Sa­laires et re­ve­nus moyens : une Eu­rope à 4 vi­tesses L’Al­le­magne s’ap­prête à in­tro­duire un SMIC en 2015 !

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L’Es­to­nie envisage tou­jours un scé­na­rio de crise dans le­quel les ser­vices spé­ciaux russes joue­raient un rôle dé­ter­mi­nant en or­ches­trant une sé­rie de troubles qui jus­ti­fie­raient, à pos­te­rio­ri, une in­ter­ven­tion mi­li­taire russe. Con­sé­quence in­duite, l’Es­to­nie, pays le plus in­for­ma­ti­sé de l’UE, consi­dé­ré comme une vé­ri­table e-dé­mo­cra­tie est le pre­mier État qui, en 2007, a connu une cy­ber-at­taque en gran­deur réelle ren­dant in­opé­rant pen­dant des se­maines les ser­vices ad­mi­nis­tra­tifs, les banques et les jour­naux es­to­niens. La Rus­sie qui a lan­cé cette nou­velle arme di­plo­ma­tique, à la suite de la dé­ci­sion sou­ve­raine de Tal­linn de dé­pla­cer un monument so­vié­tique, fut re­layée par l’en­semble de la com­mu­nau­té des ha­ckers, per­dant par­tiel­le­ment le contrôle. L’Es­to­nie qui a ain­si connu le pre­mier « War Game » en réel, s’est im­po­sée ac­tuel­le­ment comme l’État le plus in­for­ma­ti­sé d’Eu­rope. Tal­linn a don­né des le­çons à l’en­semble du monde en obli­geant les gou­ver­ne­ments à re­voir l’en­semble de leur sys­tème de pro­tec­tion nu­mé­rique. L’Es­to­nie ac­cueille, de­puis 2008, le centre de dé­fense in­for­ma­tique de l’OTAN dont la mis­sion est de « pro­mou­voir la co­opé­ra­tion entre les membres de l’OTAN dans la dé­fense in­for­ma­tique, de pré­pa­rer des pro­grammes de for­ma­tion et de tra­vailler sur les as­pects lé­gaux de la lutte contre le cy­ber-ter­ro­risme »(5). Des exer­cices sont ré­gu­liè­re­ment mis en place afin de tes­ter la ré­ac­ti­vi­té et les ca­pa­ci­tés, à l’image de « l’Ope­ra­tion Bal­tic Cy­ber Shield » en 2010 avec des mi­li­taires spé­cia­li­sés en in­for­ma­tique. A terme, le centre sou­hai­te­rait créer un « per­mis de conduire sur la toile »(6), à des­ti­na­tion des in­ter­nautes afin de les « for­mer à l’In­ter­net » . A Vi­li­nius, en Lituanie, a été créé le centre de lutte contre les cy­ber-at­taques.

Comme le pré­ci­sait Fran­çois Gé­ré, la « Géo­po­li­tique du cy­be­res­pace se fonde sur l’ana­lyse com­pé­ti­tive des concepts et des doc­trines d’em­ploi des grands ac­teurs mon­diaux et leurs éva­lua­tion croi­sées de la me­nace Com­plé­té par l’étude des ac­teurs éta­tiques et in­fra-éta­tique à l’échelle ré­gio­nale l’ana­lyse des me­naces et des vul­né­ra­bi­li­tés ma­jeures et de la re­cherche sur les contre­me­sures se concentre sur les opé­ra­teurs d’in­fra­struc­tures cri­tiques Une étude de l’éco­no­mie po­li­tique du cy­be­res­pace est né­ces­saire La cy­ber­di­plo­ma­tie et le droit in­ter­na­tio­nal sont à étu­dier conjoin­te­ment Ethique et sé­cu­ri­té hu­maine dans l’âge de l’in­for­ma­tion »(7). Les stra­té­gies d’in­fluence, dans le sec­teur de la sé­cu­ri­té des ap­pro­vi­sion­ne­ments, oc­cupe une place pré­pon­dé­rante dans les re­la­tions in­ter­na­tio­nales. En ef­fet, la puis­sance se trouve ain­si maxi­mi­sée tout en se pré­mu­nis­sant contre les me­naces po­ten­tielles ou réelles, en pré­ve­nant les vul­né­ra­bi­li­tés. Ac­tuel­le­ment, la cy­ber­sé­cu­ri­té est à la re­cherche de ses marques et, en l’ab­sence de vé­ri­tables ou­tils adé­quats, les en­tre­prises sont souvent ten­tées d’avoir re­cours à des pro­cé­dés ef­fi­caces certes, mais pas tou­jours lé­gaux comme par exemple l’ap­pel à des spé­cia­listes pour lan­cer une contre-at­taque sur les pi­rates in­for­ma­tiques qui se se­raient in­tro­duits dans leurs sys­tèmes(10). Les États se sont em­pa­rés de cette pro­blé­ma­tique mais n’ont pas de cy­be­rarme dis­sua­sive à pro­po­ser. Ceux-ci ne dis­posent que des « moyens pour parer une at­taque, faire en­suite état de me­nace de re­pré­sailles, puis prou­ver les moyens de leurs am­bi­tions ( ). Les États dont la dé­mons­tra­tion de leur ca­pa­ci­té à dé­jouer les at­taques af­fichent leur sa­voir-faire au tra­vers de cy­ber-si­mu­la­tion ren­dues pu­bliques ». Tou­te­fois, la ques­tion de l’au­then­ti­fi­ca­tion des pi­rates n’est tou­jours pas ré­glée(8).

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