Mar­tin Four­cade,

un cham­pion de bi­ath­lon hors classe

Infrarouge - - Sport -

Mar­tin Four­cade est en passe de de­ve­nir le plus grand bi­ath­lète de tous les temps. Dé­jà double mé­daillé d’or et onze fois cham­pion du monde, il se pré­pare pour les Jeux olym­piques de Pyeong­chang, où il compte bien en­core une fois ra­fler la mise. Par Hu­bert Cham­bon En quoi consiste votre rôle de porte-dra­peau ? Il n’y a pas réel­le­ment d’usage pré­dé­fi­ni. Si on at­tend de moi que je fasse le tour des chambres des ath­lètes la veille des com­pé­ti­tions, tout le monde va être dé­çu. En même temps, je pense que si on m’a choi­si comme porte-dra­peau, c’est que ce n’est pas le but. Je vais as­su­mer ce rôle as­sez sim­ple­ment, avec hu­mi­li­té et beau­coup d’am­bi­tion. Et aus­si, je l’es­père, en étant per­for­mant sur la piste ! Quel mes­sage adres­sez-vous aux autres ath­lètes ? Cette équipe de France n’a pas be­soin d’être mo­ti­vée, on l’est tous à un très haut de­gré. Il y a énor­mé­ment de lea­ders dans les dif­fé­rentes dis­ci­plines, cha­cun sait ce qu’il doit faire dans son sport. Après, si je de­vais don­ner un mes­sage, ce se­rait : « Al­lons-y en étant am­bi­tieux, mais sans crainte ! » L’es­prit olym­pique, ce­la si­gni­fie quoi pour vous ? J’ai tou­jours été mar­qué par la force et la sym­bo­lique des Jeux. Je suis mar­qué par l’at­mo­sphère qui se dé­gage de cet évé­ne­ment gran­diose. J’ai eu la chance de les faire deux fois, en fé­vrier ce se­ra ma troi­sième olym­piade, et je pense pou­voir af­fir­mer qu’il y a réel­le­ment une ma­gie olym­pique. Quelle est l’am­bi­tion de l’équipe de France en termes de mé­dailles ? L’ob­jec­tif fixé est de vingt mé­dailles. Ce­la re­pré­sente cinq de plus qu’aux Jeux de Sot­chi, mais il y a aus­si da­van­tage d’épreuves… L’ob­jec­tif est am­bi­tieux, mais réa­liste. Et votre ob­jec­tif per­son­nel ? Une mé­daille d’or. Une seule ? Pour en ga­gner deux, il faut d’abord en ga­gner une ! Non, en fait, je rêve de re­ve­nir des Jeux avec quatre mé­dailles. Mais, comme je viens de dire, avant d’es­pé­rer en rem­por­ter plu­sieurs, il faut d’abord ga­gner la pre­mière. Peut-on en­core se mo­ti­ver quand on a dé­jà tout ga­gné ? Bien sûr, mais il faut le faire dif­fé­rem­ment. Je ne peux plus me mo­ti­ver en me di­sant que mon ob­jec­tif est d’être cham­pion du monde, je l’ai dé­jà été. Pour conti­nuer à pro­gres­ser et être mo­ti­vé après les Jeux de Sot­chi, j’ai dû ac­tion­ner d’autres le­viers qui sont de vou­loir être en­core plus per­for­mant, de­ve­nir un meilleur ath­lète, aug­men­ter mon ni­veau, connaître mes li­mites et ten­ter de les dépasser… Votre plus beau sou­ve­nir spor­tif jus­qu’à au­jourd’hui ? Je di­rais les Jeux olym­piques de Sot­chi. Votre plus grande frus­tra­tion ? Les Jeux olym­piques de Van­cou­ver. Le sprint de ces JO a été une ex­pé­rience as­sez com­pli­quée à vivre pour moi. Ça n’a pas été le meilleur mo­ment de ma car­rière. J’en parle dans mon livre, Mon rêve d’or et de neige, pa­ru aux édi­tions Ma­ra­bout.

« Je rêve de re­ve­nir des Jeux olym­piques avec quatre mé­dailles ! »

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