La crème des crèmes

Comment se mé­ta­mor­pho­ser ? Avoir un teint di­vin, res­plen­dis­sant, tout en étant « ef­fort­less » ? Plon­gez avec la Crème de la MerTM, un mythe se­conde peau dont les ver­tus sont abys­sales. Ja­mais une icône de la beau­té n’a aus­si bien por­té son nom.

Infrarouge - - BEAUTÉ - Par Catherine Jazd­zews­ki

Im­mer­sion dans le gla­mour aqua­tique. Tout com­mence par une évo­ca­tion. Ima­gi­nez une mer à la trans­pa­rence tur­quoise, des vagues qui viennent ca­res­ser un sable blanc, un ciel qui se fond dans l’eau… N’est- ce pas l’in­car­na­tion du bon­heur ? Et là, la voi­ci qui saute au vi­sage… La mer est un tré­sor cos­mé­tique. Elle est le fu­tur de la beau­té, sa jeunesse aug­men­tée. Comme tou­jours dans les belles his­toires, celle- ci com­mence par ha­sard, par miracle. Nous sommes au dé­but des an­nées soixante. Lors d’une ex­pé­rience dans son la­bo­ra­toire, le phy­si­cien de la Nasa Max Hu­ber se brûle gra­ve­ment au vi­sage et cherche à mettre au point un ci­ca­tri­sant. En ob­ser­vant les pê­cheurs de la baie de San Die­go, il re­marque que ceux- ci soignent leurs coups de so­leil avec des algues et dé­cide de me­su­rer le pou­voir de ces plantes sous­ma­rines ré­col­tées au large des côtes ca­li­for­niennes. Il réa­lise alors plus de 6 000 ex­pé­riences sur elles. Il les fait fer­men­ter, les sou­met à des vi­bra­tions, à des ondes élec­tro­ma­gné­tiques, à des ul­tra­sons… Douze ans lui sont né­ces­saires pour mettre au point une sorte de bouillon, qu’il ap­pelle Miracle Broth. Miracle Broth, ça marche ! Il a en­fin trou­vé le re­mède qu’il cher­chait et il en fait un on­guent qu’il bap­tise La Mer.

LA POTION DES STARS

Dès lors, La Mer ne va ces­ser de faire le buzz, d’être adu­lée par les stars, vé­né­rée par les « in­fluen­ceuses » . Il suf­fit de pro­non­cer son nom pour que les vi­sages s’animent. La pre­mière femme à avoir le pri­vi­lège de l'uti­li­ser est une com­tesse, Lu­cienne Von Doz. Lorsque Max Hu­ber vient à New York pré­sen­ter son pe­tit bi­jou aux hap­py few de Park Ave­nue, ils tombent tous deux amou­reux, en­tament une love af­fair et Max fait por­ter à Lu­cienne 200 pots de cette crème qui ne res­semble à au­cune autre et qu’il fa­brique lui- même dans son la­bo­ra­toire de Ca­no­ga Park. « On m’ar­rê­tait dans la rue pour me de­man­der à quelle chi­rur­gie es­thé­tique j’avais eu re­cours » , ra­con­te­ra- t- elle. La Mer de­vient en­core plus cé­lèbre quand Ma­ri­lyn Mon­roe l’adopte. Elle ne lui fe­ra ja­mais au­cune in­fi­dé­li­té. Max Hu­ber dé­cède en 1991 et en 1996, sa fille re­vend à Es­tée Lau­der cette fon­taine de jou­vence.

L’AN­TI- ÂGE AB­SO­LU

Les scien­ti­fiques du groupe, qui rê­vaient d’en connaître la for­mule, tombent à la ren­verse. Il leur faut un an pour réus­sir à re­pro­duire à l’iden­tique sa com­po­si­tion. Vingt ans plus tard, soit en 2017, son pro­ces­sus de fa­bri­ca­tion est tou­jours le même. Pour que l’équi­libre de sa for­mule soit par­fai­te­ment res­pec­té, chaque pot est tou­jours rem­pli à la main. La crème a juste chan­gé de nom en ar­ri­vant en France car son nom n’était pas dis­po­nible ici. Elle s’ap­pelle La Crème de la MerTM. Au­jourd’hui, le la­bo­ra­toire de re­cherche Max Hu­ber est ins­tal­lé dans le New Jer­sey, au sein d’un bâ­ti­ment géo­ther­mique. Les cher­cheurs conti­nuent d’étu­dier sa for­mu­la­tion car les fer­ments du Miracle Broth n’ont tou­jours pas li­vré tous leurs se­crets. On sa­vait qua la crème nour­ris­sait les peaux af­fa­mées, apai­sait les sen­sibles, hy­dra­tait les déshy­dra­tées, qu’elle at­té­nuait les rides et les ri­dules, res­ser­rait les pores di­la­tés. On lui a dé­cou­vert de nou­velles ver­tus. Elle ren­force la bar­rière cu­ta­née, est an­ti- âge et raf­fer­mit les contours du vi­sage, qui peut être trans­for­mé par une seule goutte, ré­chauf­fée dans le creux de la main.

L’IDÉAL EN HÉ­RI­TAGE

Elle est de­ve­nue une ligne de soins à part en­tière, dont on peut goû­ter la sen­sua­li­té dans les Spas les plus chics de la pla­nète. Il n’y en a qu’un seul à Pa­ris, au Park Hyatt Ven­dôme. Ses fer­ments trans­for­ma­teurs sont as­so­ciés à des sys­tèmes ex­clu­sifs de li­bé­ra­tion des ac­tifs. Dans les net­toyants, le Miracle Broth fait duo avec la tech­no­lo­gie De­cons­truc­ted Wa­ters pour dé­toxi­fier, pu­ri­fier et pré­pa­rer la peau tout en la gar­dant hy­dra­tée. Chaque peau pos­sède sa gar­de­robe cos­mé­tique. Dans l’Huile ré­gé­né­rante, les fer­ments agissent en sy­ner­gie avec des ac­tifs mis au point dans la Si­li­con Val­ley pour pro­pul­ser leurs éner­gies sti­mu­lantes dans la peau et po­ten­tia­li­ser le re­nou­vel­le­ment cel­lu­laire. Aus­si­tôt, la peau change, ac­quiert un éclat in­croyable. C’est l’autre miracle de la Crème de la Mer. Elle joue avec la sen­sua­li­té des vi­sages, fait ou­blier sa science pour que l’on ne conserve d’elle qu’une au­ra lu­mi­neuse, ir­ra­diante.

MAI­SON DE BEAU­TÉ SIS­LEY

Pour la pre­mière fois de son his­toire, Sis­ley ouvre une mai­son de beau­té à Pa­ris. Comme à New York, la Mai­son Sis­ley est un lieu in­ti­miste dont on fran­chit la porte pour se faire du bien. « Avoir une belle peau, c’est un état d’es­prit qui contri­bue à amé­lio­rer notre mo­ral, notre être pro­fond » , ra­conte Isa­belle d’Or­na­no. C’est donc ce qu’on y cultive. Fran­chis­sez le seuil. Isa­belle et Ch­ris­tine d’Or­na­no y ont ap­por­té des ob­jets per­son­nels, com­plé­tés par des oeuvres de créa­teurs qu’elles ap­pré­cient, comme Bro­nis­law Kr­zysz­tof ou Elz­bie­ta Rad­zi­will. Les murs sont ha­billés d’un pa­pier peint de 1874, les « Cel­lules » de Jacques- Émile Ruhl­man, re­mo­dé­li­sées, re­di­men­sion­nées et re­co­lo­ri­sées spé­cia­le­ment pour le lieu. Au pla­fond, le lustre Moon de Di­mone Stu­dio et des sus­pen­sions d’Al­va­ro Ca­talán de Ocón. Le mo­bi­lier en Co­rian ® blanc et bronze, ins­pi­ra­tion an­nées trente, est as­so­cié à une table de Ma­ri­ka Car­ni­ti Bol­lea et au ca­na­pé Jet­lag d’In­dia Mah­da­vi. Où que se pose le re­gard, il ne ren­contre que beau­té et tran­quilli­té. Un res­sour­ce­ment, un éveil des sens culti­vés par les soins, les Ex­clu­sifs Pa­ris. Ces quatre soins sont des ex­pé­riences ty­pi­que­ment pa­ri­siennes pour dé­tendre, re­laxer le vi­sage, le dé­les­ter de la pol­lu­tion, du stress… Après un soin, on se re­laxe en­core au Ca­fé se­cret, à la carte fraîche et heal­thy. Mai­son de beau­té Sis­ley. 5, ave­nue de Fried­land, 75008 Pa­ris.

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