Bar­ba­ra Ca­bri­ta, dans le rôle de sa vie

Infrarouge - - INTERVIEW DÉCOUVERTE -

Très bon. On joue un couple et pour ça, il faut de la com­pli­ci­té. On ne se connais­sait pas avant, mais on a tout de suite par­ta­gé des choses sur nos vies pri­vées res­pec­tives, le jeu en a été beau­coup plus simple et na­tu­rel. On n’a pas fait la mé­thode « ac­tors stu­dio » où il faut s’in­ven­ter un pas­sé pour être cré­dible de­vant la ca­mé­ra ! Ele­vée dans la culture por­tu­gaise, elle joue un rôle qua­si sur me­sure dans qui ra­conte l’his­toire d’un couple de concierge et maçon au ser­vice de tous de­puis des an­nées. Un film qui n’évite pas les cli­chés avec beau­coup d’hu­mour et de ten­dresse.

Pré­sen­tez- vous en 3 mots ?

En­tière, dy­na­mique et un peu chiante !

Votre per­son­nage Pau­la re­met les pen­dules à l’heure en di­sant tout haut ce qu’elle pense, êtes- vous comme ça ou plu­tôt di­plo­mate dans la vie ?

Je suis un peu des deux, ça dé­pend des gens avec qui je suis. La plu­part du temps, j’ai un peu de mal à ca­cher les émo­tions. Je suis as­sez fron­tale, mais jamais pour être grande gueule, juste pour dire ce qui ne va pas.

Qu’est- ce que vous re­gret­tez de ne pas avoir dit un jour qui mé­ri­tait la fran­chise ?

J’ai pu être im­pres­sion­née par cer­taines per­sonnes qui ne me connais­saient pas vrai­ment et je re­grette de ne pas avoir eu le cou­rage de dire « vous vous mé­pre­nez ! » . Il faut as­su­mer qui on est et être sûr de soi, mais ce n’est pas tou­jours fa­cile.

Quel est le pire cli­ché qui existe sur la com­mu­nau­té por­tu­gaise ?

Que les femmes ont des poils par­tout ! Ce n’est pas for­cé­ment le pire, mais c’est ce­lui qui me vient à l’es­prit. Je suis la pre­mière à en ri­go­ler, mais je peux vous dire que c’est vrai­ment loin de la vé­ri­té !

Comment est Lan­nick Gau­try, votre par­te­naire dans le film ? Est- ce que ce re­tour au ci­né­ma se­ra un peu plus long que les pré­cé­dentes pé­riodes pas mal mar­quées par des pro­duc­tions TV ?

Je l’es­père. Ce film est une grande chance. Je sais qu’il y a des co­mé­diens qui font de la télé ou du théâtre toute leur vie, c’est as­sez ca­dré, mais je n’ap­par­tiens pas à une fa­mille spé­ci­fique. Quand j’ai ar­rê­té

j’ai en­chaî­né avec le théâtre alors que je ne n’en avais jamais fait. J’ai bien conscience de la dif­fi­cul­té d’évo­luer dans ces do­maines.

C’est le pre­mier long mé­trage de Ru­ben Al­vès, lui même d’ori­gine por­tu­gaise, il vous a choi­sie pour ce point com­mun ?

Je l’avais ren­con­tré il y a une di­zaine d’an­nées dans une sé­rie alors qu’il était ac­teur. Et quand mon agent m’a in­for­mé qu’un cer­tain Ru­ben Al­vès vou­lait me ren­con­trer, j’étais qua­si sûre que c’était lui. Il cher­chait des co­mé­diens avec un réel at­ta­che­ment au Por­tu­gal. Il a sen­ti que c’était vis­cé­ral pour moi et que ce rôle était vrai­ment proche de ce que j’étais. Jamais je n’avais joué avec ce cô­té de moi et je ser­vais mon cô­té fran­çais et por­tu­gais à la fois.

Quel est le rôle que vous au­riez du mal à jouer ?

Lara Croft. Pour ar­ri­ver à s’iden­ti­fier à une « bom­basse » , il faut avoir une vi­sion de soi as­sez forte.

Et ce­lui qui vous a échap­pé lors d’un cas­ting ?

J’ai pas­sé le cas­ting du der­nier James Bond pour jouer le rôle qu’a eu Bé­ré­nice Mar­lohe. C’est un beau rôle, mais je pense qu’il faut avoir une sa­crée confiance en soi pour en­dos­ser ce rôle. C’est une qua­li­té qu’a eue Bé­ré­nice Mar­lohe. C’est vrai que je réus­si­rais plus si je le jouais avec de l’au­to­dé­ri­sion.

Quelle est la plus grande qua­li­té que vos amies vous prêtent?

On dit que je suis tou­jours pé­tillante et so­laire, mais j’ai comme tout le monde mes mo­ments de spleen qui ne se voient pas et que les autres ignorent…

Et le dé­faut que vous pou­vez avouer ?

Je suis ul­tra per­fec­tion­niste, ça va avec le cô­té chiant. Je ne laisse pas beau­coup de place à l’im­pré­vu, je veux tout contrô­ler.

La pe­tite phrase in­té­rieure que vous en­ten­dez sou­vent ré­son­ner en vous ?

Rien n’est jamais ac­quis.

Vous pra­ti­quez le Krav Ma­ga, c’est pour vous dé­fendre ou vous dé­fou­ler ?

Pour me dé­fou­ler. A un mo­ment de ma vie, j’ai eu une pé­riode dif­fi­cile. J’étais une an­cienne spor­tive, je fai­sais de la gym et suite à un ac­ci­dent, j’ai dû tout ar­rê­ter.

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