Le coa­ching au ser­vice des ma­na­gers en herbe

De­puis 2009, Ca­role Sor­det a créé son en­tre­prise Pers­pec­tives Coa­ching. Son ac­ti­vi­té de pré­di­lec­tion : coa­cher les ma­na­gers pour les do­ter d’ou­tils qui vont les ai­der dans leur vie pro­fes­sion­nelle.

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L>> Le coa­ché de­vient ma­na­ger- coach

e coa­ching est ac­tuel­le­ment à la mode. Der­rière ce nom, se cachent des réa­li­tés et des pres­ta­tions sou­vent très dif­fé­rentes. Créa­trice de Pers­pec­tives Coa­ching en 2009, Ca­role Sor­det aime pré­ci­ser comment elle en­vi­sage ses mis­sions : « Je suis con­vain­cue que ma­na­ger n'est ja­mais un sa­voir théo­rique, ni même uni­que­ment un sa­voir-faire mais bien en­tiè­re­ment un sa­voir- être et un sa­voir lié à l'ex­pé­rience. En consé­quence, ma­na­ger ne peut s'ap­prendre uni­que­ment en for­ma­tion ini­tiale ou conti­nue ». « Même si beau­coup de for­ma­tions au ma­na­ge­ment laissent au­jourd'hui une large place à l'hu­main et à son dé­ve­lop­pe­ment per­son­nel, rien ne rem­place le ca­rac­tère in­di­vi­duel et spé­ci­fique du coa­ching », pré­cise-t- elle. Avec ce type de coa­ching, Ca­role Sor­det donne les clés au ma­na­ger pour s'ob­ser­ver et dé­cryp­ter son com­por­te­ment. Il va pou­voir prendre le temps de ré­flé­chir à ce qu'il fait, pour­quoi il le fait et dans quel but. Le coa­ché va s'ar­rê­ter d'agir une heure ou deux pour re­trou­ver le sens de son ac­tion. Le coa­ching va obli­ger le bé­né­fi­ciaire à éta­blir une check-list et à l'uti­li­ser de ma­nière plus sys­té­ma­tique. Le coa­ché va éga­le­ment dé­ve­lop­per des ca­pa­ci­tés d'ob­ser­va­tion. Il va ap­prendre à uti­li­ser sa tête, ses yeux, ses oreilles et son coeur pour ap­pré­hen­der ses col­la­bo­ra­teurs et res­ter ain­si à l'écoute de tous les si­gnaux faibles. En­fin, il va, de ma­nière plus au­to­ma­tique, ap­prendre à re­cher­cher d'autres angles de vue et ain­si trou­ver les nuances de gris entre le blanc et le noir qui bornent sou­vent les dé­ci­sions à prendre. « Fi­na­le­ment, un ma­na­ger ayant vé­cu un coa­ching de­vient un ma­na­ger- coach et, par­fois sans en avoir to­ta­le­ment conscience, re­pro­duit avec ses équipes la re­la­tion qu'il a vé­cue avec son coach », af­firme la fon­da­trice de Pers­pec­tives Coa­ching. Aus­si loin que re­montent ses sou­ve­nirs, Ca­role Sor­det avoue avoir tou­jours été pas­sion­née par la ren­contre de l'autre. Après des études de langues étran­gères ap­pli­quées, elle tra­vaille dans le ser­vice com­mer­cial ex­port d'une mai­son de né­goce en vins puis dans une or­ga­ni­sa­tion pro­fes­sion­nelle in­ter­na­tio­nale. En­suite, elle va oc­cu­per des postes né­ces­si­tant à la fois du ma­na­ge­ment d'équipes in­ter­cul­tu­relles et du ma­na­ge­ment de pro­jets de co­opé­ra­tion in­ter­na­tio­nale. « Ces aven­tures hu­maines m'ont per­mis de cons­truire une ex­pé­rience riche et va­riée du mé­tier de ma­na­ger et d'ob­ser­ver les dy­na­miques qui ré­gissent les struc­tures hu­maines ». Plus tard, elle suit une for­ma­tion à l'E.M. Lyon et prend la di­rec­tion des fi­liales com­mer­ciales de cette or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale. Elle est alors confron­tée à la ges­tion hu­maine mais aus­si com­mer­ciale, fi­nan­cière, ad­mi­nis­tra­tive et ju­ri­dique d'une PME. « L'ex­pé­rience de la créa­tion et de la di­rec­tion d'en­tre­prise m'a don­né en­vie d'in­dé­pen­dance. Par ailleurs, j'ai ac­quis la cer­ti­tude que je pour­rais ac­com­pa­gner plus ef­fi­ca­ce­ment les autres sur leur che­min pro­fes­sion­nel en étant hors de leur struc­ture hié­rar­chique, de leurs jeux et en­jeux ». Ca­role prend alors la dé­ci­sion de se for­mer au coa­ching et de créer son en­tre­prise. Pour son plus grand bon­heur.

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