Tes­sa Wor­ley,

la sla­lo­meuse en mis­sion com­man­do

Infrarouge - - Sport -

La pé­tillante sla­lo­meuse est l’une des plus grandes chances de mé­dailles tri­co­lores. Avec son sta­tut de ser­gent dans l’ar­mée, elle peut s’ap­puyer sur sa pré­pa­ra­tion mi­li­taire et un men­tal à toute épreuve.

« Les vic­toires en coupe du monde rap­portent sou­vent 40 000 francs suisses (en­vi­ron 35 000 eu­ros)... »

Com­bien de temps pour faire votre va­lise avant les JO ?

Je mets à chaque fois un sa­cré mo­ment parce que je ne veux rien ou­blier. J’ai en­vie d’être équi­pée pour toutes les si­tua­tions pos­sibles et me sen­tir à l’aise, où que je sois. Il faut faire de la chambre d’hô­tel notre chez-nous. J’ai mon iPad, pour me dé­tendre avec des films et des sé­ries, et un tri­cot pour pas­ser le temps. Quelques livres aus­si. À cô­té de ce­la, je tra­vaille éga­le­ment mon al­le­mand. J’ai ap­pris cette langue au­tre­fois, à l’école, et j’ai­me­rais la maî­tri­ser da­van­tage. C’est un pe­tit plus que j’ai en­vie d’avoir en fin de car­rière.

Vos stages dans l’ar­mée vous aident-ils à avoir un es­prit de guer­rière lors des courses ?

Bien sûr, ce­la aide à avoir de l’as­su­rance dans le sens où, lors des stages, avec des mises en si­tua­tion, on est sou­vent confron­té à des obs­tacles face aux­quels on n’est pas for­cé­ment à l’aise. Ces stages ont lieu du­rant cinq jours, une fois par an, sou­vent en fin de saison. Ils nous sortent de notre zone de confort. Même si ce­la nous pa­raît com­pli­qué, on ar­rive à sur­mon­ter plein de choses. J’en sors tou­jours avec da­van­tage de confiance en moi.

En Corée, vous pren­drez le temps de vi­si­ter ?

Ce­la m’éton­ne­rait, je risque d’être tel­le­ment dans ma bulle… Si, à un mo­ment don­né, j’ai be­soin de m’éva­der de la pres­sion des Jeux, pour­quoi pas. Ce­la peut être un très bon moyen, mais c’est tout de même très rare que je le fasse.

La pré­sence de Kim Jong-un, ce­la ne vous in­quiète pas ?

En tant que ci­toyenne, je vois bien ce qui se passe et tout ce­la pa­raît in­quié­tant. En tant qu’ath­lètes, nous sommes vrai­ment concen­trés sur la com­pé­ti­tion, donc nous « dé­lé­guons » ces consi­dé­ra­tions aux personnes qui sont là pour nous ai­der à gé­rer le stress. J’es­saye de ne pas me mettre ces idées-là dans la tête. Mais, évi­dem­ment, nous avons tous conscience que le monde ne tourne pas dans le bon sens…

Le stress, ce­la su­blime ou ce­la in­hibe ?

C’est un sa­vant mé­lange des deux. Il faut réus­sir à tra­vailler ce­la. Je pense qu’on peut être ac­teur et faire bas­cu­ler les choses d’un cô­té ou de l’autre. Il est pos­sible de trans­for­mer ce stress en quelque chose de po­si­tif pour vivre un mo­ment ex­cep­tion­nel.

Votre plus grosse prime ?

Les vic­toires en Coupe du monde rap­portent sou­vent 40 000 francs suisses (en­vi­ron 35 000 eu­ros), sans les im­pôts. Il y a quelques épreuves mas­cu­lines un peu plus co­tées, si­non c’est sou­vent les mêmes primes chez les hommes et chez les femmes. Mais ce n’est vrai­ment pas quelque chose qui m’in­té­resse (rires).

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