Le di­gi­tal dope les grandes so­cié­tés de ser­vices na­tio­nales

Atos se rap­proche tou­jours un peu plus de Cap­ge­mi­ni en termes de chiffre d’af­faires. Les deux pre­miers du clas­se­ment conti­nuent leur stra­té­gie de crois­sance ex­terne.

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LE DE­SI­GN D’EX­PÉ­RIENCE EST L’AC­TI­VI­TÉ EN VOGUE

Toutes les plus grosses ESN fran­çaises avaient pu­blié leurs ré­sul­tats le mois der­nier. Toutes, sauf les trois pre­mières du clas­se­ment en termes de chiffre d’af­faires : Cap­ge­mi­ni, Atos et So­pra Ste­ria.

De par leur en­ver­gure et leur ter­rain d’ac­tion, ce sont aus­si celles dont les re­ve­nus risquent le plus d’être im­pac­tés par les chan­ge­ments po­li­tiques outre-at­lan­tique et outre-manche. Si leur ni­veau d’ac­ti­vi­té n’y a pas, loin s’en faut, di­mi­nué, leurs ré­sul­tats y ont en re­vanche per­du quelques pe­tits points du fait, en par­ti­cu­lier, de la pa­ri­té livre ster­ling-eu­ro. Le Royau­meU­ni re­pré­sente en ef­fet le quart des re­ve­nus de So­pra-ste­ria, 16 % de ceux de Cap­ge­mi­ni et un peu moins de 15 % de ceux d’atos. Alors que So­pra Ste­ria conti­nue dans la voie du lo­gi­ciel, avec no­tam­ment sa branche Ban­king Soft­ware (voir er­ra­tum), comme il l’avait fait à l’époque avec Ax­way, Atos et Cap­ge­mi­ni n’en fi­nissent plus de four­bir leur ar­se­nal de con­sul­ting. Der­nière ac­qui­si­tion en date pour Atos, l’amé­ri­cain zda­ta spé­cia­li­sé dans le conseil et les so­lu­tions big da­ta, est un grand par­te­naire de Pi­vo­tal. Le big da­ta est l’une des tech­no­lo­gies in­cluses, comme la mo­bil­tié, le cloud, etc., dans les « nou­velles » ac­ti­vi­tés nu­mé­riques des so­cié­tés de ser­vices, sur les­quelles elles aiment pou­voir in­di­quer qu’elles réa­lisent une forte ac­ti­vi­té. PDG d’atos, Thier­ry Bre­ton s’en­or­gueillit d’ailleurs que ses bons ré­sul­tats soient no­tam­ment liés à l’adé­qua­tion de sa Di­gi­tal Trans­for­ma­tion Fac­to­ry avec les be­soins de ses clients.

Si Atos se rap­proche de Cap­ge­mi­ni en termes de chiffre d’af­faires, la so­cié­té de Paul Her­me­lin reste un cran au des­sus (11,5 % contre 9,4 %) en termes de marge opé­ra­tion­nelle. Pour dé­fendre son avance, Cap­ge­mi­ni, qui va fê­ter ses 50 ans cette an­née, compte aus­si sur les ac­qui­si­tions hors ter­ri­toire na­tio­nal (qui ne re­pré­sentent d’ailleurs que 20% de ses re­ve­nus).

De­puis le dé­but de l’an­née, L’ESN s’est of­fert Tcube So­lu­tions (300 consul­tants spé­cia­li­sés dans les ser­vices dans le sec­teur de l’as­su­rance sur les marchés amé­ri­cain et bri­tan­nique) et Idean (150 consul­tants en stra­té­gie di­gi­tale et

en de­si­gn d’ex­pé­riences qui opèrent en Amé­rique du Nord et en Eu­rope du Nord). Le de­si­gn d’ex­pé­riences est l’ac­ti­vi­té en vogue de nombre de so­cié­tés de ser­vice. Dans ce do­maine, Cap­ge­mi­ni avait dé­jà pro­cé­dé à l’ac­qui­si­tion, dé­but 2016, de Fah­ren­heit 212. Et, tout comme des IBM ou Ac­cen­ture, L’ESN s’est lan­cée dans l’ou­ver­ture de centres d’in­no­va­tion — Ap­plied In­no­va­tion Ex­change dans sa ter­mi­no­lo­gie — dans ses prin­ci­paux centres d’ac­ti­vi­té. Le der­nier en date est ce­lui de Sin­ga­pour, inau­gu­ré fin fé­vrier.

Der­rière ces trois poids lourds, d’autres SSII de taille plus mo­deste, ont éga­le­ment an­non­cé leurs ré­sul­tats ces der­nières se­maines : Mi­cro­pole a vu son CA an­nuel pro­gres­ser de 10 % à 113,5 M€ ; Uma­nis a pro­gres­sé de 3 % à 153 M€, hors ac­qui­si­tion mi-dé­cembre de la SSII Cel­la dont les re­ve­nus sont va­lo­ri­sés à 35 M€ en 2016). • Pierre Lan­dry

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