Fré­dé­ric Lo­pez, en ter­rain connu

Infrarouge - - INTERVIEW « CUISINÉE » - Par Her­vé Prou­teau.

Ses émis­sions font du bien, presqu’au­tant pour ceux qui les vivent que pour ceux qui les re­gardent, c’est peut- être ça la marque de fa­brique de l’un des rares ani­ma­teurs pro­duc­teurs qui n’a pas peur d’in­no­ver. Et on aime sa « haute es­time fra­gile de lui– même » ! Je suis in­ca­pable de gar­der les choses pour moi. J’ai un pro­blème avec la hié­rar­chie et l’au­to­ri­té. Per­so ou bu­si­ness, ra­con­tez- nous votre plus beau « four » ? En jan­vier 2012, avec mon émis­sion sur le bon­heur, alors que j’avais con­sa­cré trois ans de ma vie au bon­heur jus­te­ment et que les fran­çais n’ont pas été au ren­dez­vous. Du coup, j’ai lu L’Ap­pren­tis­sage de l’im­per­fec­tion. Que faites- vous pour al­ler mieux, lorsque vous n’êtes pas « dans votre as­siette » ? Je me mets au vert, dans la na­ture, et je dé­couvre les ver­tus du si­lence. C’est le seul en­droit où l’on at­tend rien de vous ! De « quel pain » ne man­ge­rez- vous jamais ? Le dé­ni­gre­ment. Un sport na­tio­nal qui coûte cher au pays… Un mo­ment cultu­rel dont vous n’avez « pas per­du une miette » ? Eloge de la fai­blesse, le pre­mier livre d’un écri­vain et phi­lo­sophe que je vé­nère, Alexandre Jol­lien. Un mo­ment par­ti­cu­lier où vous n’y êtes pas al­lé « avec le dos de la cuillère » ? En ra­dio, un chro­ni­queur que j’ai vi­ré parce qu’il fai­sait du mau­vais es­prit. C’est par­fois conta­gieux. Je leur de­mande d’être « fans » les uns des autres. Spec­tacle… la der­nière fois que vous avez pleu­ré « comme une ma­de­leine » ? Dans En Terre in­con­nue, on pleure lors­qu’on se dit « au re­voir » , on pleure au mon­tage et on pleure à la dif­fu­sion ! Au dé­but, les hommes que je croi­sais dans la rue me di­saient : « J’ai failli pleu­rer en re­gar­dant votre émis­sion » , de­puis qu’ils ont vu Fré­dé­ric Mi­cha­lak pleu­rer, ils avouent ver­ser leur pe­tite larme… Des grands per­son­nages pu­blics qui « mangent les pis­sen­lits par la ra­cine » , qui vous trouble le plus ? Il faut quand même se rap­pe­ler que Gand­hi comme Mar­tin Lu­ther King ont Quelle est la plus grosse cou­leuvre que vous ayez dû ava­ler pro­fes­sion­nel­le­ment ? J’ai été vi­ré en 2003 d’une émis­sion de ci­né­ma parce que j’avais ou­vert ma bouche. De­puis, on me rap­pelle en per­ma­nence qu’il vaut mieux par­fois ava­ler des cou­leuvres ! Aux pe­tits oi­gnons… quel est le pro­jet au­quel vous ne sau­riez dire non ? Fa­bri­quer la ver­sion amé­ri­caine de En terre in­con­nue, avec Léo­nar­do di Ca­prio qui par­ti­rait dans le froid et Kate Wins­let dans le chaud, alors que j’ai re­fu­sé toutes les dé­cli­nai­sons et ver­sions étran­gères, pour lais­ser nos amis tran­quille. Mais ap­pre­nons à nous connaître et n’ayons pas peur des autres.

Le dé­ni­gre­ment est un sport na­tio­nal qui coûte cher

au pays

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