CULTURE

La France face à la culture du ci­né­ma amé­ri­cain

Investir en Europe - - Sommaire / Contents - Flora BERTHEREAU et Ré­bec­ca LAHMI, étu­diants Is­com

De­puis ses dé­buts, le ci­né­ma amé­ri­cain a réus­si à in­fluen­cer lar­ge­ment la France et ses voi­sins. La culture ci­né­ma­to­gra­phique amé­ri­caine se re­flète main­te­nant dans les ha­bi­tudes des Eu­ro­péens. Ceux­ci ne font pas que re­gar­der ces films en masse, mais ils s’en ins­pirent éga­le­ment.

Le terme de ci­né­ma amé­ri­cain est uti­li­sé pour qua­li­fier le ci­né­ma pro­duit uni­que­ment aux EtatsU­nis. Il est donc né dans ce pays, à par­tir du mi­lieu du 19e siècle. Connu de tous, le centre de la culture ci­né­ma­to­gra­phique amé­ri­caine est à Hol­ly­wood. C’est dans ce quar­tier de Los An­geles que sont pro­duits la ma­jo­ri­té des pro­grammes du pays, que ce soit des films ou des sé­ries té­lé­vi­sées. Le ci­né­ma hol­ly­woo­dien, ain­si que les sé­ries, sont consi­dé­rés comme le pre­mier vec­teur de dif­fu­sion de la culture amé­ri­caine dans le monde.

Un poids éco­no­mique consi­dé­rable.

De toutes les pro­duc­tions du monde, les pro­duc­tions amé­ri­caines sont bien celles qui ont le poids éco­no­mique le plus im­por­tant. Chiffre mar­quant, au moins la moi­tié des films pro­je­tés dans les ci­né­mas fran­çais et eu­ro­péens pro­viennent des Etats­Unis. Ce­la est sur­pre­nant puis­qu’ils ne re­pré­sentent que 6 à 7 % de la pro­duc­tion mon­diale, pour 50% de la pro­jec­tion. Les plus po­pu­laires sont les block­bus­ters, ces films aux coûts de pro­duc­tion éle­vés, pen­sés pour être dif­fu­sés mas­si­ve­ment. En France en 2007, les films des Etats­Unis re­pré­sentent la moi­tié des parts de mar­ché, contre seule­ment 36,5% pour les films fran­çais. La do­mi­na­tion ci­né­ma­to­gra­phique amé­ri­caine peut s’ex­pli­quer par les dis­pa­ri­tés évi­dentes de bud­get entre la France et les Etats­Unis. Le coût moyen de pro­duc­tion d’un film fran­çais reste 4 fois in­fé­rieur à un film aux Etats­Unis. Les block­bus­ters pro­duits à Hol­ly­wood ont alors un bud­get qui peut dé­pas­ser plu­sieurs cen­taines de mil­lions de dol­lars, ce qui se­rait com­plè­te­ment ir­réa­li­sable en France. Since its be­gin­nings, the Ame­ri­can ci­ne­ma has a lot of in­fluence in France and al­so in its neigh­bours. The Ame­ri­can ci­ne­ma culture is re­flec­ted in the ha­bits of some Eu­ro­pean people. Ma­ny of them watch these mo­vies, but they al­so are ins­pi­red by it. The term of Ame­ri­can ci­ne­ma is used to qua­li­fy the ci­ne­ma pro­du­ced on­ly in the Uni­ted States. Thus, it was born in this coun­try, at the be­gin­ning of the ni­ne­teenth cen­tu­ry. Known by eve­ry­bo­dy, the heart of the Ame­ri­can ci­ne­ma­to­gra­phic culture is Hol­ly­wood. It is in this dis­trict of Los An­geles that most of the Ame­ri­can pro­grams are pro­du­ced. They can as much be mo­vies or TV shows. They are consi­de­red as the first vec­tor that al­lows the dif­fu­sion of the Ame­ri­can culture in the world.

An im­por­tant eco­no­mi­cal weight.

Among all the pro­duc­tions in the world, the Ame­ri­can ones are those which have the most im­por­tant eco­no­mi­cal weight. Fi­gure sco­ring, at least half of the mo­vies pro­jec­ted in the French and Eu­ro­pean mo­vie theatres come from the Uni­ted States. This is sur­pri­sing be­cause they on­ly re­present 6 or 7% of the world pro­duc­tion, for 50% of the pro­jec­tion. The most po­pu­lar are the block­bus­ters, these mo­vies with high pro­duc­tion costs, thought to be mass broad­cas­ted. In France in 2007, the US films ac­count for half the mar­ket share, against on­ly 36.5 % for French films. The Ame­ri­can ci­ne­ma do­mi­na­tion can be ex­plai­ned by the dif­ferent size of bud­get bet­ween France and the Uni­ted States. The ave­rage pro­duc­tion cost of a French mo­vie stays 4 times lo­wer than an Ame­ri­can mo­vie. The Hol­ly­wood block­bus­ters have a bud­get that can ex­ceed se­ve­ral mil­lions dol­lars, and that would be un­wor­kable in France.

On note l’exemple d’Ava­tar, film le plus cher de l’his­toire, qui a coû­té 397 mil­lions de dol­lars. Les coûts exor­bi­tants in­ves­tis dans ces films per­mettent d’at­ti­rer un pu­blic large, par des ef­fets spé­ciaux ou la pré­sence d’ac­teurs mon­dia­le­ment connus. Au ni­veau bud­gé­taire, le ci­né­ma fran­çais fait face à un autre han­di­cap de taille : les pro­duc­tions fran­çaises ne par­viennent pas à équi­li­brer leur bud­get. En 2013, seuls 10% des films fran­çais sont ren­tables, et tous ceux ayant un bud­get su­pé­rieur à 10 mil­lions d’eu­ros ne par­viennent pas à ren­trer dans leurs frais. Les films amé­ri­cains, pour ren­for­cer leur suc­cès, in­ves­tissent dans des pro­mo­tions à grandes échelles en France et dans le monde ( jour­naux, af­fiches, bandes an­nonces dif­fu­sées sur les ré­seaux so­ciaux, jouets pour en­fants fai­sant la pro­mo­tion de ces films qui sont dé­li­vrés gra­tui­te­ment dans les boîtes de cé­réales ou dans les Hap­py Meals de chez McDo­nald’s). Au­de­là du simple ci­né­ma, les sé­ries amé­ri­caines en­va­hissent nos écrans, mal­gré la pro­duc­tion de plus en plus in­tense de sé­ries fran­çaises pour in­ver­ser la ten­dance. Au mois de no­vembre 2015 sur les chaines de la TNT, les sé­ries dif­fu­sées en pre­mière par­tie de soi­rée sont à 56% amé­ri­caines. Au contraire, les sé­ries fran­çaises ne re­pré­sentent que 29% des sé­ries de pre­mière par­tie de soi­rées.

La dif­fu­sion en masse d’une culture.

Il est aus­si clair qu’il n’y a pas que le pop­corn que nous avons em­prun­té au ci­né­ma amé­ri­cain. Ce der­nier consti­tue un pa­tri­moine ci­né­ma­to­gra­phique com­mun à toutes les cultures et une ré­fé­rence pour tous les ci­néastes et les ci­né­philes. La cible du ci­né­ma amé­ri­cain est prin­ci­pa­le­ment les jeunes. Mais leur force reste qu’ils ar­rivent, à tra­vers les block­bus­ters, à cap­ti­ver l’at­ten­tion de toutes les gé­né­ra­tions. C’est le cas d’Har­ry Pot­ter, Star Wars, Bat­man, ou Pi­rates des Ca­raïbes par exemple. Tous les in­gré­dients sont réunis afin de plaire au plus grand nombre : amour, in­trigue sus­pens. En l’es­pace de moins de 2h, le spec­ta­teur res­sent une mul­ti­tude d’émo­tions. Ils nous offrent à la fois fris­sons, com­pas­sion, pas­sion… Très sou­vent les films amé­ri­cains sont un grand spec­tacle : tout est amé­ri­ca­ni­sé et donc pous­sé à l’ex­trême. Le rythme, l’ac­tion, les ef­fets spé­ciaux sont à cou­per le souffle. Le fran­çais lamb­da se plait à voir ce type de film qui sort de sa rou­tine. For example, Ava­tar is the most ex­pen­sive film in the his­to­ry which cost 397 mil­lion dol­lars. The exor­bi­tant costs in­ves­ted in these mo­vies al­low to at­tract a large au­dience, by the use of spe­cial ef­fects or the pre­sence of world­wide known ac­tors. In bud­ge­ta­ry terms , French ci­ne­ma fa­ced ano­ther han­di­cap: French pro­duc­tions do not suc­ceed to be pro­fi­table. In 2013, on­ly 10% of the French mo­vies are pro­fi­table. Mo­reo­ver, those which have a bud­get su­per­ior to 10 mil­lion dol­lars can’t pay all their bur­den. The Ame­ri­can stu­dios, to rein­force their suc­cess, in­vest in large­scale pro­mo­tions in France (news­pa­pers, pos­ters, trai­lers which are broad­cas­ted on social me­dias, chil­dren toys to make the pro­mo­tion of the mo­vies which are de­li­ve­red free­ly in­side ce­real boxes, or in­side the Hap­py Meals at McDo­nald’s. Beyond ci­ne­ma, the Ame­ri­can se­ries are broad­cas­ted on our TV screens, des­pite an in­ten­si­fied French se­ries pro­duc­tion to change this ten­den­cy. In No­vem­ber 2015, on the TNT chan­nels, the shows broad­cas­ted in the first part of the night are 56% Ame­ri­can. In the contra­ry, the French shows on­ly re­present 29% of it.

The mass dif­fu­sion of a culture.

This is al­so clear that there is not on­ly the pop­corn that we have bor­ro­wed to Ame­ri­can ci­ne­ma. This last consti­tute a ci­ne­ma­to­gra­phic he­ri­tage to all cultures and re­fe­rence for all film­ma­kers and mo­vie­goers. The tar­get of Ame­ri­can ci­ne­ma is main­ly young people. But their strength re­mains that they ar­rive, through block­bus­ters to cap­ture the at­ten­tion of all ge­ne­ra­tions. This is the case of Har­ry Pot­ter, Star Wars, Bat­man, or Pi­rates of the Ca­rib­bean for example. All the in­gre­dients are there to please the wi­dest au­diance: love, sus­pense plot. In the course of 2 hours and less, the spec­ta­tors feel a mul­ti­tude of emo­tions. They of­fer us both shi­ve­ring, com­pas­sion, pas­sion ... Ma­ny Ame­ri­can mo­vies are a great show: eve­ry­thing is Ame­ri­ca­ni­zed and thus pu­shed to the ex­treme. Rhythm, ac­tion, spe­cial ef­fects are brea­th­ta­king. Ma­ny French people like to see this type of film that comes out of their dai­ly rou­tine.

Le ci­né­ma amé­ri­cain joue alors un grand rôle dans la dif­fu­sion de l’« Ame­ri­can way of life ». L’exemple du Tru­man Show est as­sez re­pré­sen­ta­tif. A tra­vers l'his­toire d'un show té­lé, qui re­late le quo­ti­dien de l’ac­teur Jim Car­rey, grand gé­né­ra­teur de pub, nous avons une vi­sion du mode de vie moyen des Amé­ri­cains. L’ob­ser­va­tion d’un quo­ti­dien com­plè­te­ment dif­fé­rent du nôtre a ac­cé­lé­ré la dif­fu­sion des élé­ments qui fondent l’image des Amé­ri­cains à tra­vers le monde. La po­pu­la­tion fran­çaise passe de l’ad­mi­ra­tion à la co­pie de cette culture étran­gère. On pense par exemple à leur nour­ri­ture, avec l’im­plan­ta­tion de plus en plus nom­breuse de fast­food en France. Par­lons main­te­nant des sé­ries amé­ri­caines qui plaisent énor­mé­ment aux Fran­çais. Leur grand atou test la divers ité.I ly aà­la­fo is des­sé­rie­soùl’ on ar­rive fa­ci­le­ment à s’iden­ti­fier aux per­son­nages. Dans Friends par exemple, on se pro­jette à la place de Ra­chel, Ross, ou Joey, en s’ima­gi­nant boire un ca­fé au Cen­tral Park. On trouve éga­le­ment des sé­ries où des per­son­nages ri­chis­simes sont en to­tal dé­ca­lage avec les spec­ta­teurs, comme dans Gos­sip Girl. Nous sa­vons très bien qu’on ne pour­ra ja­mais ri­va­li­ser avec le dres­sing de Blair, mais nous pre­nons plai­sir à vi­si­ter New­York et suivre ses folles aven­tures. Iln’ ya au cunt abou, to us les­su­jetss on ten vi­sa­gés: sexe, drogue, al­cool. Les Amé­ri­cains aiment prendre des risques. Les sé­ries amé­ri­caines ont la force de te­nir en ha­leine des mil­lions de spec­ta­teurs qui at­tendent avec im­pa­tience la sor­tie des der­niers épi­sodes. Qui a dé­jà tré­pi­gné d’im­pa­tience avant la sor­tie de Plus belle la vie ou Sous le So­leil en France? Si c’est votre cas, vous ne faites ap­pa­rem­ment pas par­tie de la ma­jo­ri­té. Ain­si les sé­ries fran­çaises sont sou­vent ac­cu­sés de man­quer de rythme et de ne pas se dé­mar­quer par des in­trigues ori­gi­nales. Ce­pen­dant, la pro­duc­tion fran­çaise re­monte dou­ce­ment mais sû­re­ment à la sur­face. Ar­mée d'une équipe de scé­na­ristes et de réa­li­sa­teurs su­per­vi­sés par des sho­wrun­ners ­ sur le mo­dèle amé­ri­cain ­et por­teuse de thèmes plus uni­ver­sels, la France convainc de plus en plus le reste du monde de l'at­trait de ses sé­ries TV. La France a alors aban­don­né ses « té­lé­films mi­gnons » au prix de nou­velles sé­ries qui s’ins­pirent des sé­ries amé­ri­caines. Pre­nons par exemple le cas de RIS Po­lice Scien­ti­fique et L’Hô­pi­tal, qui sont des co­pies qua­si­si­mi­laires des Ex­perts et Grey’s Anatomy. Ces sé­ries semble ce­pen­dant ne pas connaître le suc­cès at­ten­du, à la dé­cep­tion des pro­duc­teurs comme du pu­blic. Ame­ri­can ci­ne­ma plays an im­por­tant role in the dis­se­mi­na­tion of the "Ame­ri­can way of life." The example of Tru­man Show is fair­ly re­pre­sen­ta­tive. Through the sto­ry of a TV show, which chro­nicles the dai­ly life of ac­tor Jim Car­rey, great ad­ver­ti­sing show, we have a vi­sion of the ave­rage li­fe­style of Ame­ri­cans. The ob­ser­va­tion of a com­ple­te­ly dif­ferent eve­ry­day ours has ac­ce­le­ra­ted the spread of the ele­ments that make the image of Ame­ri­cans world­wide. The French po­pu­la­tion goes from ad­mi­ra­tion to the co­py of this fo­rei­gn culture. For example, the in­tro­duc­tion of in­crea­sin­gly nu­me­rous fast food in France and el­sew­here. Let us now move on to the Ame­ri­can se­ries that ap­peal to ma­ny French. Their great strength is its di­ver­si­ty once again. There are both se­ries where we can ea­si­ly come to iden­ti­fy with the cha­rac­ters. In Friends for example, we can pro­ject Ra­chel, Ross, Joey, ima­gi­ning that we are drin­king a cof­fee at Cen­tral Park. Al­so there are se­ries where weal­thy cha­rac­ters are out of step with the au­dience, as in Gos­sip Girl. We know we can ne­ver com­pete with the dres­sing of Blair, but we en­joy vi­si­ting New York and fol­low her cra­zy ad­ven­tures. There are no ta­boos, all sub­jects are consi­de­red: sex, drugs, al­co­hol. Ame­ri­cans won’t he­si­tate to take risks. Ame­ri­can se­ries have the strength to hold spell­bound mil­lions of fans who ea­ger­ly await the re­lease of the la­test epi­sodes. Who has al­rea­dy stam­ped with im­pa­tience be­fore the re­lease of « Sous le so­leil » or « Plus belle la vie » in France? If this is your case, ap­pa­rent­ly you're not part of the ma­jo­ri­ty. Thus the French se­ries are of­ten ac­cu­sed of la­cking pace and do not stand out with ori­gi­nal plots. Ho­we­ver, French pro­duc­tion slow­ly but sur­ely dates back to the sur­face. Ar­med with a team of wri­ters and di­rec­tors su­per­vi­sed by show run­ners ­ the Ame­ri­can mo­del ­ and pro­mi­sing more uni­ver­sal themes, France convinces more and more the world of the at­trac­ti­ve­ness of its TV se­ries. France then aban­do­ned his "cute te­le­films" the price of new se­ries ins­pi­red by Ame­ri­can se­ries. Take for example the case of RIS Po­lice Scien­ti­fique and Hos­pi­tal, which are qua­si­si­mi­lar co­pies of Ex­perts and Grey's Anatomy. These se­ries, ho­we­ver, do not seem to know the ex­pec­ted suc­cess, to the di­sap­point­ment of the pro­du­cers and the pu­blic.

Des me­sures face à la do­mi­na­tion amé­ri­caine.

Pour faire face à l’in­va­sion de nos écrans, l’Union eu­ro­péenne et la France im­posent des quo­tas de dif­fu­sion d’oeuvres fran­çaises et européennes. Ils ont pour but de conte­nir la dif­fu­sion des pro­grammes étran­gers à la té­lé­vi­sion, pour per­mettre d’of­frir da­van­tage de pro­grammes na­tio­naux. A contra­rio, ils par­viennent aus­si à em­pê­cher les dif­fu­seurs de pri­vi­lé­gier les pro­grammes non fran­çais ou non eu­ro­péens, moins chers à l’achat en prin­cipe, ce qui n’est pas tou­jours le cas no­tam­ment pour le coût d’achat des pro­duc­tions amé­ri­caines. Fai­sons un pe­tit his­to­rique de ces quo­tas. Dès 1970, la loi exige la pro­gram­ma­tion de 60% d’oeuvres de fic­tion pro­duites en France, et ce pour les trois so­cié­tés de pro­grammes créées peu de temps avant. Les quo­tas de dif­fu­sion sont en­suite ins­crits dans la loi du 30 sep­tembre 1986. Quelques an­nées plus tard, en 1990, un dé­cret fixe les obli­ga­tions de dif­fu­sion à 60% de pro­grammes ve­nus d’Eu­rope, pour 40% de pro­grammes fran­çais. Ces règles s’ap­pliquent sur les heures de grande écoute, quand les spec­ta­teurs sont le plus pré­sent. On re­marque ce­pen­dant que mal­gré les contrôles ef­fec­tués par le Con­seil Su­pé­rieur de l’Au­dio­vi­suel (CSA), ces obli­ga­tions de dif­fu­sion ne sont pas tou­jours res­pec­tées. Les oeuvres amé­ri­caines sont plus dif­fu­sées que les oeuvres fran­çaises, ou même européennes. Alors, la France par­vien­dra­t­elle à re­prendre le des­sus sur les Etats­Unis, face à une culture dé­jà si pré­sente ?

Mea­sures against Ame­ri­can do­mi­na­tion.

To cope with the in­va­sion of our screens, the Eu­ro­pean Union and France im­pose quo­tas broad­cas­ting of French and Eu­ro­pean pro­duc­tions. They are in­ten­ded to contain the spread of fo­rei­gn pro­grams on te­le­vi­sion, to help pro­vide more na­tio­nal pro­grams. Eco­no­mi­cal­ly, they al­so ma­nage to prevent broad­cas­ters to fa­vor non­French and non­Eu­ro­pean pro­grams, less ex­pen­sive to pur­chase, that isn’t a rea­li­ty for ma­ny Ame­ri­can films ve­ry ex­pan­sive. Let's make a lit­tle his­to­ry of these quo­tas. In 1970, the law re­quires pro­gram­ming 60% of pro­du­ced dra­ma and France, for the three pro­grams of com­pa­nies crea­ted short­ly be­fore. Broad­cas­ting quo­tas are then re­cor­ded in the Act of 30 Sep­tem­ber 1986. A few years la­ter, in 1990, a de­cree es­ta­blishes the obli­ga­tion to broad­cast pro­grams 60% from Eu­rope, 40% of French pro­grams. These rules ap­ply on prime time, when most vie­wers are present. Ho­we­ver, we note that des­pite the checks car­ried out by the Hi­gher Au­dio­vi­sual Coun­cil (CSA), these broad­cas­ting obli­ga­tions are not al­ways res­pec­ted. On the contra­ry of what should be done, the Ame­ri­can works are dis­se­mi­na­ted as French works, or even Eu­ro­pean. So, France does ma­nage to get over the Uni­ted States, fa­cing a culture al­rea­dy well present?

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