Le rôle sal­va­teur des « lit­tle ships »

Historia - - Événement Cinéma -

Le 31 mai, après avoir mo­bi­li­sé ses forces, la Na­vy lance un ap­pel à la BBC aux em­bar­ca­tions pri­vées : fer­ry-boats, na­vires de com­merce, ba­teaux de pêche ou de plai­sance, re­mor­queurs de ri­vière, cha­lands de la Ta­mise, mais aus­si ca­nots de sau­ve­tage de la Royal Na­tio­nal Li­fe­boat Ins­ti­tu­tion, aux­quels s’ajoutent 39 ca­bo­teurs néer­lan­dais. Par­tant de Douvres par groupe de douze, amar­rées les unes aux autres, les em­bar­ca­tions sont con­duites par la Na­vy à tra­vers les champs de mines. Sur place, elles servent sur­tout à faire des al­lers et re­tours entre la plage et les na­vires au large, comme en té­moigne Al­lan Bar­rell, ma­rin sur le Sham­rock, un voi­lier : « Nous pou­vions trans­por­ter […] en­vi­ron 80 sol­dats bri­tan­niques, épui­sés, sou­vent pieds nus, par­fois vê­tus de leur seul pan­ta­lon, mais en­core as­sez en forme pour grim­per à bord des des­troyers. Nous fîmes au­tant de voyages qu’il en fal­lut pour rem­plir ce na­vire. » S’ils n’ont au fi­nal sau­vé qu’un peu plus de 25 000 hommes (plus 22 000 par les ca­bo­teurs néer­lan­dais), les lit­tle ships tiennent une place im­por­tante dans la mé­moire bri­tan­nique, en­tre­te­nant le mythe d’un peuple uni pour ra­me­ner les boys à la mai­son… C. A.

NO­RIA. Une flo­tille de 660 em­bar­ca­tions ci­viles (an­glaises, belges et néer­lan­daises) font la na­vette entre le ri­vage et les na­vires au large at­ten­dant leur car­gai­son hu­maine.

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