• IA : re­don­ner sa place à l’hu­main dans un monde tech­no­lo­gique

Dans le cadre de son rap­port an­nuel Tech­no­lo­gy Vi­sion, Ac­cen­ture dé­crypte les prin­ci­pales ten­dances tech­no­lo­giques qui trans­for­me­ront nos vies et nos en­tre­prises d’ici 2020. Un re­cen­trage sur l’homme pa­raît né­ces­saire.

IT for Business - - LA UNE -

Jus­qu’à pré­sent, ce sont les hu­mains qui se sont adap­tés à la tech­no­lo­gie, no­tam­ment via des in­ter­faces qui pré­sentent for­cé­ment des li­mites. L’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle va de­ve­nir la nou­velle in­ter­face pour ac­com­pa­gner l’hu­main, plu­tôt que le rem­pla­cer. » C’est le mes­sage prin­ci­pal de Marc Bous­quet, di­rec­teur d’ac­cen­ture Tech­no­lo­gies en France, ré­su­mant l’étude an­nuelle « Tech­no­lo­gy Vi­sion » conduite au­près de 5 400 di­rec­teurs IT et mé­tiers dans le monde.

Beau­coup d’ex­pé­ri­men­ta­tions sont dé­jà conduites dans de nom­breux sec­teurs in­dus­triels (agroa­li­men­taire, banques, etc.) comme dans de nom­breux do­maines (au­to­ma­ti­sa­tion de pro­cess, aide à la dé­ci­sion, in­ter­faces telles que les chat­bots), et Marc Bous­quet en­joint les en­tre­prises à ini­tier une « road­map IA » vi­sant l’en­ri­chis­se­ment de cer­tains pro­ces­sus. Comme par exemple, dans le monde de l’as­su­rance, la re­con­nais­sance de « pat­terns » dans les échanges oraux ou écrits avec les as­su­rés pour trai­ter plus ra­pi­de­ment des dé­cla­ra­tions de si­nistres.

« Chez Ac­cen­ture, nous avons par exemple un ou­til, My­wi­zard, qui nous aide pour la ges­tion des très gros pro­jets. L’IA est par­ti­cu­liè­re­ment utile lors­qu’une pro- blé­ma­tique dé­passe l’en­ten­de­ment hu­main », ex­plique Marc Bous­quet. Éga­le­ment lors­qu’il s’agit de trai­ter les énormes vo­lumes de don­nées dé­sor­mais amas­sées par les en­tre­prises. Des in­for­ma­tions qui doivent no­tam­ment ser­vir à ajou­ter du contexte à tous les pro­ces­sus et no­tam­ment aux in­ter­ac­tions avec le client ou l’uti­li­sa­teur.

« Si l’on re­garde com­ment les mil­len­nials se com­portent, L’IA doit par exemple être mise à pro­fit dans une re­la­tion avec un client ou un uti­li­sa­teur pour qu’il se sente chez lui, chez sa marque. Ce­la re­vient plus glo­ba­le­ment à se placer du cô­té de l’uti­li­sa­teur et non du cô­té du sys­tème. Ce­la semble une évi­dence mais, en pra­tique, on s’aper­çoit qu’on a ra­re­ment réus­si à le faire : si on re­garde des for­mu­laires d’em­bauche, on constate qu’ils sont faits pour les re­cru­teurs et non pour les pos­tu­lants », dé­taille Marc Bous­quet.

L’étude de l’an­née der­nière avait mis en évi­dence l’aug­men­ta­tion du re­cours aux free­lances. La ten­dance va cette an­née un peu plus loin, in­sis­tant sur une né­ces­saire sy­ner­gie des ta­lents. Pour peu que le sys­tème de contrac­tua­li­sa­tion soit en place, un mou­ve­ment de créa­tion de « bourses des ta­lents » s’ac­cé­lère, en in­terne comme en ex­terne. « L’idée est de pou­voir faire ap­pel à un ex­pert pour une heure, pour un cer­tain nombre de lignes de code, pour une confé­rence, image le consul­tant. C’est un be­soin gé­né­ra­teur de va­leur pour le bu­si­ness, au­quel la di­rec­tion des achats doit ad­hé­rer. » Un tel sys­tème est par exemple ex­ploi­té chez Proc­ter&gamble, qui s’ap­puie sur la pla­te­forme de ges­tion de free­lances Up­work. Les pro­jets concer­nés ont été li­vrés plus ra­pi­de­ment et à moindre coût dans 60 % des cas. En­core fau­dra-t-il que le cadre lé­gal soit adap­té à l’émer­gence de cette « li­quid work force » …• Pierre Lan­dry

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