Mé­la­nie Ber­nier, n’est plus une ga­mine

Infrarouge - - INTERVIEW - Par Her­vé Prou­teau.

Po­nette de Jacques Doillon, ça m’a mar­quée, je re­jouais une scène et je pleu­rais… Mi­cro­cos­mos que mon père – ins­ti­tu­teur - m’a obli­gée à voir. Star wars, au­cun de la sé­rie. Et j’ai en­fin vu Un homme et une femme !

Dir­ty dan­cing ! Vous avez for­cé­ment dé­jà croi­sé son jo­li mi­nois. De la télé au théâtre et plus en­core au ci­né­ma, elle change de re­gistre avec fa­ci­li­té, al­ter­nant les rôles graves ou plus lé­gers. Vous la dé­cou­vri­rez pé­tillante à sou­hait dans Les ga­mins, en­tou­rée par les deux hommes de sa vie : Alain Cha­bat et Max Bou­blil. Tout un pro­gramme…

Vous sou­ve­nez- vous du pre­mier film que vous avez vu au ci­né­ma ?

Je crois que c’est Ala­din.

Votre pre­mier coup de coeur pour un film ?

Un mau­vais sou­ve­nir au ci­né­ma ?

Le film que vous avez le plus vu ? Le film que vous n’avez tou­jours pas vu ? Ce­lui dont vous avez quit­té la pro­jec­tion en cours ?

J’ai failli dire Trouble eve­ry day de Claire De­nis, mais je crois que je n’ai jamais osé quit­ter une salle !

L’ac­trice qui vous a le plus don­né en­vie de faire ce mé­tier ?

Au­cune en par­ti­cu­lier, même si j’ai­mais bien Kim Bas­sin­ger. Elles m’ont presque toutes fait rê­ver.

Votre pre­mièr baiser au ci­né­ma ? C’était cô­té spec­ta­trice ou cô­té ac­trice ?

C’était pen­dant le film Sixième sens avec Bruce Willis ! C’était la pre­mière fois que j’em­bras­sais un gar­çon, j’ai lou­pé qua­si­ment tout le film !

Faites la pro­mo du film Les ga­mins en cinq ad­jec­tifs…

Le plus com­pli­qué en tout cas, ce fût de chan­ter pour des es­sais. Le pia­niste qui m’avait en­ten­du a dit au réa­li­sa­teur : « ne la vois pas, elle n’en­tend rien ! »

Qu’est- ce qui est dif­fi­cile au ci­né­ma ? Quel est le film que vous re­gret­tez, parce que vous n’avez pas été prise ?

Je n’ai jamais de re­grets, je me dis que ce n’était pas mon che­min ! Dans Po­pu­laire par exemple, j’ai pas­sé les es­sais pour le pre­mier rôle, c’est Dé­bo­rah ( Fran­çois, ndlr) qui a été choi­sie, et j’étais la plus heu­reuse des filles en in­car­nant fi­na­le­ment Annie Le­prince Rin­guet dans le film ! Sin­cère, drôle, trans­gé­né­ra­tion­nel, ro­man­tique et frais !

Quel est le truc le plus fou que vous ayez osé faire pour dé­cro­cher un rôle ?

Au­jourd’hui en­core, le plus com­pli­qué, c’est lors­qu’on me choi­sit pour ce que je suis, une jeune fille de son temps. Il n’y a au­cun truc à creu­ser, pas de pas­sé, pas de quoi se nour­rir pour jouer.

Et qu’ima­gi­niez- vous de plus fa­cile ?

Faire rire au ci­né­ma, c’est un cau­che­mar, même si ça me pa­raît moins dif­fi­cile main­te­nant.

Pre­mier trac lors d’une scène ? A quelle oc­ca­sion ?

C’est à chaque fois au théâtre, lors des pre­mières et je me dis im­man­qua­ble­ment : « Mais qu’est- ce qui m’a pris de me foutre dans cette ga­lère ? » J’ai com­pris as­sez vite que lorsque mon père me di­sait : « On n’est pas à Ver­sailles ici ! » , il fal­lait que j’éteigne les lu­mières. Mais au­jourd’hui en­core, j’ai du mal à dif­fé­ren­cier un « pitch » d’un « speach » …

Pre­mière scène gê­nante, dé­li­cate ou em­bar­ras­sante ?

Le plus gê­nant, c’est de créer une in­ti­mi­té avec quel­qu’un avec qui on ne l’a pas dans la vraie vie !

Ga­mine, quelle est l’ex­pres­sion que vous avez mis du temps à com­prendre ?

Je n’étais pas du genre fan de, j’ai­mais Di Ca­prio dans Ti­ta­nic.

De qui étiez- vous amou­reuse par­mi les « stars » qui han­taient votre en­fance ?

mais

Un rêve qui s’est écrou­lé ?

Au­cun ! Mais pe­tite je fai­sais par­fois des rêves bi­zarres. Par exemple, j’ai long­temps rê­vé et prié pour que mes pa­rents aient une Re­nault Es­pace !

Une pe­tite honte, que vous as­su­mez main­te­nant ?

En 6e, je vou­lais sor­tir avec un gar­çon, mais je ne vou­lais pas l’em­bras­ser avec la langue alors il m’a pla­qué ! La honte…

Y- a- t- il un truc que vous ap­pré­ciez chez les autres, mais pas chez vous ou sur vous ?

Un jean et des Converse basses, mais sur moi ça fait « j’ai douze ans ! » . Re­trou­vez Mé­la­nie Ber­nier dans Les ga­mins, de An­tho­ny Mar­cia­no, aux cô­tés d’Alain Cha­bat, San­drine Ki­ber­lain, Max Bou­blil ( sor­tie le 17 avril).

Dans la peau de quel homme ai­me­riez- vous pas­ser 24 h ?

Dans celle d’un dan­seur étoile, je rê­vais être dan­seuse.

Qui ne pour­rait- on pas vous soup­çon­ner d’ad­mi­rer ?

Je me moque de la royauté d’au­jourd’hui, mais je re­con­nais que j’adore les rois de France. En­fin, plu­tôt les reines du XVIe siècle. J’aime les ro­mans his­to­riques.

Qu’est- ce qui vous im­pres­sionne le plus chez vous ?

Ma fa­ci­li­té à bien m’en­tou­rer. Mon ins­tinct me joue ra­re­ment des tours. Et puis j’ai un su­per « ra­dar à connards » !

A mes pa­rents.

Et ce qui vous dé­çoit le plus ?

D’ac­cep­ter de me mettre en po­si­tion d’at­tente. J’ai­me­rais être moins dans l’at­tente.

A qui di­riez- vous « Oui » presque sans ré­flé­chir ?

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