Une nuit au re­fuge

Infrarouge - - Édito / Sommaire - Par Ca­the­rine jazd­zews­ki

Si vous avez en­core Les Bron­zés font du ski comme sou­ve­nir d’une nuit en al­page, vous avez tout faux. Le re­fuge, c’est une ex­pé­rience 100 % na­ture, un peu roots, au­then­tique, to­ta­le­ment in­ou­bliable et qui fait de plus en plus d’adeptes.

La tête dans les étoiles au lac du Lou

Des Me­nuires comme de Val Tho­rens, par­tez tôt pour pro­fi­ter de la vue et de la ter­rasse, qui se trouve en plein so­leil l’après-mi­di. Vous vous im­pré­gne­rez du calme qui règne à 2 300 mètres d’altitude. Tout est sus­pen­du, bien­fai­sant… Après deux ans de tra­vaux (et de fer­me­ture), le re­fuge rouvre cet hi­ver. Tout en pierre et bois, co­sy et na­ture à la fois, son nou­veau bâ­ti­ment per­pé­tue le style des cha­lets de la val­lée des Bel­le­ville. Vous ne dor­mi­rez à la dure dans au­cun de ses trois dor­toirs, mais dans des lits confor­tables, les étoiles plein les yeux. La voûte cé­leste est d’une épous­tou­flante pu­re­té. Si vous ve­nez entre amis, ré­ser­vez l’an­cienne pe­tite mai­son d’al­page, elle peut ac­cueillir douze personnes. les­bel­le­ville.fr/re­fu­ge­du­lou/

Ren­dez-vous à Terre Rouge

À Val­mei­nier, au coeur de la val­lée de la Neu­vache, ce re­fuge est un nou­veau point de pas­sage pour faire le tour du mont Tha­bor. Si vous êtes des mar­cheurs confir­més, vous pou­vez aus­si rejoindre le sen­tier de la Grande Tra­ver­sée des Alpes (GTA). Construit sur un an­cien cha­let d’al­page – c’est son pre­mier hi­ver –, il rap­pelle par son ar­chi­tec­ture les hô­tels per­dus dans la neige du Grand Nord. D’où ses pe­tites touches de mo­der­ni­té qui contrastent avec l’es­prit lo­cal. En pré­pa­rant votre cou­chage dans l’un des six dor­toirs de quatre à huit places, vous au­rez l’im­pres­sion d’être ailleurs, de vivre une aven­ture en to­tale sym­biose avec les som­mets. Sa­chez aus­si que Ma­rie-Paule Fau­ge­ras, qui veille sur le re­fuge, est un cor­don bleu. À toute heure, as­siettes de char­cu­te­ries, de fro­mages et crêpes mai­son sont à dis­po­si­tion des af­fa­més des cimes. re­fuge-terre-rouge.fr

Vue pa­no­ra­mique au Bos­tan

On y monte de Sa­moëns ou de Mor­zine. Pré­voyez deux heures en ski de fond ou en ra­quettes, avec un dé­ni­ve­lé de 450 à 700 mètres se­lon l’iti­né­raire. Le par­cours est fa­cile, même pour les dé­bu­tants. Cette ran­don­née très agréable – en toute saison – s’achève sur un pa­no­ra­ma fan­tas­tique. Outre le fait qu’il est si­tué sur l’adret de la mon­tagne, donc bai­gné de so­leil, il fait face aux Dents d’Od­daz, dans les Dents Blanches oc­ci­den­tales, et à la Tête de Bos­tan d’un cô­té, et, de l’autre, au Bar­gy et à la chaîne des Ara­vis. Il met à dis­po­si­tion 70 cou­chages, en sept dor­toirs de cinq à douze lits. Si, jus­qu’à l’été der­nier, l’eau y était pré­cieuse, il vient de su­bir un « lif­ting » éner­gé­tique, le ren­dant au­to­nome pour sa pro­duc­tion d’eau chaude et d’élec­tri­ci­té. le­re­fu­ge­du­bos­tan.com

Une étape spa en Va­noise

Au­tre­fois, il était te­nu par des moines. La pe­tite cha­pelle qui le jouxte le rap­pelle et vous fait plon­ger dans l’his­toire de la Sa­voie. Après leur dé­part, il a été trans­for­mé en frui­tière avant de don­ner re­fuge aux ran­don­neurs. À deux heures de marche de Pra­lo­gnan-la-Va­noise, ce confor­table cha­let peut ser­vir de cam­pe­ment pour des marches courtes. On s’y sent bien. Ses chambres de quatre à six lits sont presque luxueuses, car équi­pées de douches et de toi­lettes in­dé­pen­dantes. Après l’ef­fort, les ré­con­forts du ham­mam, du ja­cuz­zi et du spa sont les bien­ve­nus. Une re­mise en condi­tion par­faite pour un dî­ner ty­pi­que­ment sa­voyard. le­roc­de­la­peche.com

Re­fuge du Plan, un bon plan

Que vous soyez skieur de l’ex­trême ou ran­don­neur du di­manche, ren­dez-vous au Re­fuge du Plan. Mé­ri­bel oblige, on craque pour son es­prit dé­co qui joue par pe­tites touches l’es­prit mai­son de va­cances. On y est bien. C’est un lieu vrai, au-des­sus du lac de Tue­da. Sa vue sur le mont Val­lon est su­perbe. On peut y ve­nir juste pour dî­ner ou dor­mir. Il faut im­pé­ra­ti­ve­ment ré­ser­ver à l’avance, et être quatre au mi­ni­mum. Ici, pas de dor­toirs, mais trois chambres pour un to­tal de douze personnes. Sa table, qui n’offre que le dî­ner, est ré­pu­tée pour ses trois plats uniques : ra­clette, fon­due sa­voyarde et pier­rade. re­fu­ge­du­plan­me­ri­bel.com

Le­re­fu­ge­duP­lan

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