Comment dé­fi­nir la conscience ?

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De­puis les temps an­ciens, les phi­lo­sophes ont ten­té de dé­fi­nir la conscience. Au XVIIe siècle R. Des­cartes a dé­fi­ni « la pen­sée comme étant une conscience ré­flexive ou une conscience de soi » 5). Aux XVIIIe et XIXe siècles, se­lon G. W.

(

F. He­gel, la conscience est la connais­sance et se­lon I. Kant, « la conscience c’est l’uni­té se fai­sant » en dé­fi­nis­sant l’uni­té comme étant une syn­thèse( 6).

Au XXe siècle B. Rus­sel dé­fi­nit la conscience comme la si­gni­fi­ca­tion éma­nant du rap­port ( une re­la­tion) entre un ob­jet et un su­jet. Pour J. P. Sartre « toute conscience n’est pas connais­sance » en pre­nant l’exemple de la conscience af­fec­tive( 6). J’ai ain­si in­ter­viewé et ques­tion­né dif­fé­rents corps de mé­tiers sur ce su­jet de ré­flexion.

Le phy­si­cien doc­teur Ma­no­har Ru­dolph( dé­fi­nit la conscience comme étant éclai­rée par

7) la connais­sance et es­saie de ré­soudre ce dif­fi­cile pro­blème en uti­li­sant le mo­dèle des 4 chambres de P. R. Sar­kar qui est une re­pré­sen­ta­tion phy­sique et men­tale des réa­li­tés éma­nant des pro­ces­sus de bi­fur­ca­tion et de ré­duc­tion ( dé­ve­lop­pant une réa­li­té sub­jec­tive et ob­jec­tive). Et ain­si la conscience émane des in­ter­ac­tions vi­vantes entre ces états. Ce mo­dèle est un com­plexe es­pace- temps mé­trique qui sont re­liés en­semble comme dans un or­ga­nisme vi­vant. Ce mo­dèle prend en compte les phé­no­mènes ex­ternes ( ac­ti­vi­tés phy­siques du sys­tème neu­ro­nal) et in­ternes ( ca­rac­tères psy­chiques comme l’ex­pé­rience) dans des es­paces dif­fé­rents.

Le so­cio­logue Dr Dan est scep­tique sur le pro­jet de mo­dé­li­ser un cer­veau en ma­thé­ma­tique car les ma­thé­ma­tiques sont elles mêmes le pro­duit de notre cer­veau. Ain­si ce mo­dèle trouve ses li­mites ( car non ex­haus­tif).

Ma­no­har Ru­dolph

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