Clé­mence Gri­mal,

la vir­tuose du half-pipe français

Infrarouge - - Sport -

« On est toutes amies, mais, en haut du pipe, c’est plus pa­reil, c’est la com­pé­ti­tion ! »

À 6 ans, elle monte sur son pre­mier snow­board. À 23 ans, Clé­mence Gri­mal est l’es­poir français dans sa ca­té­go­rie et re­pré­sen­te­ra notre pays aux pro­chains JO d’hi­ver. Par Oli­via de Buh­ren Com­ment vous sen­tez-vous à l’ap­proche des JO ? Je me sens plu­tôt bien. C’est vrai que ces der­niers temps, ça a été dif­fi­cile, parce que j’ai eu des pro­blèmes aux pieds. J’ai beau­coup tra­vaillé avec des mé­de­cins. Et là, je suis en train de me re­mettre à ni­veau. Je me sens bien. Je me sens concen­trée et je n’ai qu’une hâte, c’est d’être dans deux mois et faire ma des­cente ! Ça fait quoi dans la vie de tous les jours d’être une championne de snow­board half-pipe ? À cô­té du snow, j’ai une vie très dif­fé­rente. Je ne viens pas de la mon­tagne. Je suis une ci­ta­dine et, sou­vent, j’ai be­soin de faire une coupure pour me sen­tir libre dans ma tête et faire la part des choses. Je n’ai pas l’im­pres­sion d’être une pro, je me sens comme tout le monde. En fait, j’ai une vie as­sez nor­male. Alors oui, c’est vrai que j’évo­lue sur­tout dans mon mi­lieu. Mes amis sont presque tous des sportifs. On a gran­di en­semble. On a fait nos en­traî­ne­ments en­semble. C’est mon co­con, ma base. Ra­con­tez-nous vos en­traî­ne­ments ? Tout le prin­temps, on s’en­traîne avec des pré­pa­ra­teurs phy­siques. Nous fai­sons dif­fé­rents types de sports à base d’aé­ro­bic et de trampoline. Ça cor­res­pond à en­vi­ron cinq heures par jour. C’est as­sez consé­quent ! En été, nous par­tons en Nou­velle-Zé­lande, dans l’hé­mi­sphère Sud, parce que c’est l’hi­ver là-bas, et donc l’idéal pour s’en­traî­ner. Il y a un pipe, c’est par­fait pour nous. Nous al­lons aus­si sur un gla­cier aux Deux Alpes. À par­tir d’oc­tobre, on at­taque l’en­traî­ne­ment sur neige. Là, c’est en Suisse que l’on s’ins­talle et on tra­vaille du ma­tin au soir. Et votre tra­vail de vi­sua­li­sa­tion ? C’est un tra­vail men­tal du­rant le­quel on ré­pète ses runs dans sa tête. Ce­la nous per­met de nous ha­bi­tuer à la vi­sua­li­sa­tion de nos fi­gures. C’est im­por­tant de le faire, sur­tout quand on a des pé­riodes où l’on s’en­traîne un peu moins sur la neige. Ça m’aide beau­coup. Quand, chaque soir, on ar­rive à vi­sua­li­ser son run, on est plus à l’aise au dé­part d’une course.

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