Les Terres rares, en­jeux de sou­ve­rai­ne­té et d’in­dé­pen­dance?

Ra­reearths,so­ve­rei­gn­tyan­din­de­pen­den­ceis­sues? ( 1)

Investir en Europe - - Sommaire | Contents - Vi­viane du Cas­tel, ISEG­ISERAM, ISMEA, Pa­ris, juin 2015.

Les terres rares(2) s’ins­crivent dans un contexte d’in­dé­pen­dance géos­tra­té­gique, de sou­ve­rai­ne­té des États et, de lo­gique géoé­co­no­mique de grande am­pleur d’une part et de pro­fonde mu­ta­tion d’autre part. Les terres rares(3) ont trois ca­rac­té­ris­tiques ma­jeures : elles ne sont pas rares géo­lo­gi­que­ment, tou­te­fois, elles le sont pour les sec­teurs et les pays qui en sont dé­pen­dants tech­no­lo­gi­que­ment ; ces terres rares sont très con­cen­trées géo­gra­phi­que­ment ; en­fin, dans la plu­part des cas, ces mi­ne­rais sont des sous­pro­duits de res­sources mi­nières prin­ci­pales.

Les terres rares sont des res­sources stra­té­giques : elles sou­tiennent le dé­ve­lop­pe­ment de nou­velles tech­no­lo­gies ; elles sont dif­fi­ciles à sub­sti­tuer ; et per­mettent l’éco­no­mie d’autres res­sources(4) . La de­mande mon­diale de terres rares ne cesse de s’ac­croître au fil des an­nées (50% entre 2007 et 2014)(5). Il existe deux ca­té­go­ries de terres/mé­teaux rares(6): lé­gères (ex. : lan­thane, cérium, pra­séo­dyme, néo­dyme. Cf.: Chine); et lourdes (tout le reste. Cf. : Chine, Rus­sie [pé­nin­sule de Ko­la]). Les terres rares, qui vont sans doute connaître une hausse de la de­mande de plus de 10% an­nuel­le­ment, sur la pé­riode des an­nées à ve­nir, su­bissent une double crise : celle de l’offre, en rai­son d’éven­tuelles in­ter­rup­tions d’ordre conjonc­tu­rel et tem­po­raire de la pro­duc­tion (ex. : sto­ckage mas­sif, in­tem­pé­ries de forte in­ten­si­té…) ; et celle de la de­mande, en rai­son de pro­blèmes struc­tu­rels et de com­mer­cia­li­sa­tion in­ten­sive. Rare earths(2) are part of an in­de­pen­dence geos­tra­te­gic context, of so­ve­rei­gn­ty and of ma­jor geo­eco­no­mic lo­gic on the one hand and, on the other hand, deep mu­ta­tion.

Rare earths(3) have th­ree ma­jor cha­rac­te­ris­tics: they are not geo­lo­gi­cal­ly rare, ho­we­ver, they are for the sec­tors and coun­tries that are tech­no­lo­gi­cal­ly de­pendent; These rare earths are high­ly concen­tra­ted geo­gra­phi­cal­ly; Fi­nal­ly, in most cases, these mi­ne­rals are the main mi­ne­ral re­sources of by­pro­ducts.

Rare earths are stra­te­gic re­sources: they sup­port the de­ve­lop­ment of new tech­no­lo­gies; they are dif­fi­cult to re­place; and al­low to sa­vings other re­sources(4). World de­mand for rare earth conti­nues to in­crease over time (50% bet­ween 2007 and 2013)(5). There are two ca­te­go­ries of land / rare me­tals(6): light (eg, lan­tha­num, cerium, pra­seo­dy­mium, neo­dy­mium See: Chi­na..); and hea­vy (See the rest. Chi­na, Rus­sia [Ko­la Pe­nin­su­la]). Rare earths, which are li­ke­ly to ex­pe­rience an in­crease in de­mand of more than 10% an­nual­ly over the per­iod of years to come, suf­fer a double cri­sis: that the of­fer, due to pos­sible in­ter­rup­tions of cy­cli­cal Tem­po­ra­ry pro­duc­tion (eg. mass sto­rage, high in­ten­si­ty wea­ther ...) and that of de­mand, due to struc­tu­ral pro­blems and in­ten­sive mar­ke­ting.

(1)Vi­viane du Cas­tel, Les terres rares : entre dé­fis géo­po­li­tiques et dé­pen­dance géos­tra­té­gique, L’Har­mat­tan, Pa­ris 2015. (2)Lan­thane, pro­mé­thium, thu­lium, cérium, sa­ma­rium, dys­pro­sium, pra­séo­dyme, eu­ro­pium, hol­mium, lu­té­cium, néo­dyme, ga­do­li­nium, er­bium, pro­mé­thium, ter­bium : ces terres rares sont des lan­tha­nides. L’yt­ter­bium et le scan­dium ne sont pas à pro­pre­ment par­lé des terres rares. Claude Bir­raux, Ch­ris­tian Kert, « Les en­jeux des mé­taux stra­té­giques : le cas des terres rares », Rap­port du Sé­nat, n°782, 23 août 2011. (3)Ca­rac­té­ris­tiques des terres rares : quan­ti­ta­tif (pe­tite pro­duc­tion : 200.000 tonnes par an) ; tech­nique (sous­pro­duits de l’in­dus­trie mi­nière ou mé­tal­lur­gique) ; éco­no­mique (pro­duit à va­leur éle­vée, voire très éle­vée, sou­mises à de fortes fluc­tua­tions [haut de­gré de pu­re­té] ; « cri­ti­ci­té » (im­por­tance vi­tale pour les nou­velles fi­lières in­dus­trielles High Tech) ; com­por­te­ment (pé­riodes atones en­tre­cou­pées de crises (flam­bée des prix, pé­nu­rie). Claude Bir­raux, Ch­ris­tian Kert, « Les en­jeux des mé­taux stra­té­giques : le cas des terres rares », Rap­port du Sé­nat, n°782, 23 août 2011. (4)Claude Bir­raux, Ch­ris­tian Kert, « Les en­jeux des mé­taux stra­té­giques : le cas des terres rares », Rap­port du Sé­nat, n°782, 23 août 2011. (5)Claude Bir­raux, Ch­ris­tian Kert, « Les en­jeux des mé­taux stra­té­giques : le cas des terres rares », Rap­port du Sé­nat, n°782, 23 août 2011. (6)Claude Bir­raux, Ch­ris­tian Kert, « Les en­jeux des mé­taux stra­té­giques : le cas des terres rares », Rap­port du Sé­nat, n°782, 23 août 2011.

Les terres rares sont com­po­sées de dix­sept élé­ments qui se trouvent en grande quan­ti­té aux États­Unis(7) , en Chine(8) , mais aus­si en Rus­sie et dans les pays de la Com­mu­nau­té des États In­dé­pen­dants (CEI)(9) , en Po­logne, en Au­triche, en Inde, au Ca­na­da et en Aus­tra­lie(10) et, dans une moindre me­sure, au Bré­sil, en Ma­lai­sie, en Afrique du sud, au Bu­run­di, en Tan­za­nie, au Sri Lan­ka… Le contrôle sur la pro­duc­tion des terres rares est es­sen­tiel­le­ment as­su­ré par quatre États : Rus­sie(11) , Chine(12) , Ré­pu­blique dé­mo­cra­tique du Con­go (RDC)(13) , Bré­sil(14). La de­mande mon­diale de terres rares est es­ti­mée à 134.000 tonnes par an avec une pro­duc­tion glo­bale qui avoi­sine les 124.000 tonnes par an. Les es­ti­ma­tions de pro­duc­tion, pour les an­nées 2015­2017, s’élèvent no­tam­ment à 180.000 tonnes par an. Tou­te­fois, il convient de ne pas né­gli­ger le fait que les nou­veaux pro­jets mi­niers peuvent prendre dix ans en­vi­ron avant d’être opé­ra­tion­nels. L’uti­li­sa­tion des terres rares se ré­vèle ca­pi­tale dans de nom­breuses ap­pli­ca­tions, telles que les nou­velles tech­no­lo­gies de l’éner­gie (cra­quage ca­ta­ly­tique des fluides dans le pé­trole, bat­te­ries re­char­geables des vé­hi­cules élec­triques et hy­brides, gé­né­ra­trices pour éo­liennes…), les ap­pli­ca­tions liées à la sé­cu­ri­té et la dé­fense na­tio­nale (mo­teur d’avions de chasse, gui­dage de sys­tème de mis­siles, dé­fense an­ti­mis­sile, sa­tel­lites, sys­tèmes de com­mu­ni­ca­tion, sys­tème d’armes mi­li­taires, sys­tèmes élec­triques des aé­ro­nefs, sys­tèmes de dé­tec­tion de mines sous­ma­rines, té­lé­mètres la­sers ou non…), les ap­pli­ca­tions plus cou­rantes (phos­phore dans les té­lé­vi­seurs cou­leurs à écran plat, té­lé­phones por­tables, DVD por­tables, or­di­na­teurs por­tables, pots ca­ta­ly­tiques, bat­te­ries lu­mi­no­phores, ai­mants per­ma­nents, dis­po­si­tifs mé­di­caux…)(15) . Rare earths are com­po­sed of se­ven­teen ele­ments found in large quan­ti­ties in the Uni­ted States(7), Chi­na(8), but al­so in Rus­sia and the coun­tries of the Com­mon­wealth of In­de­pendent States (CIS)(9), Po­land, Aus­tria, In­dia, Ca­na­da and Aus­tra­lia(10) and to a les­ser extent, Bra­zil, Malaysia, South Afri­ca, Bu­run­di, Tan­za­nia, Sri Lan­ka ... The control over the pro­duc­tion of rare earth is es­sen­tial­ly th­rough four States: Rus­sia(11), Chi­na(12), De­mo­cra­tic Re­pu­blic of Con­go (DRC)(13), Bra­zil(14). World de­mand for rare earths is es­ti­ma­ted at 134,000 tons per year with a to­tal pro­duc­tion of around 124,000 tons per year. Pro­duc­tion es­ti­mates for the 2015­2017 years, in­clu­ding amounts to 180,000 tons per year. Ho­we­ver, one should not over­look the fact that new mi­ning pro­jects can take about ten years be­fore being ope­ra­tio­nal. The use of rare earth proves cru­cial in ma­ny ap­pli­ca­tions, such as new ener­gy tech­no­lo­gies ( fluid ca­ta­ly­tic cra­cking in pe­tro­leum, re­char­geable bat­te­ries for elec­tric and hy­brid ve­hicles, ge­ne­ra­tors for wind tur­bines ...), re­la­ted ap­pli­ca­tions se­cu­ri­ty and na­tio­nal de­fense (en­gine figh­ter air­craft, mis­sile gui­dance sys­tem, mis­sile de­fense, sa­tel­lites, communications sys­tems, mi­li­ta­ry wea­pon sys­tems, elec­tri­cal sys­tems of air­craft, un­der­wa­ter mines de­tec­tion sys­tems, ran­ge­fin­ders la­sers or not ...), the most com­mon ap­pli­ca­tions (phos­pho­rus in co­lor flat screen te­le­vi­sions, cel­lu­lar mo­biles, por­table DVD, lap­top com­pu­ters, ca­ta­ly­tic con­ver­ters, phos­phors bat­te­ries, per­ma­nent ma­gnets, me­di­cal de­vices ...)(15). (7)Les États­Unis dé­tiennent 13% des ré­serves de terres rares. Les prin­ci­pales en­tre­prises concer­nées sont Elec­tron Ener­gy Cor­po­ra­tion (CEE/EEC), PA…, USGS, juillet 2014. The Uni­ted States holds 13% of rare earth re­serves . The main com­pa­nies concer­ned are Elec­tron Ener­gy Cor­po­ra­tion (EEC / EEC ), PA ... , USGS , in Ju­ly 2014 . (8)La Chine dé­tient 36% des ré­serves de terres rares et 23% des ré­serves ac­ces­sibles. Chi­na holds 36% of rare earth re­serves and 23% of avai­lable re­serves.USGS juillet 2014. (9)Les États de la CEI dé­tiennent 9% des ré­serves de terres rares. The CIS States hold 9% of rare earth re­serves. USGS, juillet 2014. La Com­mu­nau­té des États in­dé­pen­dants (CEI) a été créée en dé­cembre 1991 par onze pays de l'ex­URSS : Ar­mé­nie, Azer­baïd­jan, Bié­lo­rus­sie, Ka­za­khs­tan, Kir­ghizs­tan, Mol­da­vie, Ouz­bé­kis­tan, Rus­sie, Tad­ji­kis­tan, Turk­mé­nis­tan, Ukraine. Elle a été re­jointe en dé­cembre 1993 par la Géor­gie. Les Etats baltes ­membres de l'Union eu­ro­péenne (UE)­sont les seules an­ciennes ré­pu­bliques so­vié­tiques à ne pas être membres de la CEI./The Com­mon­wealth of In­de­pendent States (CIS) was crea­ted in De­cem­ber 1991 by ele­ven coun­tries of the for­mer So­viet Union: Ar­me­nia, Azer­bai­jan , Be­la­rus, Ka­za­khs­tan, Kyr­gyzs­tan, Mol­do­va, Uz­be­kis­tan, Rus­sia , Ta­ji­kis­tan, Turk­me­nis­tan , Ukraine. It was joi­ned in De­cem­ber 1993 by Geor­gia . The Bal­tic states ­mem­bers of the Eu­ro­pean Union (EU) ­are the on­ly for­mer So­viet re­pu­blics not to be mem­bers of the CIS. (10)L’Aus­tra­lie dé­tient 6% des ré­serves de terres rares. Aus­tra­lia holds 6% of rare earth re­serves. USGS juillet 2014. (11)Ma­té­riaux du groupe pla­tine : pla­tine, pal­la­dium, iri­dium, rho­dium, ru­thé­nium, os­mium. Pla­ti­num Group Ma­te­rialswww.usgs.gov (12)An­ti­moine, fluo­rite, gal­lium, ger­ma­nium, gra­phite, in­dium, ma­gne­sium, terres rares, tungs­ten. www.usgs.gov (13)Co­balt, tan­tale. www.usgs.gov (14)Nio­bium, tan­tale. www.usgs.gov (15)Marc Hum­phries, « Rare Earth Ele­ments :The Glo­bal Sup­ply Chain », Con­gres­sio­nal Re­search ser­vice, 30 sep­tembre 2010.

Ac­tuel­le­ment, les terres rares pré­sentent deux types de risques bien spé­ci­fiques : une vul­né­ra­bi­li­té aux rup­tures d’ap­pro­vi­sion­ne­ment et une ra­dio­ac­ti­vi­té(16) is­sue des élé­ments conte­nant du tho­rium. Il de­vient ain­si né­ces­saire d’en­vi­sa­ger un fi­nan­ce­ment ap­pro­prié pour la re­cherche et l’ex­ploi­ta­tion(17) . En termes de vul­né­ra­bi­li­tés stra­té­giques des ap­pro­vi­sion­ne­ments en terres rares, une do­mi­na­tion de la Chine (en si­tua­tion mo­no­po­lis­tique) est à en­vi­sa­ger dans la me­sure où Pé­kin dé­tient 1/3 des ré­serves mon­diales et as­sure 95­97% de la pro­duc­tion mon­diale. La ré­cente dé­cou­verte de terres rares au fonds du Pa­ci­fique (es­ti­ma­tion éva­luée à 90 mil­liards de tonnes) n’est ce­pen­dant pas une al­ter­na­tive, dans la me­sure où les droits d’ex­ploi­ta­tion des gi­se­ments si­tués dans les eaux ter­ri­to­riales se­raient alors sous ad­mi­nis­tra­tion de l’agence in­ter­na­tio­nale des fonds ma­rins (ONU)(18) . Dans ces condi­tions, il est im­pé­ra­tif, afin de ré­duire la dé­pen­dance eu­ro­péenne et de ré­ac­ti­ver des sources d’ap­pro­vi­sion­ne­ments al­ter­na­tives, de dé­ve­lop­per de nou­velles tech­niques d’ex­trac­tion, et en­fin, de mettre en place une fi­lière de re­cy­clage per­for­mante (col­lecte, dé­mon­tage, pré­trai­te­ment, raf­fi­nage). Les terres rares re­pré­sentent un vé­ri­table en­jeu stra­té­gique pour les pays qui en dé­pendent pour leurs in­dus­tries. Dans ce contexte, les en­jeux géo­éner­giques à ho­ri­zon 2030 laissent ap­pa­raître des scé­na­rii de risques de rup­ture d’ap­pro­vi­sion­ne­ment com­pre­nant des hausse des prix et une né­ces­saire adap­ta­bi­li­té des États aux be­soins, fa­vo­ri­sant par là­même une nou­velle lutte d’in­fluence sur les prin­ci­paux pays pro­duc­teurs. Dès lors, de nou­velles stra­té­gies se mettent en place, in­cluant des re­dé­fi­ni­tions d’al­liances, des trans­ferts d’équi­libre géos­tra­té­gique. L’Union eu­ro­péenne pour­rait ici jouer un rôle al­ter­na­tif et d’out­si­der, mais en­core faut­il que Bruxelles par­vienne à une po­li­tique com­mune en ma­tière de terres rares. Cur­rent­ly, rare earths have two types of ve­ry spe­ci­fic risks: vul­ne­ra­bi­li­ty to sup­ply dis­rup­tions and ra­dio­ac­ti­vi­ty(16) ele­ments contai­ning tho­rium. It thus be­comes ne­ces­sa­ry to consi­der an ap­pro­priate fun­ding for re­search and ex­ploi­ta­tion(17). In terms of stra­te­gic vul­ne­ra­bi­li­ties sup­plies of rare earths, a Chi­nese do­mi­na­tion (in mo­no­po­lis­tic po­si­tion) should be consi­de­red to the extent that Bei­jing holds 1/3 of world re­serves and pro­vides 95­97% of world pro­duc­tion. The recent dis­co­ve­ry of rare earth Pa­ci­fic funds (es­ti­ma­ted at 90 bil­lion tons) is ho­we­ver not an al­ter­na­tive, to the extent that the rights of ex­ploi­ta­tion of fields lo­ca­ted in the ter­ri­to­rial wa­ters would then be un­der ad­mi­nis­tra­tion of In­ter­na­tio­nal Sea­bed Au­tho­ri­ty (UN)(18). Un­der these condi­tions, it is im­pe­ra­tive to re­duce Eu­ro­pean de­pen­den­cy and reac­ti­vate al­ter­na­tive sources of sup­ply, de­ve­lo­ping new ex­trac­tion tech­ni­cal, and fi­nal­ly, to set up an ef­fi­cient re­cy­cling sys­tem (col­lec­tion, dis­mant­ling, pre­treat­ment, re­fi­ning). Rare earths are a real stra­te­gic chal­lenge for coun­tries that de­pend on it for their in­dus­tries. In this context, the stakes geo­ener­ge­tic 2030 re­veal of sup­ply dis­rup­tion risk sce­na­rios in­clu­ding ri­sing prices and a ne­ces­sa­ry adap­ta­bi­li­ty to the needs of States, the­re­by pro­mo­ting a new struggle for in­fluence in key coun­tries pro­du­cers. The­re­fore, new stra­te­gies are being es­ta­bli­shed, in­clu­ding al­liances re­de­fi­ni­tions, of geos­tra­te­gic ba­lance trans­fers. The Eu­ro­pean Union could play an al­ter­na­tive and out­si­der role, but it is still ne­ces­sa­ry that Brus­sels reach a com­mon po­li­cy on rare earths. (16)Cette pro­blé­ma­tique liée à la ra­dio­ac­ti­vi­té pose no­tam­ment de nom­breux pro­blèmes à cer­taines ré­gions. This pro­blem re­la­ted to ra­dio­ac­ti­vi­ty par­ti­cu­lar poses ma­ny pro­blems to cer­tain re­gions. (17)B. Ste­phen, Cas­to and James B. He­drick, « Rare Earth Element », Rare Element re­sources Ltd, 2011. (18)www.na­ture.com/ngeo

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