1/ La Dül­fer

Grimper - - METHOD / TECHNIQUE -

La Dül­fer est la tech­nique po­ly­va­lente par ex­cel­lence. Elle peut être uti­li­sée en di­èdre, fis­sure, sur une co­lo, par­tout où il y a une sé­rie de bonnes prises ver­ti­cales. Cette tech­nique an­ces­trale tire son nom de ce­lui de son créa­teur, un cer­tain Hans Dül­fer (pro­non­cez en adop­tant une at­ti­tude aus­si mar­tiale que pos­sible : Duul­ferrr !), teu­ton de son état et ex­cellent grim­peur du dé­but du siècle. Ce jeune homme a vé­cu à l’époque une crise d’ado­les­cence dif­fi­cile. Il s’op­po­sait par prin­cipe à tout ce qui lui ré­sis­tait et c’est ain­si que, de­vant une écaille par­ti­cu­liè­re­ment re­torse, il in­ven­ta le mou­ve­ment d’op­po­si­tion par ex­cel­lence, les pieds à cô­té des mains, la cé­lèbre Dül­fer. Cette tech­nique est par­ti­cu­liè­re­ment ef­fi­cace dans les di­èdres où la fis­sure est ou­verte. Plus les prises de pieds sont nulles, plus il faut se re­grou­per et mon­ter les pieds près des mains. On tire avec les bras, on pousse avec les pieds, ça tient.

Deux in­con­vé­nients tout de même

>> La chose étant par­ti­cu­liè­re­ment phy­sique et à moins de pos­sé­der comme Hans une car­rure ger­ma­nique, vous al­lez fi­nir au centre de ré­ani­ma­tion le plus proche. >> Si vous ar­ra­chez la prise, vous êtes bon pour un dé­part dos craw­lé du plus bel ef­fet mais néan­moins très désa­gréable.

2/ Les écarts en di­èdre

Se re­trou­ver plan­té au fond d’un di­èdre n’a rien d’agréable si l’on ne sait pas uti­li­ser la to­po­gra­phie du ter­rain. En ef­fet, puisque deux faces s’op­posent, pour­quoi ne pas les uti­li­ser en po­sant un pied de chaque cô­té. Ce­la a plu­sieurs avan­tages : d’abord, les deux pieds pous­sant dans des di­rec­tions op­po­sées per­mettent de va­lo­ri­ser en adhé­rence des prises

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