3 ques­tions à Alexandre Pas­teur,

Infrarouge - - Sport -

qui com­men­te­ra les JO pour France Té­lé­vi­sions.

Quels sont les sportifs français qu’il fau­dra suivre ?

Les équipes de France de ski et de snow­board ont la chance d’avoir des lea­ders cha­ris­ma­tiques et iden­ti­fiés du grand pu­blic dans chaque dis­ci­pline. En ski al­pin, Alexis Pin­tu­rault se­ra le fer de lance de l’équipe de France avec de grandes chances de mé­dailles dans deux dis­ci­plines : géant et com­bi­né. Chez les femmes, Tes­sa Wor­ley, double championne du monde de géant, se­ra la fa­vo­rite dans cette dis­ci­pline. En bi­ath­lon, Mar­tin Four­cade, double cham­pion olym­pique à Sot­chi et six fois vain­queur de la coupe du monde, peut en­vi­sa­ger une mois­son de mé­dailles. Son as­so­cia­tion avec Ma­rie Do­rin dans l’épreuve in­édite du re­lais mixte peut per­mettre à la France de dé­cro­cher une belle mé­daille d’or. En ski de fond, Mau­rice Manificat, huit fois vain­queur sur le cir­cuit mon­dial, se­ra le lea­der de l’équipe de France et peut vi­ser un po­dium dans les épreuves en style libre. En free­style, la France re­gorge de ta­lents. Ben Ca­vet et Per­rine Laf­font (bosses), Jean-Fré­dé­ric Cha­puis et Ophé­lie Da­vid (ski­cross), Tess Le­deux (slo­pe­style), Ke­vin Rol­land et Ma­rie Mar­ti­nod (half-pipe) ont tous les moyens de vi­ser le po­dium. En­fin en snow­board cross, l’équipe de France est su­pé­rieu­re­ment ar­mée avec Pierre Vaul­tier, cham­pion olym­pique en titre, et, chez les dames, Ch­loé Tres­peuch (mé­daillée de bronze en 2014) et Nel­ly Moenne-Loc­coz.

Quelle est la dis­ci­pline la plus dif­fi­cile à com­men­ter ?

Com­men­ter une des­cente est un exer­cice pé­rilleux car les skieurs ont sou­vent la même tra­jec­toire, la même ges­tuelle, les mêmes lignes. Les dif­fé­rences de vi­tesse entre les des­cen­deurs sont dif­fi­ciles à es­ti­mer. Il y a bien évi­dem­ment le chro­no et les temps in­ter­mé­diaires qui sont des mar­queurs fiables, mais, quand je com­mente, j’aime bien être dans l’an­ti­ci­pa­tion. Sur une des­cente, c’est très com­pli­qué. C’est plus simple sur un sla­lom ou un géant.

Une anec­dote drôle ou in­so­lite à pro­pos d’un de vos der­niers com­men­taires sportifs ?

Le trem­ble­ment de terre alors que je com­men­tais les Jeux olym­piques d’hi­ver à Na­ga­no en 1998. Le jour du sla­lom, que je com­men­tais de­puis une ca­bine per­chée à 10 mètres de hau­teur au som­met d’une tri­bune dé­mon­table, la terre a com­men­cé à trem­bler. As­sis sur ma chaise, je me suis mis à pi­vo­ter et je me suis re­trou­vé dos à la piste. Je me de­man­dais ce qui se pas­sait. J’ai pen­sé que la tri­bune al­lait s’ef­fon­drer, comme lors de la ca­tas­trophe du stade de Fu­ria­ni à Bas­tia 6 ans plus tôt. C’est alors que j’ai vu des Ja­po­nais au­tour de moi en train de ri­go­ler. Ils m’ont sim­ple­ment dit que c’était une se­cousse sis­mique, très ha­bi­tuelle dans cette zone de mon­tages. Mais quelle frayeur!

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