Étaples-sur-mer LA VIE QUO­TI­DIENNE DES SOL­DATS DE L’EM­PIRE

Historia - - Hauts de France -

Ces der­nières an­nées, à Étaples, les recherches des ar­chéo­logues ont por­té sur la pé­riode na­po­léo­nienne. L’em­pe­reur, dans son projet d’en­va­hir l’an­gle­terre entre 1803 et 1805, y a concen­tré des mil­liers de sol­dats. De nom­breux ob­jets ont été re­trou­vés, qui per­mettent de re­cons­ti­tuer leur vie au quo­ti­dien : ra­soirs, do­mi­nos en os, peignes à poux, pièces de mon­naie, mé­dailles re­li­gieuses, dés à coudre. Ces fouilles ont per­mis aus­si de mieux connaître leurs ha­bi­ta­tions : nombre d’entre elles étaient pour­vues de che­mi­nées ; les fe­nêtres étaient vi­trées ; les toits étaient re­cou­verts de tuiles, et non de chaume, comme on le pen­sait jusque-là. On note aus­si la pré­sence de jar­dins : il fal­lait agré­men­ter l’or­di­naire et oc­cu­per les sol­dats pen­dant ces deux an­nées d’at­tente. La guerre an­non­cée n’a fi­na­le­ment pas eu lieu : en sep­tembre 1805, com­pre­nant que l’en­ne­mi était trop fort, Na­po­léon lève le camp, et se tourne vers l’est, où il rem­porte des suc­cès fou­droyants. Les ob­jets re­trou­vés à Étaples ont été conser­vés, des pho­tos du site ont été prises, puis le camp a été ren­du aux pro­mo­teurs : « C’est la contrainte de toute l’ar­chéo­lo­gie pré­ven­tive », conclut l’ar­chéo­logue Pierre Le­maître. u

Le 6e ré­gi­ment d’in­fan­te­rie lé­gère de la Grande Ar­mée sta­tion­na dans ce camp d’oc­tobre 1803 à août 1805.

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