Re­tours d’ex­pé­riences

Du fait d’une ar­chi­tec­ture cen­tra­li­sée et d’une ac­ti­vi­té ré­par­tie dans 50 pays, les dif­fi­cul­tés dans les temps d’ac­cès aux ap­pli­ca­tions étaient ré­cur­rentes dans plu­sieurs ré­gions. La mise en place des ou­tils de Dy­na­trace fa­ci­lite l’iden­ti­fi­ca­tion des prob

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• Co­las, Kone, Ville de Pan­tin, Saint Go­bain, Swiss Life…

« DE PAR LES CON­TRAINTES DE TEMPS HA­BI­TUELLES IM­PO­SÉES AUX SO­CIÉ­TÉS DE SER­VICES, LES PHASES DE TESTS NE SONT PAS EF­FEC­TUÉES DANS TOUS LES CONTEXTES RÉ­SEAU »

Tous les ma­tins, je pré­sente aux par­ties pre­nantes du pro­jet un rap­port dé­taillé au ni­veau mon­dial avec les taux de dis­po­ni­bi­li­té et les per­for­mances ap­pli­ca­tives pour deux de nos ap­pli­ca­tions de gestion des tra­vaux, ex­plique Jean-do­mi­nique Pa­ris, chef de pro­jet pro­duc­tion au sein de la Speig, la DSI du groupe Co­las. Et, sou­vent, plu­sieurs ré­gions, La Réu­nion, Ma­da­gas­car, Mayotte… si­gnalent des pro­blèmes, no­tam­ment en termes de temps d’ac­cès » . Un constat en nette amé­lio­ra­tion de­puis la mise en place de Dy­na­trace, Da­ta Cen­ter Real User Mo­ni­to­ring (RUM), un ou­til de su­per­vi­sion des ap­pli­ca­tions cri­tiques. Et qui va al­ler en­core plus dans le bon sens avec l’uti­li­sa­tion conjointe d’ap­pli­ca­tion Mo­ni­to­ring, un autre ou­til de Dy­na­trace dé­dié à l’iden­ti­fi­ca­tion des codes sus­cep­tibles de pro­vo­quer des dé­lais ou des er­reurs, et uti­li­sé dans le cadre d’une preuve de con­cept de­puis l’an­née der­nière.

La pre­mière phase du pro­jet re­monte dé­jà à plu­sieurs an­nées. «À l’époque, on cher­chait des so­lu­tions pour amé­lio­rer la flui­di­té du tra­fic. Une par­tie des uti­li­sa­teurs se plai­gnaient vi­gou­reu­se­ment de la len­teur des ac­cès » , se sou­vient Jean-do­mi­nique Pa­ris. Un pro­blème sen­sible dans le contexte de Co­las. Pré­sent dans une cin­quan­taine de pays, le groupe réa­lise au­tour de 80 000 chan­tiers à l’an­née. La Speig a en charge les 25 000 postes de tra­vail du groupe. La plu­part des ap­pli­ca­tions cri­tiques du groupe — sur Oracle, SAP et Ex­change ou Ci­trix — sont cen­tra­li­sées.

Pour sa part, Jean-do­mi­nique Pa­ris est res­pon­sable d’une équipe de cinq col­la­bo­ra­teurs en charge de la su­per­vi­sion et de la bonne marche de sept ap­pli­ca­tions di­rec­te­ment liées aux tra­vaux (at­tri­bu­tion des res­sources, pro­duc­tion des rap­ports de chan­tier…). Cas le plus cri­tique, l’ou­til de gé­né­ra­tion de rap­ports de chan­tiers est ex­ploi­té par 1 500 uti­li­sa­teurs, de­puis n’im­porte quel pays cou­vert. Et jus­te­ment, les uti­li­sa­teurs étaient par­ti­cu­liè­re­ment cri­tiques vis-à-vis des ques­tions de temps d’ac­cès et de dys­fonc­tion­ne­ment dans plu­sieurs ré­gions. Une ques­tion d’au­tant plus sen­sible que l’équipe char­gée de la pro­duc­tion ne fai­sait pas le même constat sur ces dé­lais : « Les uti­li­sa­teurs at­tri­buent le plus sou­vent le pro­blème à l’ap­pli­ca­tion, quelle qu’en soit la source réelle : ré­seau, sys­tème ou ap­pli­ca­tion » , sou­ligne Jean-do­mi­nique Pa­ris. Con­sé­quence, un dé­ca­lage sur­ve­nait sou­vent entre les uti­li­sa­teurs et l’équipe char­gée de la pro­duc­tion, voire les chefs de pro­jets des ap­pli­ca­tions qui ne consta­taient pas de pro­blème par­ti­cu­lier au ni­veau du tra­fic ré­seau. « Il était très dif­fi­cile de dé­ter­mi­ner d’où ve­nait ce dé­ca­lage » , rap­pelle notre in­ter­lo­cu­teur. Ce, d’au­tant plus que le ré­seau du siège est bien di­men­sion­né et sup­porte des ap­pli­ca­tions sans pro­blème, alors que les mêmes pré­sentent des temps d’ac­cès anor­maux à par­tir d’autres sites.

À l’époque, Da­ta Cen­ter RUM fai­sait dé­jà par­tie du parc ap­pli­ca­tif de Co­las, mais « peu uti­li­sé, l’ou­til était plus ou moins en déshé­rence » , rap­pelle Jean-do­mi­nique Pa­ris. Qui dé­cide de le re­mettre en pro­duc­tion. Cette étape passe d’abord par

l’ins­tal­la­tion de sondes ré­seaux et d’un ou­til de mo­ni­to­ring. Le res­pon­sable dé­fi­nit en­suite avec son équipe des seuils ba­sés sur des cor­ri­dors de per­for­mances, « des temps se si­tuant entre des moyennes hautes et basses de per­for­mances » , ex­plique notre in­ter­lo­cu­teur. Con­crè­te­ment, des alertes sont dé­clen­chées quand les temps dé­passent entre 2 et 4 se­condes. Chaque res­pon­sable d’ap­pli­ca­tion peut af­fi­ner ce seuil en fonc­tion du ni­veau de ser­vice dé­si­ré. Outre les seuls temps, l’ou­til au­to­rise éga­le­ment le pa­ra­mé­trage d’alertes en fonc­tion du type et de la fré­quence des er­reurs, « 404, 500, etc., dé­taille Jean-do­mi­nique Pa­ris. Ses in­for­ma­tions facilitent la tâche des équipes char­gées de la main­te­nance ap­pli­ca­tive » . Plus ré­cem­ment, en 2015, pour al­ler en­core plus fi­ne­ment dans l’iden­ti­fi­ca­tion des causes de dys­fonc­tion­ne­ment et de dé­lais, la DSI a mis en place Ap­pli­ca­tion Mo­ni­to­ring, un autre ou­til de Dy­na­trace. Iden­ti­fiant les causes de dé­lais anor­maux ou d’er­reurs, il en dé­tecte l’ori­gine dans le code (Ja­va, PHP et .Net). « Nous avons ain­si dé­tec­té qu’une par­tie des pro­blèmes avaient leur ori­gine dans le dé­ve­lop­pe­ment. Le code de cer­tains ap­pli­ca­tifs dé­com­presse des don­nées à la vo­lée sur le ser­veur et pas sur le poste client. Ce choix n’a pas de con­sé­quence quand la bande pas­sante est bien di­men­sion­née, mais il se tra­duit par des temps d’ac­cès beau­coup plus long quand ce n’est pas le cas » , illustre Jean-do­mi­nique Pa­ris.

Une preuve de con­cept (POC) est donc lan­cée en 2016 avec cet ou­til. Des agents sont ain­si ins­tal­lés sur les ser­veurs et sur les postes clients. Ces sondes « écoutent » et re­montent les don­nées ap­pli­ca­tives en temps réel, un moyen pour la pro­duc­tion de voir ces ap­pli­ca­tions mé­tier avec l’oeil des uti­li­sa­teurs et non comme des boîtes noires. Ap­pli­ca­tion Mo­ni­to­ring peut être uti­li­sé in­dé­pen­dam­ment de Da­ta Cen­ter RUM dans le but de mo­ni­to­rer les seules ap­pli­ca­tions. « Nous avons op­té pour le cou­plage des deux ou­tils à tra­vers un por­tail » , pré­cise Jean-do­mi­nique Pa­ris. Quand une alerte ou une sor­tie d’un cor­ri­dor sur­vient, l’équipe de Jean-do­mi­nique Pa­ris com­mence par ana­ly­ser les flux ré­seaux. Si au­cun fac­teur d’ori­gine télécoms n’ex­plique les dé­lais ex­ces­sifs, elle bas­cule alors sur l’autre ou­til pour re­mon­ter dans le code des ap­pli­ca­tions, qui sont sou­vent dé­ve­lop­pées par des pres­ta­taires ex­ternes à Co­las. « Entre autres, de par les con­traintes de temps ha­bi­tuelles im­po­sées aux so­cié­tés de ser­vices, les phases de tests ne sont pas ef­fec­tuées dans tous les contextes ré­seau » , avance Jean-do­mi­nique Pa­ris.

Après plu­sieurs mois, le constat s’avère po­si­tif pour la DSI comme pour les uti­li­sa­teurs. Les pro­blèmes sont plus fa­ci­le­ment et plus ra­pi­de­ment iden­ti­fiés, par­fois même avant que les uti­li­sa­teurs ne les re­montent. Le nombre des in­ci­dents a ain­si di­mi­nué. Cô­té uti­li­sa­teur, le groupe Co­las uti­lise un lo­gi­ciel de sa­tis­fac­tion client édi­té par Pro­bance. « Se­lon la der­nière en- quête me­née avec cet ou­til, une vraie hausse de la sa­tis­fac­tion a été en­re­gis­trée. Et, point très sa­tis­fai­sant, le dé­ca­lage entre la per­cep­tion des uti­li­sa­teurs et celles des équipes de la DSI lors des réunions de pi­lo­tage a qua­si­ment dis­pa­ru » , se fé­li­cite Jean-do­mi­nique Pa­ris. L’im­pact po­si­tif s’est éga­le­ment dé­cli­né sur le fonc­tion­ne­ment in­terne de la Speig. « Nous com­mu­ni­quons plus et mieux avec les équipes de dé­ve­lop­pe­ment constate notre in­ter­lo­cu­teur. Chaque équipe concer­née, télécoms, sys­tème, pro­jet ou dé­ve­lop­pe­ment, est pré­ve­nue. Per­sonne ne peut plus dire qu’il ne pou­vait pas sa­voir… » , ajoute notre in­ter­lo­cu­teur. Jean-do­mi­nique Pa­ris peut ain­si pré­sen­ter sa « carte du monde des per­for­mances ap­pli­ca­tives » tous les ma­tins avec plus de sé­ré­ni­té. • Pa­trick Bré­bion

Jean-do­mi­nique Pa­ris, chef de pro­jet Pro­duc­tion, SPEIG-CO­LAS.

In­ter­face de sui­vi des in­ci­dents de Dy­na­trace. Chan­tier de la route des Ta­ma­rins à La Réu­nion.

Tram­way à Rabat

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