Ka­rine Le Mar­chand et Alix G les fées de l’amour

Infrarouge - - INTERVIEW - Par Aude Ber­nard- Treille et Ma­rie- Laure Com­belles.

K : J’avais l’idée de ce livre, mais je ne vou­lais pas que ce soit trop sé­rieux car être cé­li­ba­taire n’est pas for­cé­ment une tare. C’est même re­com­man­dé par­fois dans cer­taines pé­riodes de la vie. Les livres sur le su­jet sont déses­pé­rants à mou­rir. Ce­lui- ci s’offre, il fait rire. Mais pour le trait d’hu­mour, je ne voyais qu’une seule per­sonne, le Dr AGA que je lis dans Elle et dont je suis ar­chi fan. On ne se connais­sait pas, ça a fonc­tion­né. On a ce point com­mun de se mo­quer des si­tua­tions, mais pas des gens. A : Au bout de 5 se­condes, on riait dé­jà en ra­con­tant ce qu’on vou­lait faire. Je campe des per­son­nages en sé­duc­tion, pous­sés à l’ex­trême avec bien­veillance. C’est im­por­tant de rire avec les gens et pas contre eux. Si­non, ça de­vient gra­tuit et mé­chant. K : On est en couple, donc ça veut dire qu’on a pro­gres­sé. Je suis une ex « in­fir­mière » . A : Moi un peu « L’ani­ma­trice de L’amour est dans le pré et la jour­na­liste au ma­ga­zine Elle conseillent, avec hu­mour, les cé­li­ba­taires qui cherchent l’amour et tous ceux qui veulent chan­ger leur re­la­tion de couple ! Drôles, pi­quantes et tou­jours bien­veillantes, elles se sont prê­tées na­tu­rel­le­ment à notre conver­sa­tion de filles !

Dans quelle ca­té­go­rie vous re­trou­vez- vous ?

sor­cière

» .

Comment est né ce livre ? Et le choix des 20 per­son­na­li­tés dé­crites ?

K : Tout est ve­nu de l’émis­sion, je vois les mêmes pro­fils hommes ou femmes chaque an­née. Le « psy­cho ri­gide » qui va mettre 25 mi­nutes à dé­pla­cer un verre sur la table dis­crè­te­ment parce que la fille l ’au­ra chan­gé de place, la cas­tra­trice qui dit « je cherche l ’amour » alors qu’elle cherche un chien, ou le « Bon pote ri­go­lo » qui n’ar­rive pas à pas­ser en mode sé­duc­tion. A : Il y a aus­si dans nos co­pines des « hys­té­riques » , des filles up and down, « celle qui a ou­blié qu’elle était une femme » qui a pris 30 ki­los après bé­bé ou de « grandes brû­lées de l’amour » , fi­gées dans leur rup­ture, qui au bout de 5 mi­nutes ra­content à un mec, qui vient de­man­der l’heure, pour­quoi tous les mecs sont des sa­lauds… K : On vou­lait faire « le gros lourd qui met la main aux fesses » , mais les psy nous ont dit que ce­lui- là était tou­jours en couple !

Qu’avez- vous ap­pris que vous igno­riez au­près des psys et sexo­logues qui vous ont ai­dées à dé­fi­nir ces cé­li­ba­taires ?

K : Que tout le monde peut chan­ger. C’est le mes­sage du livre. Notre com­por­te­ment a plus de consé­quences sur notre vie que ce que nous sommes vé­ri­ta­ble­ment. A : Une très belle per­sonne peut être bou­sillée par ce qu’elle fait, par sa mal­adresse etc. K : J’ai ap­pris qu’il y avait tou­jours de l’es­poir. Exemple avec « le ra­din » . Ce n’est pas à cause de ses pa­rents parce qu’il au­rait man­qué de tout, ou au contraire parce qu’il a vé­cu dans l’opu­lence et qu’il en au­rait été dé­goû­té. Il est ra­din à cause d’un truc qui s’est pas­sé au stade anal et qu’il n’ar­rive pas à lar­guer, au sens fi­gu­ré bien en­ten­du. A : La « nu­nuche » par exemple, c’est parce qu’elle ne va pas bien. La bê­tise est un symp­tôme. K : Je ne pen­sais pas qu’on était à ce point in­fluen­cé par la so­cié­té et que le cé­li­bat était une consé­quence du mar­ke­ting, de l’hy­per choix, de ce qu’on nous met dans la tête. On est for­ma­té car on pense qu’il y a une seule per­sonne qui doit être « comme ci et comme ça » qui peut nous rendre heu­reux. Ça nous em­pêche de voir les autres.

Alix, quel est le conseil que vous n’avez pas dit dans « comment se faire épou­ser ? » que vous dé­cri­vez dans cet ou­vrage ?

C’était un livre d’hu­meur sans psy de­dans, mais c’est vrai qu’il y a 20 ans, on obli­geait les gens à se ma­rier, il y avait moins de « filles qui font peur » et de « flip­pé de l’en­ga­ge­ment » . Je conseille ce que di­sait ma grand- mère : « A ceux qui sont beaux, il faut leur dire qu’ils sont in­tel­li­gents et à ceux qui sont in­tel­li­gents, il faut leur dire qu’ils sont beaux » .

Ka­rine, à quel genre de cé­li­ba­taire re­fu­se­riez- vous de don­ner sa chance dans Le bon­heur est dans le pré ?

Per­sonne à part les ma­ni­pu­la­teurs per­vers. Emile Louis n’a pas sa place même s’il jar­dine très bien.

Entre « il n’y a pas de règle et je veux être res­pec­tée » , que ré­pon­dez- vous à la ques­tion « pour ou contre cou­cher le pre­mier soir » ?

A : Pas de règle, mais je me rends compte que je ne l’ai ja­mais fait. Je suis t rès old school f in­ale­ment. Ce dont je suis sûre, c’est qu’il ne faut ja­mais cou­cher le der­nier soir, ce­lui i de la rup­ture. Pas de « der­nier pour la route » . Après, on pleure et ça se passe mal. K : J’ai fait les deux. Ce e qu’on dit dans le livre, e, c’e s t qu’on a be­soin n par­fois d’avoir confiance ce en soi. Etre une femme me qui couche tous les soirs rs avec un homme dif­fé­rent, nt, pour­quoi pas… si c’est st son choix et qu’elle n’a pas 43 ans et 3 en­fants ! A : La dis­trac­tion. K : Le re­tard. A : Le mec crade et ce­lui qui a l’oeil qui traîne sur toutes les na­nas. K : Le manque de dents et le manque d’hy­giène. A : Il faut s’en­dur­cir un peu. Quel­qu’un qui se met en « car­pet » face à quel­qu’un d’autre va tuer toute forme de dé­sir. K : Il ne faut pas être dans la de­mande si­non c’est hor­rible. Ne pas s’ou­blier non plus en fai­sant ce qu’on ai­me­rait que l’autre fasse pour nous. On est for­cé­ment dé­çu. En fai­sant une « ja­chère af­fec­tive » , qu’on pré­co­nise dans le livre, j’ai une

Quel est le pe­tit dé­faut ut d’un homme que vous s trou­vez tou­chant ?

Et ce­lui qui est rédhi­bi­toire ? Que dites- vous à quel­qu’un de trop ro­man­tique ?

Heu­reu­se­ment, je n’ai pas quel­qu’un qui est tou­jours sur mon dos et qui me dit “qu’est- ce ce qu’on mange ?” le soir !

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