Ca­te­ri­na Mu­ri­no, belle na­ture !

Infrarouge - - INTERVIEW - Par Her­vé Prou­teau.

Je suis très f ière d’avoir été James Bond girl, mais j’avoue trou­ver un peu ré­duc­teur qu’on me pré­sente et qu’on me ré­sume à ça. Alors… « Ca­te­ri­na Mu­ri­no » , tout sim­ple­ment, c’est ce qu’il y a de mieux. Elle in­car­ne­ra pro­chai­ne­ment In­grid Be­tan­court sur grand écran et se pré­pare à tour­ner Fe­ver pour Bol­ly­wood. De­puis Casino Royale, l’ex James Bond girl en­chaîne les rôles dont ce­lui de Pé­né­lope dans la sé­rie Odys­seus et mon­te­ra sur les planches en oc­tobre. Tête à tête…

Comment pré­fé­rez- vous que l’on vous pré­sente ? En Sardaigne, plus jeune, avez­vous sou­ve­nir d’un pre­mier signe du des­tin vers votre mé­tier ?

Je ne vou­lais pas de­ve­nir ac­trice ! Alors les clins d’oeil du des­tin…

Qu’ose­riez- vous nous dire sur l’Ita­lie, le ci­né­ma et le gla­mour ?

Concer­nant le ci­né­ma, on a le po­ten­tiel pour re­trou­ver notre gloire per­due, mais on n’en a pas en­core as­sez conscience. Et en ma­tière de gla­mour, les Fran­çais pensent avoir le mo­no­pole… j’ai bien peur que vous vous trom­piez !

Que ne peut- on vrai­ment pas vous re­pro­cher pro­fes­sion­nel­le­ment ?

De ne pas connaître mon texte ! Pour le reste, cha­cun son avis.

Vous jouez dans Odys­seus, cette sé­rie sur Arte, faites- en la promo en quelques ad­jec­tifs…

In­no­vante, émou­vante, ad­dic­tive, in­tri­gante.

C’est d’ac­tua­li­té, alors un sou­ve­nir à Cannes pen­dant le fes­ti­val ?

J’y suis al­lée deux fois… quel fou­toir ! Les ac­teurs qui pré­sentent un film là- bas « C’était comment le tour­nage de Casino Royale ? » doivent « se do­per » pour te­nir la ca­dence ! Entre les in­ter­views, la promo, le ta­pis rouge… on a ni le temps de man­ger, ni de boire un verre d’eau, ni de faire pi­pi ! Bon cou­rage !

Deux com­men­taires « op­po­sés » sur quelques mo­ments mar­quants de votre car­rière ci­né­ma ?

L’En­quête Corse… Ex­plo­sive, mais mal­heu­reu­se­ment tou­jours d’ac­tua­li­té ! Les Bron­zés 3… Gros suc­cès, mais n’abu­sons pas du so­leil sarde ! Casino Royale… la chance de ma vie, mais James Bond girl pour tou­jours ! Comme les 5 doigts de la main… C’est bien le mé­lange des cultures, mais ce se­rait mieux de le vivre plus sou­vent dans la vie et pas seule­ment dans les films. La sé­rie XIII … mon plus beau rôle, mais je meurs trop vite !

Qu’avez- vous de plus et de moins que les autres ac­trices ?

Mon ac­cent ! On m’en parle sans ar­rêt dans ma vie pri­vée… mais c’est un cau­che­mar dans mon mé­tier.

Que dit- on de vous de peu flat­teur que vous ose­riez nous ré­pé­ter ?

Mes amis n’aiment pas qu’on dise ça de moi alors que je le prends comme un com­pli­ment : « Elle a un corps de femme et un vi­sage d’homme » …

Le truc qui vous agace chez vos contem­po­rains ?

La mau­vaise édu­ca­tion, on ne se re­garde pas, c’est cha­cun pour soi.

La faute de goût pour la­quelle vous avez le moins d’in­dul­gence?

Dé­so­lée de vous ap­prendre que les hommes qui portent des chaus­settes blanches, ça existe en­core !

Et celle pour la­quelle vous avez le plus d’in­dul­gence ?

Ceux qui font quelques im­pairs en ten­tant de ne suivre que les modes qui leur vont et non pas celles que tout le monde porte !

Pub, vous a- t- on fait des pro­po­si­tions sau­gre­nues que vous avez re­fu­sées ?

A l ’ étran­ger, on m’a pro­po­sé de faire une pub pour un laxa­tif ! Avec juste m on vi­sage et un grand sou­rire sur l’af­fiche ! Une ex­pres­sion à la mode qui vous énerve ? Tout ce qui est à la mode m’énerve… Tout ce que tout le monde trouve for­mi­dable m’agace. Je suis une in­com­prise…

Que faites- vous pour re­trou­ver le sou­rire quand ça ne va pas ?

Je mange du cho­co­lat noir et je fais le tour de la Place Ven­dôme pour m’ar­rê­ter chez Mau­bous­sin !

Votre dé­fi­ni­tion de l’élé­gance ?

C’est in­té­rieur, dans la na­ture de cha­cun. Les femmes les plus élé­gantes que j’ai vues étaient des Mas­saï, ha­billées avec trois bouts de tis­su, mais d’une telle élé­gance !

Quel est le su­per­flu dont vous ne pou­vez plus vous pas­ser ?

Les bi­joux.

Et ce­lui qui n’a pas de prise sur vous ?

Les voi­tures… les mo­tos et les vé­los !

Le pe­tit luxe qui a une grande im­por­tance à vos yeux ?

Ma fac­ture de té­lé­phone por­table.

Le trait le plus élé­gant de votre ca­rac­tère ?

Je re­garde beau­coup au­tour de moi. Je suis tou­jours en quête de sa­voir comment « sau­ver le monde » !

Et le plus sombre ?

En bonne Sarde, je peux mon­ter as­sez vite dans les tours et ce n’est pas un jo­li spec­tacle.

Der­nier verre, qu’est- ce qu’on vous sert pour vous dé­tendre ?

Une ca­mo­mille ou une ver­veine ! Je n’ai pas be­soin d’être ivre pour m’amu­ser, ni pour le reste…

Que ne sup­por­tez- vous plus que l’on vous pose comme ques­tion ?

Re­trou­vez Ca­te­ri­na Mu­ri­no dans Odys­seus sur Arte, puis au Théâtre du Gym­nase en oc­tobre dans Mé­dée. Elle tourne cette an­née le film Fe­ver sous la di­rec­tion de Ra­jeev Jha­ve­ri et In the search of In­grid de Bet­ty Ka­plan.

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