Gar­der un PeL aPrès un dé­cès

Intérêts Privés - - VOTRE ARGENT EN QUESTIONS -

Mon père vient de dé­cé­der. dans son tes­ta­ment, il m’a lé­gué son Plan d’épargne Lo­ge­ment ou­vert en 2002. Je suis dé­jà ti­tu­laire d’un PeL. Puis-je conser­ver le PeL trans­mis par mon père ?

Oui, ab­so­lu­ment. Bien qu’en prin­cipe vous ne puis­siez dé­te­nir qu’un seul PEL tous éta­blis­se­ments ban­caires confon­dus, une ex­cep­tion existe quant à la trans­mis­sion par tes­ta­ment de ce type de compte. Aus­si, vous pour­rez conser­ver le PEL de votre père et ce même si ce­lui-ci a plus de 10 ans (échéance ha­bi­tuelle des plans ou­verts en 2002).

A for­tio­ri, vous y avez cer­tai­ne­ment in­té­rêt fi­nan­ciè­re­ment, puisque le taux ré­gle­men­té fixé à l’époque pour toute la du­rée du PEL était de 4,50 % brut. Cette ré­mu­né­ra­tion est très at­trac­tive compte te­nu de la fai­blesse ac­tuelle des taux de ren­de­ment des li­vrets d’épargne. No­tez que les in­té­rêts se­ront as­su­jet­tis chaque an­née à l’im­pôt sur le re­ve­nu et aux pré­lè­ve­ments so­ciaux ( « flax-tax » de 30 %, à comp­ter du 1er jan­vier 2018).

Pea ver­sus coMPte-titres avec l’ins­tau­ra­tion de la flat-tax de 30 %, pen­sez­vous que le Pea garde un in­té­rêt pour réa­li­ser un in­ves­tis­se­ment en ac­tions ?

Votre in­ter­ro­ga­tion est lé­gi­time car l’avan­tage fis­cal com­pa­ra­tif du PEA par rap­port au comp­te­titres va se ré­duire.

En ef­fet, les plus-va­lues se­ront dé­sor­mais taxées à 30 % (et non plus au ba­rème pro­gres­sif de l’im­pôt sur le re­ve­nu), quelle que soit la du­rée de dé­ten­tion des ac­tions, pour les titres ac­quis à comp­ter du 1er jan­vier 2018. À titre de com­pa­rai­son, il vous fau­dra tou­jours at­tendre 5 ans de­puis l’ou­ver­ture du PEA pour que les plus­va­lues réa­li­sées sur ce plan soient exo­né­rées d’im­pôt (seuls les pré­lè­ve­ments so­ciaux au taux de 17,20 % s’ap­pli­quant, ce qui reste plus avan­ta­geux que l’IFU à 30 %). En outre, les ar­bi­trages réa­li­sés à l’in­té­rieur du PEA, de même que les di­vi­dendes en­cais­sés sur le compte es­pèces du plan, ne dé­clenchent pas l’im­po­si­tion : l’en­ve­loppe fis­cale PEA reste donc at­trac­tive pour gé­rer et ar­bi­trer des ac­tions, sans la contrainte, sou­vent pe­sante, de la fis­ca­li­té ré­gu­lière.

Reste que le PEA est li­mi­té en mon­tant d’in­ves­tis­se­ment (150 000 € pour le PEA or­di­naire + 75000 € pour le PEA-PME) et que les ac­tifs éli­gibles sont, glo­ba­le­ment, les ac­tions eu­ro­péennes. En ce sens, le compte-titres offre un uni­vers de ges­tion beau­coup plus large et s’avère in­con­tour­nable si vous sou­hai­tez in­ves­tir sur des ac­tifs in­ter­na­tio­naux ou des obli­ga­tions par exemple.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.