Alexis Pin­tu­rault,

le skieur al­pin ex­plo­ra­teur

Infrarouge - - Sport -

Adepte de voyages, le Sa­voyard va se rendre en Corée du Sud, sans pou­voir réel­le­ment dé­cou­vrir le pays. Une frus­tra­tion qu’il pour­rait chas­ser en al­lant dé­cro­cher l’or dans sa spé­cia­li­té, le sla­lom géant.

Y a-t-il un voyage qui vous a chan­gé ?

J’en ai fait plu­sieurs de très chouettes. Mais si je de­vais en choi­sir un, ce se­rait le Be­lize. J’y suis al­lé deux se­maines en va­cances. Ce n’est pas très connu, peu de gens savent où ce­la se trouve. C’est un pays très agréable, par­fait pour les adeptes de plon­gée comme moi. Il y a quelques sites mayas et la po­pu­la­tion lo­cale est très agréable. On y trouve de fan­tas­tiques plages dé­sertes et une jungle re­la­ti­ve­ment sau­vage.

Avez-vous une phi­lo­so­phie de vie ?

J’aime dé­cou­vrir, re­pous­ser les li­mites de ce que je connais. On gran­dit tou­jours jus­qu’à ce qu’on dis­pa­raisse. Je pars du prin­cipe que cha­cun, dans sa vie, a sa propre mon­tagne à gra­vir…

Où se­rez-vous dans dix ans ?

J’au­rais trente-six ans, donc je ne se­rais pas loin de la fin en termes de ski, si je n’ai pas dé­jà ar­rê­té avant. J’ai comme am­bi­tion de mon­ter une pe­tite af­faire. Pour le mo­ment, je cherche, j’ai quelques idées, mais je prends le temps de tout étu­dier. Je me vois bien au­to-en­tre­pre­neur.

En lien avec le sport ?

Je suis as­sez ouvert. Mon père tra­vaille dans le tou­risme, donc for­cé­ment ce­la m’in­té­resse. Je suis éga­le­ment cap­ti­vé par ces nou­velles en­tre­prises qui ont ten­dance à ré­cu­pé­rer cer­tains dé­chets et les trans­for­mer en de nou­velles ma­tières pre­mières. C’est un peu l’ave­nir de notre planète et de notre sys­tème.

Un per­son­nage qui vous ins­pire ?

J’aime beau­coup les ex­plo­ra­teurs. No­tam­ment Mike Horn avec les exploits qu’il a réa­li­sés. Je suis as­sez pen­ché sur la dé­cou­verte et la na­ture, faire des treks et dé­cou­vrir ce qui m’en­toure.

À Pyeong­chang, vous n’au­rez pas vrai­ment le temps de vi­si­ter. N’est-ce pas frus­trant de voir si peu d’un pays ?

Vous avez raison, c’est com­plè­te­ment frus­trant. L’Au­triche, la Suisse, ce sont des pays que je vi­site sou­vent et que je vois sous dif­fé­rents as­pects. Mais il y a cer­tains pays dans les­quels je me rends chaque an­née et dont je ne connais qua­si­ment rien. Le meilleur exemple, ce sont les pays du nord comme la Fin­lande, où l’on se rend chaque saison de com­pé­ti­tions. Je n’ai rien vu de la Fin­lande. J’ar­rive à l’aé­ro­port, on prend un bus pour l’hô­tel. Là-bas, on passe deux jours et, le troi­sième, on fait la course, puis on re­par

Un autre mé­tier que vous au­riez pu faire ?

Si je n’avais pas ar­rê­té mes études au bac, parce que c’était im­pos­sible de conti­nuer au-de­là avec le ski, je se­rais sans doute par­ti en école d’ar­chi­tec­ture ou j’au­rais op­té pour une for­ma­tion d’in­gé­nieur en gé­nie ci­vil.

« Je pars du prin­cipe que chaun, dans sa vie, a sa propre mon­tagne à gra­vir... »

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