COMMENT FAIRE GAR­DER SES TRÈS JEUNES EN­FANTS ?

TOUTES LES SO­LU­TIONS ET LES AIDES POUR LES PA­RENTS

Intérêts Privés - - LA UNE -

Confier la garde de son jeune en­fant à d’autres, lors­qu’il est im­pos­sible de s’en char­ger soi-même, consti­tue une des pré­oc­cu­pa­tions ma­jeures des pa­rents. Pour trou­ver la for­mule idéale, qui convient aux be­soins de l’en­fant et de ses pa­rents, trois modes de garde existent qui dif­fèrent sur plu­sieurs points (places dis­po­nibles, per­son­nel, struc­ture, coût, etc.) mais qui tous pour­suivent le même ob­jec­tif : of­frir le meilleur ac­cueil pos­sible à l’en­fant.

➜ AC­CUEIL COL­LEC­TIF EN CRÈCHE

À par­tir de 2 mois et de­mi et jus­qu’à leurs 3 ans, les en­fants peuvent être ac­cueillis en crèche col­lec­tive, pu­blique ou pri­vée… dès lors que des places sont dis­po­nibles. Ce qui n’est mal­heu­reu­se­ment pas tou­jours le cas dans les crèches mu­ni­ci­pales, no­tam­ment dans les grandes ag­glo­mé­ra­tions où la de­mande est telle que les dos­siers d’ins­crip­tion doivent être dé­po­sés à par­tir du 6e mois de gros­sesse. L’oc­troi des places est en­suite dé­ci­dé par la mu­ni­ci­pa­li­té en fonc­tion de di­vers cri­tères (res­sources du foyer, com­po­si­tion de la fa­mille, etc.). En prin­cipe, les places sont ré­ser­vées aux en­fants dont les deux pa­rents tra­vaillent.

Deux autres types de crèches, dis­po­sant d’un mé­de­cin ou d’une pué­ri­cul­trice, sont ha­bi­li­tés à ac­cueillir des en­fants :

- crèche pa­ren­tale : gé­rée di­rec­te­ment par les pa­rents, via une as­so­cia­tion ou­verte après au­to­ri­sa­tion du conseil dé­par­te­men­tal sur avis fa­vo­rable des ser­vices de pro­tec­tion ma­ter­nelle et in­fan­tile (PMI), pour ac­cueillir jus­qu’à 20 en­fants ;

- crèche fa­mi­liale : un (e) as­sis­tant (e) ma­ter­nel (le) agréé (e), sa­la­rié (e) d’une crèche, ac­cueille les en­fants à son do­mi­cile ;

Quelle que soit la for­mule choi­sie, la pré­sence de per­son­nel qua­li­fié est obli­ga­toire.

Quel coût ? Les crèches pu­bliques et les crèches pri­vées conven­tion­nées mo­dulent leurs ta­rifs en fonc­tion du re­ve­nu fis­cal des pa­rents et du nombre d’heures de pré­sence ef­fec­tive de l’en­fant. En règle gé­né­rale, la par­ti­ci­pa­tion de­man­dée avoi­sine 10 % du re­ve­nu fis­cal des pa­rents pour un mois com­plet de garde (du lun­di au ven­dre­di). Avan­tages et in­con­vé­nients. Le choix prio­ri­taire d’une ma­jo­ri­té de pa­rents pour la crèche s’ex­plique par la qua­li­té de l’en­ca­dre­ment des en­fants (in­fra­struc­ture, per­son­nel nom­breux, ma­té­riel, etc.) et par l’ap­pren­tis­sage de la vie col­lec­tive, fa­vo­rable

à l’éveil des en­fants. L’in­con­vé­nient ma­jeur de cette so­lu­tion concerne le manque de places dis­po­nibles, no­tam­ment dans les grandes ag­glo­mé­ra­tions. Sans ou­blier l’in­évi­table trans­mis­sion des ma­la­dies in­fan­tiles (va­ri­celle, etc.).

➜ ASSISTANTE MA­TER­NELLE AGRÉÉE

Faute de place en crèche ou tout sim­ple­ment par choix, la garde des en­fants peut être confiée à un (ou une) as­sis­tant (e) ma­ter­nel (le). Elle ou il ac­cueille à son do­mi­cile entre un et quatre en­fants de moins de 6 ans en fonc­tion de l’agré­ment que lui a don­né le conseil dé­par­te­men­tal. La liste des as­sis­tantes ma­ter­nelles est dis­po­nible au­près de la mai­rie, de la pré­fec­ture et des centres de Pro­tec­tion ma­ter­nelle et in­fan­tile (PMI).

À no­ter : plu­sieurs as­sis­tantes ma­ter­nelles agréées peuvent se re­grou­per pour ac­cueillir des en­fants dans un lieu com­mun spé­cia­le­ment amé­na­gé. Mais cette garde com­mune est li­mi­tée à 4 as­sis­tantes pro­fes­sion­nelles et, donc, à 16 en­fants maxi­mum. Quel coût ? L’assistante ma­ter­nelle est di­rec­te­ment ré­mu­né­rée par les pa­rents, sur la base d’un sa­laire né­go­cié avec l’in­té­res­sé mais qui doit res­pec­ter quelques règles :

- l’heure de garde doit être ré­mu­né­rée, pour chaque en­fant, au mi­ni­mum à 0,281 fois le SMIC ho­raire (soit 2,78 € en 2018) ;

- chaque heure en­ta­mée doit être in­té­gra­le­ment payée ;

- la 46e heure de garde et les sui­vantes doivent être payées en heures sup­plé­men­taires, à un taux ma­jo­ré né­go­cié entre les par­ties.

À ce sa­laire vient obli­ga­toi­re­ment s’ajou­ter une « in­dem­ni­té d’en­tre­tien » per­met­tant de com­pen­ser les frais en­gen­drés par la garde de l’en­fant (eau, élec­tri­ci­té, couches, jeux, etc.). Son mon­tant est fixé par les par­ties mais sans pou­voir être in­fé­rieur à 85 % du mi­ni­mum ga­ran­ti en vi­gueur, soit 3,03 € pour une garde de 9 heures (ou 0,34 € de l’heure). Les frais de re­pas sont com­pen­sés par une autre in­dem­ni­té fixée, li­bre­ment, par les par­ties. Avan­tages et in­con­vé­nients. L’en­fant est ac­cueilli dans un cadre fa­mi­lial – ap­par­te­ment, mai­son – avec un nombre ré­duit d’en­fants. Cô­té in­con­vé­nients, il faut se char­ger soi-même du re­cru­te­ment et des for­ma­li­tés ad­mi­nis­tra­tives (contrat de tra­vail, sa­laire, etc.). Sans ou­blier le risque que l’assistante ma­ter­nelle tombe ma­lade et ne tra­vaille pas.

➜ EM­PLOYÉ À DO­MI­CILE

Les pa­rents d’un en­fant de moins de 6 ans peuvent éga­le­ment em­bau­cher une per­sonne pour qu’elle garde leur pro­gé­ni­ture à leur propre do­mi­cile. En op­tant pour cette so­lu­tion, les pa­rents ont droit au com­plé­ment de libre choix du mode de garde (CMG) dans les mêmes condi­tions que ceux qui ont choi­si de re­cou­rir à une assistante ma­ter­nelle agréée (voir plus loin « une aide fi­nan­cière »). Outre, dans ce cadre, la prise en charge jus­qu’à 85 % de la rémunération de l’em­ployé, les pa­rents bé­né­fi­cient d’une prise en charge par la CAF de 50 % des co­ti­sa­tions so­ciales, le tout dans la li­mite d’un pla­fond men­suel (sa­laire + charges) fixé, pour 2018, à : - 448 € jus­qu’au troi­sième an­ni­ver­saire de l’en­fant ;

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