle est presque ou­verte, à l’ex­cep­tion des der­nières pha­langes, lé­gè­re­ment flé­chies. Un maxi­mum de sur­face de peau est en contact avec le ro­cher et il faut faire jouer l’adhé­rence des doigts, en ap­puyant comme une brute évi­dem­ment. Le ten­du s’uti­lise en prio­ri­té sur les aplats et les prises ar­ron­dies. Et qui dit bos­settes dit Fon­tai­ne­bleau, où vous de­vien­drez for­cé­ment un spé­cia­liste du ten­du. Alors ren­dez-vous là-bas ou sur les aplats de votre poutre, pour ten­ter de maî­tri­ser cet élé­gant exer­cice, alchimie sub­tile entre puis­sance et adhé­rence, ne sup­por­tant au­cun trem­ble­ment, et par­ti­cu­liè­re­ment ef­fi­cace tant que vous êtes pen­du dans l’axe de la main.

2/ L’ar­quée

La der­nière pha­lange se plie dans un sens contre na­ture, et la main reste fer­mée. L’ar­quée s’uti­lise prin­ci­pa­le­ment sur les prises de moins d’une pha­lange et de­mie. Elle per­met d’ex­ploi­ter au maxi­mum les pe­tites prises cro­che­tantes et s’uti­lise éga­le­ment sur toutes les prises pos­sé­dant un angle ai­gu au ni­veau de la der­nière pha­lange, qui se­rait gê­nant pour le ten­du. Si vous avez un grand blo­cage à ef­fec­tuer, vous ga­gne­rez fa­ci­le­ment quatre cen­ti­mètres en pas­sant du ten­du à l’ar­quée, puisque dans ce cas-là, votre poi­gnet re­monte. N’ou­bliez pas de po­ser le pouce sur l’in­dex, si tou­te­fois la forme de la prise le per­met. Si pour beau­coup cette po­si­tion est la plus ef­fi­cace, elle est éga­le­ment la plus dan­ge­reuse pour les ten­dons et les pou­lies. Ne l’uti­li­sez donc pas trop si vous n’y êtes pas obli­gé, sur­tout sans le pouce ou sur un ou deux doigts.

3/ Le bac

En voi­là une prise comme on les aime. Nul be­soin de cal­cu­ler, vous en avez plein la main et vous êtes content. Tou­te­fois, mé­fiez-vous des conseils de vos pe­tits ca­ma­rades lors­qu’ils vous disent « Vas-y jette, c’est un bac ! ». Vous avez toutes les chances de vous

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