« Le plus im­por­tant est de grim­per ré­gu­liè­re­ment… »

Grimper - - POWER / ENTRAÎNEMENT -

>> Au-de­là des points pré­cé­dents, Pour com­men­cer, >> Même en tant qu’assureur, >> Quelques chutes vo­lon­taires >> Le meilleur moyen d’ou­blier le vide

ses­sion se­rait de com­men­cer par un 4c/5a comme échauf­fe­ment, puis de 2 à 4 voies en 5 (le out en tête si l’équi­pe­ment pa­raît sûr), puis un ou deux 5+/6a pour être sûr de vous sor­tir les yeux de la tête.

un pa­ra­mètre s’avère dé­ci­sif pour pas­ser ce pa­lier : la maî­trise de la peur. Pas la peine de faire le hé­ros, tout le monde a dû un jour ap­prendre à pas­ser outre. En ef­fet, toute la tech­nique et la puis­sance du monde ne suf­fi­ront pas s’ils sont ju­gu­lés par la flip.

ap­pre­nez par coeur toutes les ma­nips de base telles que le pas­sage de la mou­li­nette et sur­tout le mous­que­ton­nage. Le geste doit ve­nir au­to­ma­tique. Pour ce­la, il peut être utile de s’en­traî­ner à la mai­son. Une dé­gaine pen­due au lustre du sa­lon et un bout de corde per­mettent de se mettre dans toutes les si­tua­tions. Cli­page main droite ou gauche, à bout de bras, mous­que­ton re­tour­né… Des ma­nips bien in­té­grées sont évi­dem­ment un plus au ni­veau sé­cu­ri­té mais per­mettent éga­le­ment de se li­bé­rer l’es­prit. >> Ra­tio­na­li­sez les risques. La tech­nique du « Je re­garde ja­mais en bas, du coup, j’ai pas peur » ne mène pas très loin et peut même être dan­ge­reuse. Mieux vaut se po­ser la ques­tion « qu’est-ce que je risque ? ». Sou­ve­nez-vous de « La haine » : « L’im­por­tant n’est pas la chute, c’est l’at­ter­ris­sage. » Mieux vaut vé­ri­fier que vous ne ris­quez pas le contact avec une marche, un arbre ou le sol avant de vous en­ga­ger. Une fois ces pré­cau­tions prises, vous sa­vez qu’ob­jec­ti­ve­ment vous ne ris­quez rien. Ça ne fait pas tout, mais ça aide.

pour sur­mon­ter son ap­pré­hen­sion. De­man­dez-lui d’as­su­rer de­bout, de fa­çon à ce qu’il puisse dy­na­mi­ser votre im­pact en avan­çant. Te­nez-le au cou­rant lorsque vous sen­tez qu’un mou­ve­ment dé­li­cat ap­proche. In­utile de crier toutes les trente se­condes, dé­jà ça énerve, et votre assureur est de toute fa­çon cen­sé pou­voir en­rayer une chute à tout mo­ment. Par contre, un « j’y vais » bien pla­cé avant d’en­ta­mer une sec­tion dure per­met de s’as­su­rer qu’il y a bien quel­qu’un au bout de la corde.

vous avez un rôle im­por­tant dans la confiance du grim­peur. Des en­cou­ra­ge­ments dans les mo­ments dif­fi­ciles ne font pas mieux te­nir les prises mais confirment qu’en bas on s’oc­cupe de vous. À l’op­po­sé, une si­tua­tion dan­ge­reuse peut par­fois être évi­tée par le se­cond qui peut in­di­quer que vous vous éloi­gnez de l’iti­né­raire ou que vous ou­bliez un point. Bref, en vous sen­tant sou­te­nu et sur­veillé, vous ou­bliez for­cé­ment la peur.

dans un en­droit adap­té (mi­ni­mum ver­ti­cal et équi­pé so­li­de­ment) peuvent ai­der, au moins à se rendre compte qu’ef­fec­ti­ve­ment on ne risque pas grand-chose. Com­men­cez juste au-des­sus du point puis aug­men­tez la dis­tance peu à peu. Un exer­cice utile éga­le­ment pour ce­lui à l’autre bout de la corde s’il n’a ja­mais en­rayé de chute.

reste d’al­ler ré­gu­liè­re­ment en fa­laise car sou­vent une cou­pure de plus d’un mois voit res­sor­tir les vieux dé­mons.

>> L’assureur est un élé­ment dé­ter­mi­nant

les po­si­tions de corps, son équi­libre. Pour tout dire, si vous maî­tri­sez par­fai­te­ment tous les points dé­jà ci­tés dans « du 5 au 6 », vous êtes dé­jà aux portes du sep­tième de­gré. Évi­dem­ment, le ni­veau grim­pant, d’autres pa­ra­mètres vont ren­trer en ligne de compte. Le phy­sique tout d’abord, car toute la tech­nique du monde ne suf­fit plus pour te­nir les prises (est-ce en­core dé­cent de les ap­pe­ler comme ça, ou vaut-il mieux par­ler de ro­gnures ?) foi­reuses aux­quelles vous avez af­faire. D’au­tant plus que les sec­tions dures se ral­longent, il fau­dra donc faire éga­le­ment preuve de conti­nui­té. Mais avant tout, il va fal­loir main­te­nant ac­cep­ter la chute. Les prises ne sont plus as­sez grosses pour être sûr de ne pas tom­ber et vous al­lez être ame­né à ten­ter des mou­ve­ments très aléa­toires. Bref, le 7, c’est comme le 6, mais en plus dur. Il va donc fal­loir toutes les qua­li­tés d’un bon sex­to­gra­diste, pour conti­nuer de les amé­lio­rer et ten­ter d’ac­qué­rir les sui­vantes.

Les points à tra­vailler

on rentre pour de bon dans un ni­veau où la tech­nique ne suf­fit plus pour réus­sir. Il faut te­nir les prises, et long­temps de pré­fé­rence. L’idéal reste tou­te­fois de dé­ve­lop­per ses ca­pa­ci­tés en grim­pant. De cette ma­nière, vous ris­quez moins de creu­ser un fos­sé entre les moyens phy­siques et tech­niques. Mal­heu­reu­se­ment, al­ler trois fois par se­maine en fa­laise n’est pas tel­le­ment pos­sible, rap­port au bou­lot, aux études, au pe­tit der­nier qui fait ses dents, à Tante Ger­trude qui vous in­vite pour son dou­zième ma­riage, etc.

pour mu­ter des avant-bras. Pra­tique, ra­pide, ef­fi­cace, que de­man­der de plus ? Une séance d’une à deux heures suf­fit am­ple­ment si vous y met­tez du coeur. Le but est simple : vous ar­ra­cher à chaque fois que vous mon­tez sur le mur.

(mi­ni­mum 15 min) dans du très fa­cile puis aug­men­tez l’in­ten­si­té pro­gres­si­ve­ment jus­qu’à votre ni­veau max. Le mieux est de com­men­cer par une heure de bloc pour tra­vailler la puis­sance puis de se fi­nir les bras dans des

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.