Guy La­gache, à feu doux

Infrarouge - - INTERVIEW CUISINÉE - Par Her­vé Prou­teau.

Jour­na­liste pure souche, long­temps res­té dans l’ombre qu’il af­fec­tionne, il est pas­sé de­vant les ca­mé­ras pour suc­cé­der à Em­ma­nuel Chain dans Ca­pi­tal. De­puis bien­tôt un an, il est di­rec­teur des pro­grammes et de l’in­fo de Di­rect 8, une autre affaire…

Dans quel do­maine ou à quel su­jet, ré­gu­liè­re­ment,

mar­chez­vous « le plus sur des oeufs Le ma­tin à 7h, lorsque je ré­veille mes en­fants. votre as­siette Je vais cou­rir.

De

?

pas « per­du une miette Ça date un peu, mais j’ai ado­ré le film « In­cen­die », c’est un chef d’oeuvre (film sor­ti en 2010, réa­li­sé par D. Villeneuve, ndlr). de la cuillère Un jour je suis de­ve­nu ding ue en re­por­tage. On était au Con­go, épui­sés en pleine jungle, pour a l ler f i lmer clan­des­ti­ne­ment les mines d ’ étain. Des com­bats avaient lieu, nous étions très ten­dus. Alors, quand j’ai réa­li­sé que notre « f i xeur » ( g uide, ndlr) nous « trim­bal­lait », je l ’ai re­gar­dé droit dans les yeux et j’ai hur­lé : « Je suis à 5000 bornes de chez moi et si tu conti­nues à te foutre de nous, ça va pas le faire ». Il a vu que j’étais fou. Et il nous a en­fin conduit aux mines.

pas « dans

pas al­lé « avec le dos

pleu­ré comme une ma­de­leine Il y en a plu­sieurs ! J’ai la larme fa­cile au ci­né­ma. Dans Hu­go Ca­bret, de Scor­cese, lorsque Georges Mé­liès re­dé­couvre ses films qu’il croyait disparus.

»? Que faites-vous pour al­ler mieux, lorsque vous n’êtes

»?

quel « pain » ne man­ge­rez-vous jamais Je fais tout pour ne jamais être en porte-à-faux, afin de conser­ver, en toute cir­cons­tance, mon in­dé­pen­dance et mon in­té­gri­té jour­na­lis­tique.

Un livre, un film, une pièce ou un mo­ment cultu­rel, dont vous n’avez »? Un mo­ment par­ti­cu­lier où vous n’y êtes

»? Spec­tacle… la der­nière fois que vous avez «

»? Des grands per­son­nages pu­blics que vous avez ai­més et qui

mangent les pis­sen­lits par la ra­cine,

qui re­gret­tez vous le plus ?

Yitz­hak Ra­bin, l’es­poir de la paix.

Jus­qu’où iriez-vous pour « », si vous aviez un jour vrai­ment be­soin d’ar­gent ?

faire bouillir la mar­mite Il n’y a pas de li­mite lors­qu’on a be­soin de ga­gner sa vie ou de survivre. J’ai tou­jours con­si­dé­ré que tout pou­vait s’ar­rê­ter et que, s’il fal­lait re­com­men­cer à la base, je le fe­rais sans pro­blème. J’ai une chance énorme, j’aime pas­sion­né­ment mon bou­lot !

Qu’ap­pré­ciez-vous le plus dans l’ap­par­te­nance à ce qu’on ap­pelle « »?

le gratin Me dire que tout ça est fu­tile ! Sur­tout lors­qu’on consi­dère comme moi, ne pas en faire par­tie…

Votre do­maine d’ac­ti­vi­té, c’est vrai­ment comme on l’en­tend par­fois, « un

panier de crabes Et plus que ça ! Les crabes pour­raient

»?

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