L’ES­PAGNE VER­SION GRAND LARGE

L’es­ca­lade en Es­pagne, tout le monde connaît. Ro­del­lar, Siu­ra­na, Olia­na, Mar­ga­lef, Al­bar­racín et j’en passe, des spots par­faits pour les grim­peurs fran­çais. Mais quid du nord, nord-ouest du pays ? Ayant peu en­ten­du par­ler de ce coin, le couple Axel Bal­lay

Grimper - - NEWS -

Un grès épous­tou­flant (plus gros qu’à Bleau mais de qua­li­té com­pa­rable), des lignes ma­gni­fiques, une grande di­ver­si­té de prises et de style et le tin­te­ment des cloches de vaches en mu­sique de fond.

Des tem­pé­ra­tures en­core très douces et beau­coup moins de tou­ristes, le mois de sep­tembre nous a pa­ru idéal. C’est donc sous forme de road trip de­puis Lyon que nous sommes des­cen­dus dans le pays des ta­pas et cer­ve­zas. Notre pre­mier ar­rêt se fait à San­ta Ga­dea de Al­foz au su­dest de la Cantabrie, site de blocs as­sez connu et sup­po­sé être my­thique. Alors, vrai­ment my­thique ? Pour la qua­li­té du ro­cher et le pay­sage qui l’en­toure, un grand oui. Un grès épous­tou­flant (plus gros qu’à Bleau mais de qua­li­té com­pa­rable), des lignes ma­gni­fiques, une grande di­ver­si­té de prises et de style et le tin­te­ment des cloches de vaches en mu­sique de fond. Les sec­teurs sont ré­par­tis sur un grand pla­teau avec des col­lines à perte de vue. Le par­king étant si­tué sur le haut de ce pla­teau, l’ar­ri­vée nous met tout de suite dans l’am­biance. Ajou­tez à ce­la une lu­mière ma­gni­fique de fin de jour­née et vous au­rez San­ta Ga­dea. Un autre point po­si­tif est l’in­di­ca­tion de la di­rec­tion du spot (pan­neau « es­ca­la­da de bloque ») dans le vil­lage mais éga­le­ment le mar­quage des blocs pour ceux qui n’ont pas le to­po. Pas de co­ta­tions pré­cises mais un sys­tème de cou­leurs qui aide bien : vert, bleu, rouge et noir (du plus fa­cile au plus dif­fi­cile). Un peu em­bê­tés par la mé­téo (trop chaud puis trop de vent puis trop de pluie) nous n’avons pas pu y grim­per au­tant qu’on l’au­rait sou­hai­té et nous n’avons donc tes­té que le sec­teur prin­ci­pal. Mais nous n’avons pas été dé­çus ! Il faut un peu se ba­la­der mais on trouve de belles lignes un peu par­tout et dans tous les ni­veaux. Pas de sou­ci pour s’échauf­fer ni pour mettre des es­sais dans du plus dur. Pour le né­ga­tif, pas grand-chose à re­dire si ce n’est la mé­téo qui n’a pas été très clé­mente avec nous. Mais, point très im­por­tant : la vé­gé­ta­tion. Les marches d’ap­proche et ba­lades au­tour des blocs sont consti­tuées de pe­tits buis­sons très (trop) épi­neux qui obligent à mar­cher en pan­ta­lon (et ça passe quand même au tra­vers) et grandes chaus­settes. Si ce n’était que ça, ce­la irait mais le pro­blème est que pas mal de pieds de blocs sont aus­si cou­verts de ces buis­sons. Im­pos­sible donc de po­ser les crash pads et de grim­per dans cer­taines lignes. Et ce­la de­vient vite as­sez frus­trant ! Le po­ten­tiel de San­ta Ga­dea est énorme, il y a vrai­ment du ro­cher par­tout mais un bon coup de sé­ca­teur ai­de­rait bien. Avis aux ama­teurs ! Pour la suite du voyage nous nous sommes di­ri­gés vers la Galice, bien plus à l’ouest. Tou­jours du bloc avec au pro­gramme la dé­cou­verte de deux spots : Corme et Pun­ta Na­ri­ga. Pour le pre­mier ce se­ra ra­pide, pas grand-chose à dire pour la simple et bonne rai­son que nous avons eu le plus grand mal à trou­ver les sec­teurs… Ceux-ci n’étant, en plus, pas très grands (2 ou 3 blocs seule­ment pour ceux que nous avons

Ci-des­sous, après Leonidio on re­trouve notre couple de globe-trot­ter avec Sva­na Bjar­na­son dans un 7a à Pe­chon, non loin de San Vi­cente de la Bar­que­ra et à droite, Axel qui dé­couvre le site de bloc de Corme. Mais en fait dans l’ordre chro­no­lo­gique c’était avant Leonidio puis­qu’ils ont com­men­cé leur pé­riple de six mois par la Galice.

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