Lau­rence Ar­né, « na­ture… elle ! »

Infrarouge - - INTERVIEW DÉCOUVERTE - Par Her­vé Prou­teau.

L’écoute. Je fais t r è s at tent ion à é v iter les au­to­mat ismes, pour g a rder de la spon­ta­néi­té et de l’au­then­ti­ci­té.

Si vous de­viez vous ra­con­ter en quelques mots ?

Per­sé­vé­rante, am­bi­tieuse, ré­ser­vée et ré­flé­chie !

Avec qui vous confond-on ?

Avec Alice Ta­glio­ni par­fois. Avec Diane Tell… quand elle était jeune ! Et à New York, un mec m’a pris pour Brit­ney Spears !

Quel est le film que vous n’avez tou­jours pas vu ?

« Les oi­seaux » d’Hit­ch­cock.

L’ac­trice qui vous a le plus don­né en­vie de faire ce mé­tier ?

Ce n’est pas par­ti de quel­qu’un, mais d’une en­vie d’écrire et d’être sur scène.

Une qua­li­té qu’on vous re­con­naît sou­vent ? Le dé­faut qu’on vous trouve par­fois ?

De ne pas as­sez dé­lé­guer.

Des la­cunes dans le jeu ? C’est com­pli­qué d’être « cas­tée » pour des rôles face à des co­pines co­mé­diennes ?

On le sait ra­re­ment ! Et puis, une fois qu’on a bien in­té­gré que tout ce­ci est très sub­jec­tif. Cha­cun donne le maxi­mum et… ça passe ou ça casse !

Le truc qui vous agace dé­jà au ci­né­ma ?

De voir un peu trop sou­vent les mêmes têtes dans les films. On prend bien peu de risque !

Une ré­com­pense dont vous rê­vez ?

Je rêve de réa­li­ser mon film. Et d’avoir du pu­blic dans la salle ! Et puis, à 50 ans… de tour­ner en­core !

Un par­te­naire mas­cu­lin que ce­la ne vous gê­ne­rait vrai­ment pas de de­voir em­bras­ser pour une scène ?

Il y en a beau­coup ! J’ai sur­tout un gros pro­blème avec ceux qui ont une bouche un peu pour­rie. Bon, je di­rais Adrian Bro­dy.

Une er­reur que vous ne com­met­trez pas deux fois ?

De trop par­ler. Je ne ba­lance pas tout. J’ai ten­dance à faire un peu trop confiance et ça m’a joué des tours…

Un suc­cès qui vous laisse plus que per­plexe ?

« Bien­ve­nue chez les Ch’tis » : j’ai trou­vé ça sym­pa, mais je n’ai pas com­pris les 20 mil­lions d’en­trées.

Un prin­cipe de base au­quel vous vous te­nez ?

Être droite et juste. C’est fa­cile pour moi, je le suis na­tu­rel­le­ment !

Quel est le dé­faut ty­pi­que­ment mas­cu­lin que vous trou­vez char­mant ?

Le cô­té en­fan­tin. J’aime cette part en­fan­tine chez les hommes.

À qui di­riez-vous « oui », presque sans ré­flé­chir ?

Wes An­der­son (réa­li­sa­teur de « The Dar­jee­ling Li­mi­ted » ou en­core « La fa­mille Te­nen­baum », ndlr)

Un « beau mec » qui fait cra­quer toutes vos co­pines, sauf vous ?

Brad Pitt…

Ce­lui que vous êtes presque la seule à trou­ver cra­quant ?

Jacques Gam­blin !

Comment faites-vous pour faire ve­nir les larmes ? Une as­tuce ?

C’est une ques­tion de res­pi­ra­tion. Si vous don­nez le si­gnal à votre corps, en sac­ca­dant votre res­pi­ra­tion, il en­voie les pleurs ! Pas be­soin de pen­ser à des trucs hor­ribles.

Quel est l’ac­teur ou l’ac­trice dont vous ne pen­siez pas croi­ser si ra­pi­de­ment le che­min ?

Catherine Frot et Ma­thilde Sei­gner avec qui je viens de tour­ner « Bow­ling » (qui sort le 18 juillet, ndlr). Je crai­gnais de les ren­con­trer, on m’avait dit qu’elles

Un conseil qui vous a fait du bien ?

D’ar­rê­ter de culpa­bi­li­ser tou­jours pour tout. Du coup, j’ai be­soin d’être ras­su­rée tout le temps, c’est « re­lou » !

Une ex­pres­sion qui vous va bien ?

« Trop chouette » !

Une jo­lie ren­contre que vous « sen­tez bien » mais qui n’a pas en­core eu lieu ?

Za­bou Breit­man. Ce n’est pas la pre­mière fois qu’on aper­çoit son jo­li mi­nois sur les écrans. Suite à ses dé­buts « spec­ta­cu­laires » sur scène, Lau­rence s’est ra­pi­de­ment fait re­pé­rer. De­puis, elle en­chaîne les rôles, au ci­né­ma et dans la sé­rie « Wor­kinGirls » sur Canal Plus ». À suivre !

De quoi sou­hai­tez-vous vous pré­ser­ver, à part du suc­cès ?

Avec le suc­cès, cer­tains hu­mo­ristes manquent de créa­ti­vi­té. Ils ont leur pu­blic et rien qu’en di­sant « Bon­jour » sur scène, les gens sont morts de rire… Dieu m’en pré­serve !

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