L’Homme, un Da­ta In­tel­li­gence Sys­tème très per­for­mant Man, a High Per­for­mance Da­ta In­tel­li­gence Sys­tem

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Lors de ses ana­lyses si­tua­tion­nelles en temps réel, à pos­té­rio­ri ou pro­jec­tives, l’homme met en oeuvre un mé­ca­nisme cog­ni­tif très dif­fé­rent. Il s’agit de 3 modes d’ana­lyse de si­tua­tion très dis­tincts opé­rés par 3 ava­tars de nous­même.

Il nous est tous ar­ri­vé d’ana­ly­ser à pos­te­rio­ri nos propres com­por­te­ments et de nous éton­ner de cer­tains as­pects qui nous pa­raissent ir­ra­tion­nels après coup. Ce­ci s’ex­plique par le fait qu’entre l’ana­lyse si­tua­tion­nelle temps réel et l’ana­lyse si­tua­tion­nelle à pos­té­rio­ri, nous avons « chan­gé de lo­gi­ciel » .

« Entre l’ana­lyse si­tua­tion­nelle temps réel et l’ana­lyse si­tua­tion­nelle à pos­té­rio­ri, nous avons chan­gé de lo­gi­ciel. »

L’homme per­çoit des si­tua­tions et les ana­lyse en met­tant en oeuvre plu­sieurs mé­ca­nismes cog­ni­tifs à l’is­sue des­quels il en­clenche des stra­té­gies d’ac­tion.

« Bet­ween real­time si­tua­tio­nal ana­ly­sis and post­si­tua­tio­nal ana­ly­sis, we have chan­ged soft­ware. »

Il est ca­pable de prendre en compte d’énormes quan­ti­té de don­nées au tra­vers de ses sens. La scène si­tua­tion­nelle qui émane de sa per­cep­tion est très riche et ter­ri­ble­ment com­plexe.

* EN*

In his si­tua­tio­nal ana­lyzes in real time, pos­te­rior­ly or pro­jec­ti­ve­ly, man im­ple­ments a ve­ry dif­ferent cog­ni­tive me­cha­nism. These are 3 ve­ry dif­ferent si­tua­tion ana­ly­sis modes ope­ra­ted by 3 ava­tars of our­selves.

All of us have come to ana­lyze our own be­ha­vior in a pos­te­rio­ri and to be sur­pri­sed by cer­tain as­pects that seem ir­ra­tio­nal to us af­ter­wards. This is due to the fact that, bet­ween real­time si­tua­tio­nal ana­ly­sis and post­si­tua­tio­nal ana­ly­sis, we have "chan­ged soft­ware".

Man per­ceives si­tua­tions and ana­lyzes them by im­ple­men­ting se­ve­ral cog­ni­tive me­cha­nisms at the end of which he en­gages stra­te­gies of ac­tion.

He is able to take in­to ac­count huge amounts of da­ta through his senses. The si­tua­tio­nal scene ema­na­ting from his per­cep­tion is ve­ry rich and ter­ri­bly com­plex.

Il est ca­pable de faire des ana­lo­gies et de conduire des rai­son­ne­ments dé­duc­tifs, in­duc­tifs ou ab­duc­tifs. Il ca­té­go­rise les choses et les gens, il ef­fec­tue des abs­trac­tions sur l’in­for­ma­tion qu’il re­çoit, il fait émer­ger des phé­no­mènes à par­tir des évé­ne­ments ob­ser­vés, etc. Il com­met aus­si des er­reurs d’in­ter­pré­ta­tion et des biais cog­ni­tifs et il dé­ve­loppe des croyances qui ali­mentent ses convic­tions.

Mais le plus im­pres­sion­nant ré­side dans sa ca­pa­ci­té à dé­tec­ter des si­gnaux faibles. En ef­fet, alors que rien ne l’y pré­pare, l’homme a le pou­voir de re­con­naître un ami qui marche dans une foule im­mense dans un lieu im­pro­bable. Les si­gnaux faibles sont les pré­mices de chan­ge­ments, de phé­no­mènes, de com­por­te­ments qui ont été du­rant des mil­liers d’an­nées sy­no­nymes de dan­gers pour l’homme, moins fort que les ani­maux qui peu­plaient son quo­ti­dien. Au­jourd’hui, les dan­gers sont tout autres et nous met­tons en oeuvre cette ca­pa­ci­té pour réa­li­ser nos pré­dic­tions, pour in­no­ver, pour être agiles.

« l’homme a une forte dis­po­si­tion à prendre en charge les in­cer­ti­tudes »

En­fin, l’homme a une forte dis­po­si­tion à prendre en charge les in­cer­ti­tudes. Nous sa­vons que lorsque l’on nous dit que l’on a vu une voi­ture bleue s’en­fuir, cette voi­ture était peut­être verte ou noire. L’homme a tou­jours de l’in­cer­ti­tude même dans une scène si­tua­tion­nelle nar­rée avec convic­tion. C’est en ayant cette ca­pa­ci­té à in­sé­rer de l’in­cer­ti­tude, que les énigmes peuvent se dé­nouer, que les pro­blèmes peuvent trou­ver des so­lu­tions.

« man has a strong dis­po­si­tion to deal with un­cer­tain­ties. »

Tout ce­ci nous per­met de com­prendre que l’homme est un Da­ta In­tel­li­gence Sys­tem ( DIS) très per­for­mant qui capte la réa­li­té du monde au tra­vers de ses sens, construit des scènes si­tua­tion­nelles dans sa mé­moire, les ana­lyse et dé­cide de stra­té­gies qu’il met en oeuvre au tra­vers de ses mo­teurs ( gestes, pa­roles) en in­ter­agis­sant sur le monde réel.

* EN*

He is ca­pable of ma­king ana­lo­gies and conduc­ting de­duc­tive, in­duc­tive or ab­duc­tive rea­so­nings. He ca­te­go­rizes things and people, per­forms abs­trac­tions on the in­for­ma­tion he re­ceives, makes phe­no­me­na emerge from ob­ser­ved events, and so on. He al­so com­mits mi­sin­ter­pre­ta­tions and cog­ni­tive biases and de­ve­lops be­liefs that fuel his be­liefs.

But the most im­pres­sive is his abi­li­ty to de­tect weak si­gnals. In­deed, while no­thing pre­pares for it, man has the po­wer to re­co­gnize a friend who walks in an im­mense crowd in an un­li­ke­ly place. Weak si­gnals are the be­gin­nings of changes, phe­no­me­na, be­ha­viors that have been for thou­sands of years sy­no­ny­mous with dan­gers for man, less strong than the ani­mals that po­pu­la­ted his dai­ly life. To­day, the dan­gers are quite dif­ferent and we are im­ple­men­ting this abi­li­ty to rea­lize our pre­dic­tions, to in­no­vate, to be agile.

Fi­nal­ly, man has a strong dis­po­si­tion to deal with un­cer­tain­ties. We know that when we were told that we saw a blue car es­cape, this car was per­haps green or black. In­di­vi­dual still has un­cer­tain­ty even in a si­tua­tion scene nar­ra­ted with convic­tion. It is by ha­ving this abi­li­ty to in­sert un­cer­tain­ty, that puzzles can un­ra­vel, that pro­blems can find so­lu­tions.

All this al­lows us to un­ders­tand that man is a ve­ry po­wer­ful Da­ta In­tel­li­gence Sys­tem ( DIS) that cap­tures the rea­li­ty of the world through his senses, constructs si­tua­tio­nal scenes in his me­mo­ry, ana­lyzes them and de­cides stra­te­gies uses his ges­tures, words.. to in­ter­act with the real world.

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