PAR­FUMS

Le par­fum a le vent en poupe. Mais der­rière les marques qui lancent ces fra­grances, connais­sez- vous les es­thètes de la forme ol­fac­tive qui ont si bien tour­ne­bou­lé vos sens en 2016 ? Re­vue de por­traits.

Infrarouge - - EDITO / SOMMAIRE - Par Sa­bine Chab­bert

Por­traits de nez

L’ARPENTEUR DES NOU­VEAUX TER­RI­TOIRES

À Can­ber­ra, les Aus­tra­liens pro­fitent, jus­qu’en avril 2017, d’une ex­po­si­tion consa­crée aux tré­sors du châ­teau de Ver­sailles, de Louis XIV à Ma­rie- An­toi­nette. Dans le hall d’ac­cueil de l’ex­po­si­tion, une dé­cou­verte ol­fac­tive les at­tend : une com­po­si­tion au­tour d’une fleur d’oran­ger, in­gré­dient pré­fé­ré du Roi- So­leil, réa­li­sée spé­cia­le­ment pour la Na­tio­nal Gal­le­ry of Australia par le par­fu­meur créa­teur Fran­cis Kurkdjian. C’est une pre­mière pour les mu­sées aus­tra­liens, mais pas pour Fran­cis Kurkdjian qui a déjà à son ac­tif nombre d’ins­tal­la­tions ol­fac­tives, dans les jar­dins de Ver­sailles, au Grand Pa­lais et ailleurs. « J’adore la ma­gie éphé­mère de ces ins­tal­la­tions et les émo­tions qu’elles sus­citent. Et per­mettre ain­si aux fra­grances de quit­ter leurs fla­cons pour trou­ver de nou­veaux ter­ri­toires d’ex­pres­sion me ré­jouit ! » , ex­plique ce par­fu­meur qui a si­gné son pre­mier grand par­fum en 1993 ( Le Mâle de Jean Paul Gaul­tier) et a fon­dé sa propre mai­son de créa­tion en 2009 avec Marc Chaya. SES PRIN­CI­PALES CRÉA­TIONS Green Tea d’Eli­za­beth Ar­den en 1999 ( 1). Fleur de fi­guier de Roger & Gal­let en 2013 ( 2). Car­ven pour Homme en 2013. My Bur­ber­ry de Bur­ber­ry en 2014. L’Ex­tase de Ni­na Ric­ci en 2015. SES CRÉA­TIONS 2016 Mr Bur­ber­ry et My Bur­ber­ry Black . Pour Elie Saab, Cuir ab­so­lu, Cuir bour­bon, Cuir pat­chou­li et Cuir ylang ( 3). Le Par­fum Elie Saab, Rose Cou­ture, Es­sence n° 8 San­tal et Es­sence n° 9 Tu­bé­reuse. Ken­zoWorld pour Ken­zo Par­fums ( 4). Et pour la Mai­son Fran­cis Kurkdjian, Bac­ca­rat Rouge 540, Pe­tit Matin et Grand Soir.

TOUS LES ÉCHELONS DU SAVOIR

Après l’Isip­ca, École de par­fu­me­rie de Ver­sailles dont il sort di­plô­mé en 1992, Ch­ris­tophe Ray­naud a re­joint la so­cié­té Créa­tions aro­ma­tiques, dans la­quelle il avait déjà ef­fec­tué son al­ter­nance, et y a ap­pris son mé­tier. Ap­pren­ti par­fu­meur, par­fu­meur ju­nior, par­fu­meur…, il a gra­vi les échelons du savoir et du mé­tier au sein de dif­fé­rentes so­cié­tés de com­po­si­tion et aux cô­tés de par­fu­meurs créa­teurs aguer­ris et heu­reux de lui trans­mettre quelques conseils avi­sés. Depuis, Ch­ris­tophe a fait son che­min, si­gné et co­si­gné de nom­breuses créa­tions. Il fait par­tie de l’équipe des par­fu­meurs créa­teurs de Fir­me­nich depuis 2012. SES PRIN­CI­PALES CRÉA­TIONS One Mil­lion de Paco Ra­banne ( 1). Jeu d’amour de Ken­zo ( 2). La Nuit Tré­sor de Lan­côme… SES CRÉA­TIONS 2016 L’Eau d’Is­sey pour Homme EDT ( 3). Mo­dern Prin­cess de

Lan­vin ( 4). One Mil­lion Pri­vé de Paco Ra­banne. The Co­ve­ted Du­chess Rose de Pen­ha­li­gon’s.

LE STYLE DE FRAN­CIS KURKDJIAN VU PAR ISA­BELLE FER­RAND ( CEO Cin­quième Sens). L’écri­ture lu­mi­neuse « Les ma­tières pre­mières sont au centre de ses créa­tions, Fran­cis les ha­bille d’émo­tions pour ap­por­ter à toutes ses com­po­si­tions une sen­sa­tion d’hu­ma­ni­té. L’écri­ture lu­mi­neuse de ses for­mules res­pecte tou­jours les va­leurs de la tra­di­tion. Va­leurs qu’il a ac­quises du­rant ses an­nées d’ap­pren­tis­sage du pia­no et de la danse clas­sique. Sa vi­sion de la créa­tion est très contem­po­raine, tout en étant au­then­tique. »

LE STYLE DE CH­RIS­TOPHE RAY­NAUD VU PAR PIERRE AU­LAS, consul­tant en dé­ve­lop­pe­ment ol­fac­tif. La pré­ci­sion du trait « Outre sa pas­sion pour la vio­lette, qu’il tra­vaille aus­si bien en fé­mi­nin qu’en mas­cu­lin, j’aime la par­fu­me­rie de Ch­ris­tophe pour la pré­ci­sion de son trait, pour ses for­mu­la­tions claires per­cu­tantes. Il a une par­fu­me­rie ef­fi­cace, une grande ca­pa­ci­té de tra­vail et aime ex­plo­rer beau­coup de pistes au­tour des thèmes qu’il dé­ve­loppe. Je le trouve par­ti­cu­liè­re­ment bon dans son tra­vail sur les notes mas­cu­lines, qu’il sait rendre tou­jours puis­santes, sexuées et mo­dernes. »

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