In­ter­views ex­clu­sifs d’ex­pa­triés

Que res­sort-il des aven­tures à l’étran­ger et, pour quelles rai­sons toutes ces per­sonnes pré­fèrent vivre ailleurs, du moins un cer­tain temps ? C’est une ex­clu­si­vi­té d’In­ves­tir en Eu­rope. 4 his­toires vraies…

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Na­tha­lie, d’ori­gine fran­çaise, 42 ans, s’est lan­cée à la fois dans l’aven­ture aux Etats­Unis et dans celle de la créa­tion d’en­tre­prise avec ses deux en­fants (de­puis 2009), fai­sant tou­te­fois le grand écart entre les deux conti­nents après une longue ex­pé­rience de conseillère en for­ma­tion au­près des en­tre­prises. Ir­ré­sis­ti­ble­ment at­ti­rée par la culture amé­ri­caine, elle ouvre deux écoles d’études su­pé­rieures (In­ter­na­tio­nal Suc­cess Ins­ti­tut) re­la­tives à la mode à Pa­ris et à New­York. Lorsque nous lui avons de­man­dé les rai­sons qui l’ont ame­née aux Etats­Unis, sa ré­ponse fut im­mé­diate « j’aime l’état d’es­prit des Amé­ri­cains » et « en France, il y a trop de bar­rières ». Na­tha­lie nous confie qu’elle s’est ins­pi­rée de la culture amé­ri­caine en ma­tière de dé­ve­lop­pe­ment per­son­nel et d’ap­pren­tis­sage des métiers de la mode pour ou­vrir une école qui donne les moyens aux per­sonnes de « vi­sua­li­ser leurs rêves » , pre­mière condi­tion de leurs réus­sites. « Il faut chan­ger d’état d’es­prit pour réus­sir », c’est un des mes­sages qu’elle trans­met à ses étu­diants. Neil, d’ori­gine an­glaise, 33 ans, vit en Es­pagne de­puis onze ans. Il avait sui­vi sa fian­cée qui à l’âge de dix­huit ans de­vait res­ter avec ses pa­rents qui dé­ci­dèrent de par­tir en Es­pagne pour des rai­sons de san­té em­pê­chant le père de tra­vailler et ain­si il fal­lait un lo­ge­ment moins oné­reux et des condi­tions agréables pour une re­traite. Neil a fi­ni par se lan­cer dans l’en­tre­pre­neu­riat, ré­no­va­tion en bâ­ti­ment, dans la ré­gion d’Ali­cante mais, avec la crise de 2008 et son di­vorce, il a tout per­du. Alors, nous lui avons de­man­dé pour­quoi il ne ren­trait pas en An­gle­terre et il nous a ex­pli­qué qu’il doit éle­ver sa fille de trois ans en Es­pagne à proxi­mi­té de sa mère pour la garde. « Ma fille a be­soin de moi et je dois re­com­men­cer une nou­velle vie ici ». Neil tra­vaille 6 jours sur 7 à rai­son de près de 60 heures par se­maine (nous l’avons éva­lué d’après ses heures de pré­sence au tra­vail dans un bar­res­tau­rant an­glais). Joan­na, d’ori­gine po­lo­naise, tren­te­naire, vit en France avec son ma­ri et sa fille de­puis dix ans. Di­plô­mée d’études éco­no­miques et ex­pé­ri­men­tée en banque, en Po­logne, elle se re­trouve à Pa­ris à faire des mé­nages du fait que son ma­ri tra­vaille en Eu­rope de l’Ouest et sur­tout en France. Alors, nous lui avons de­man­dé ce qu’elle en­vi­sa­geait de faire plus tard et elle a ré­pon­du : « re­ve­nir en Po­logne, là­bas, nous vi­vons dans une mai­son de 200 m² avec un grand jar­din, ici c’est 60 m² sans même un bal­con » et « en Po­logne je pour­rais créer mon en­tre­prise avec ma soeur qui est ins­ti­tu­trice, une crèche par exemple, tout est pos­sible ».

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