« CE­LUI QUI RI­DI­CU­LISE, DISCRÉDITE, MAU­DIT, RABAISSE OU IN­SULTE LE PRO­PHÈTE »

Historia - - Événement Exclusif -

« Le dis­cours sus­men­tion­né com­prend six abo­mi­na­tions : LA PRE­MIÈRE : dire que le Co­ran contient des contra­dic­tions, et ce, en se fon­dant sur deux ver­sets [in­com­pa­tibles] : “Rien ne nous at­tein­dra, en de­hors de ce que Dieu a écrit pour nous” [ 9,51] et “Dieu ne mo­di­fie rien en un peuple, avant que ce­lui-ci ne change ce qui est en lui” [13,11]. LA DEUXIÈME : nier la vé­ra­ci­té des ré­cits re­la­tifs au bâ­ton de Moïse et aux gens de la ca­verne et af­fir­mer qu’ils sont des fa­bu­la­tions. LA TROI­SIÈME : af­fir­mer que Mu­ham­mad – que la prière et la paix soient sur lui – était un simple d’es­prit. Il a beau­coup voya­gé dans le dé­sert d’ara­bie ; et il a écou­té les ré­cits sim­plistes en vogue à l’époque, qu’il a rap­por­tés dans le Co­ran, tels que ceux re­la­tifs au bâ­ton de Moïse et aux gens de la ca­verne. LA QUA­TRIÈME : contes­ter en ma­tière d’hé­ri­tage la part at­tri­buée à la femme, à sa­voir la moi­tié de celle échue à l’homme, et pré­tendre qu’il s’agit d’une in­jus­tice qu’il faut ré­pa­rer, parce qu’elle ne cor­res­pond plus à l’évo­lu­tion de la so­cié­té ; et re­com­man­der aux juges de faire évo­luer la lé­gis­la­tion en fonc­tion de l’évo­lu­tion de la so­cié­té. LA CIN­QUIÈME : re­je­ter la po­ly­ga­mie et l’in­ter­dire au peuple tu­ni­sien au mo­tif qu’elle n’est plus adap­tée à l’évo­lu­tion de la so­cié­té. LA SIXIÈME : dire que les mu­sul­mans en sont ve­nus à di­vi­ni­ser le pro­phète Mu­ham­mad ; ils ne cessent de ré­pé­ter : “Mu­ham­mad – Que la prière et la paix soient sur lui” – Dieu priant pour Mu­ham­mad est une di­vi­ni­sa­tion du pro­phète. » « Ces propos at­tri­bués au pré­sident Abu Rqui­ba [Ha­bib Bourguiba] re­lèvent de l’im­pié­té ma­ni­feste et de l’apos­ta­sie. Il est éta­bli que qui­conque re­jette une par­tie du Co­ran, nie ce que le Co­ran a for­mel­le­ment éta­bli, sous quelque forme que ce soit, ri­di­cu­lise, discrédite, mau­dit, rabaisse ou in­sulte le Pro­phète, ou com­met des for­faits sem­blables est pu­ni de la peine ca­pi­tale, fût-il un pro­té­gé [juif ou chré­tien]. » « Aus­si, est-il du de­voir de tous les chefs d’état is­la­miques de rompre toute re­la­tion politique avec lui, jus­qu’à ce qu’il se re­pente ou­ver­te­ment ou pu­blie un dé­men­ti of­fi­ciel afin que les États mu­sul­mans en soient in­for­més. Au­tre­ment, rompre les re­la­tions est le moins que ces chefs d’état puissent faire, con­for­mé­ment au ha­dith “Que ce­lui qui voit un mal le cor­rige par la main, si­non par la bouche, du moins par le coeur”. »

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