VOTRE SÉ­JOUR

Historia - - Voyage -

Y AL­LER

Si l’on at­ter­rit à Athènes, Ka­la­ma­ta n’est qu’à trois heures et de­mie de voi­ture, par au­to­route. Il existe aus­si un Pa­ris-ka­la­ma­ta di­rect, de juin à sep­tembre. Ka­la­ma­ta est une ville bal­néaire d’où l’on peut rayon­ner dans toute la ré­gion : le mieux, pour se ren­sei­gner, en par­ti­cu­lier sur les ho­raires du KTEL (bus très nom­breux et très pra­tiques), est de se rendre à l’of­fice du tou­risme ou de consul­ter son site (www.ka­la­ma­tacvb.gr).

SE LO­GER

L’offre hô­te­lière est im­por­tante à Ka­la­ma­ta, où l’on n’a que l’em­bar­ras du choix, dans toutes les ca­té­go­ries. À Py­los (à une heure de Ka­la­ma­ta), elle est large et, en gé­né­ral, de qua­li­té. À pri­vi­lé­gier le pai­sible Ka­ra­lys beach, en bord de mer, lé­gè­re­ment à l’écart de la ville. Dans une autre ca­té­go­rie, à quelques ki­lo­mètres de la ville, le luxueux Cos­ta

Na­va­ri­no, at­te­nant à un 18-trous de qua­li­té.

À VOIR DANS LES EN­VI­RONS

Fer­mée par l’îlot de Sphac­té­rie, la splen­dide

baie de Py­los. Elle fut le théâtre de la plus fa­meuse des ba­tailles na­vales qui condui­sit à l’in­dé­pen­dance grecque : celle de Na­va­rin, qui op­po­sa, le 20 oc­tobre 1827, 80 na­vires, turcs et égyp­tiens, com­man­dés par… cinq ami­raux, à la flotte oc­ci­den­tale de l’ami­ral Co­dring­ton, avec ses 28 vais­seaux fran­çais, russes et an­glais. La ba­taille, confuse, du­ra quatre heures : 60 na­vires turcs furent cou­lés et 6 000 de leurs ma­rins per­dirent la vie ce jour-là. En face, on ne dé­plo­ra que 40 morts fran­çais, 75 bri­tan­niques et 59 russes. Plu­sieurs pe­tits caïques sillonnent au­jourd’hui cette baie, dont le fond est par­se­mé de dé­bris des épaves ot­to­manes. Le pa­lais de Nes­tor : de Py­los, une route de cam­pagne mène, à 6 km de là, à l’un des plus in­té­res­sants « pa­lais » my­cé­niens, contem­po­rain de ceux de My­cènes ou de Ty­rinthe (XVE s. av. J.-C.), mais dé­pour­vu de rem­parts : le pa­lais « dit de Nes­tor », le plus sage et le plus an­cien des com­bat­tants grecs de la guerre de Troie. Ad­mi­ra­ble­ment fouillé par des ar­chéo­logues amé­ri­cains mais fort peu vi­si­té, ce bâ­ti­ment per­met de com­prendre com­ment on lo­geait les élites de cette brillante ci­vi­li­sa­tion. On en com­plé­te­ra la vi­site par celle, 4 km plus loin (à Cho­ra, sur la route de Ki­pa­ris­si), de son mu­sée – exi­gu mais pas­sion­nant. (Site et mu­sée ou­verts de 8 h 30 à15 heures ; le dim. de 9 heures à14 h 30).

SE RES­TAU­RER

Au­tour du port de Py­los, les ta­vernes pro­posent quan­ti­té de pois­sons :

tsi­pou­ra (dau­rade), glos­sa (sole), bar­bou­ni (rou­get) ou simple ma­ri­da (fri­ture), dont on ira bien sûr, avant com­mande, consta­ter la fraî­cheur en cui­sine. Il se­rait en­fin dom­mage de se pri­ver des lé­gumes mes­sé­niens, qui comptent par­mi les meilleurs de Grèce, ap­prê­tés de mille fa­çons : au­ber­gines imam (far­cies aux lé­gumes), ko­lo­ki­tha­kia

ti­ga­ni­ta (cour­gettes frites), ko­lo­ki­tho keph­tedes (bei­gnets de cour­gettes)... Avec l’ou­zo, à l’apé­ri­tif, on exi­ge­ra, bien sûr, les fa­meuses olives ( ka­la­mon) de la voi­sine Ka­la­ma­ta.

THALASSA ! Le Ka­ra­lys beach.

SAINS. Lé­gumes du pa­ra­dis…

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