Un ma­na­ger en perpétuelle re­cherche d’in­no­va­tion

IT for Business - - PORTRAIT -

Vo­lon­taire et mé­tho­dique, Ro­bert Eu­sebe a tou­jours été sen­sible à l’in­no­va­tion. C’est chez Arte France qu’il au­ra l’op­por­tu­ni­té de s’in­ves­tir à fond dans la trans­for­ma­tion di­gi­tale. Une ex­pé­rience pas­sion­nante qu’il met au­jourd’hui au ser­vice de la so­cié­té d’in­gé­nie­rie In­gé­rop.

In­tui­tif, il a tou­jours eu un coup d’avance pour mieux an­ti­ci­per les consé­quences et im­pacts de ses choix tech­no­lo­giques, et no­tam­ment ceux liés à la trans­for­ma­tion nu­mé­rique. Ro­bert Eu­sebe sait al­lier avec jus­tesse en­thou­siasme et mé­thode. Cette ca­rac­té­ris­tique lui vient pro­ba­ble­ment de sa longue ex­pé­rience pas­sée dans le sec­teur in­dus­triel où rien ne peut être lais­sé au ha­sard, mais où il faut tou­jours pen­ser « in­no­va­tion » tout en res­pec­tant des règles. Di­rec­teur des ser­vices nu­mé­riques de­puis deux ans chez In­gé­rop, so­cié­té d’in­gé­nie­rie fran­çaise, Ro­bert Eu­sebe conduit une équipe d’une qua­ran­taine de per­sonnes, au ser­vice de 2 000 in­gé­nieurs — uti­li­sa­teurs. In­gé­rop in­ter­vient dans quatre do­maines d’ac­ti­vi­té que sont : le bâtiment, l’eau et l’en­vi­ron­ne­ment, l’éner­gie et l’in­dus­trie, et en­fin la ville et la mo­bi­li­té. Dès son en­trée en mars 2015, sa mis­sion a consis­té à fé­dé­rer les équipes in­for­ma­tiques du groupe, à ra­tio­na­li­ser et mu­tua­li­ser les com­pé­tences et les res­sources. Ac­tuel­le­ment, il s’em­ploie à dé­ployer des ou­tils de com­mu­ni­ca­tion en mode col­la­bo­ra­tif. Des­ti­né à tout l’écosystème, ses clients, ses four­nis­seurs et ses par­te­naires, cet en­semble de ser­vices se­ra ac­ces­sible dans le cloud. « En pa­ral­lèle, je m’in­té­resse avec un in­té­rêt ac­cru au BIM ou Buil­ding In­for­ma­tion Mo­de­ling, qui per­met de mo­dé­li­ser en 3D un bâtiment. Je pense que dans les pro­chaines an­nées, cette tech­nique va ré­vo­lu­tion­ner de fa­çon ma­jeure la ma­nière de conce­voir et de gé­rer le cycle de vie des bâ­ti­ments, une évo­lu­tion dont fe­ra par­tie bien en­ten­du l’in­ter­net des ob­jets, et plus glo­ba­le­ment le con­cept des villes in­tel­li­gentes » , ex­plique Ro­bert Eu­sebe.

Cette pas­sion pour le nu­mé­rique et les chan­ge­ments in­duits par les nou­velles tech­no­lo­gies lui a per­mis de conduire la trans­for­ma­tion di­gi­tale chez son pré­cé­dent em­ployeur : Arte France. Lui, qui

UNE PAS­SION POUR LE NU­MÉ­RIQUE ET LES CHAN­GE­MENTS IN­DUITS PAR LES NOU­VELLES TECH­NO­LO­GIES

jus­qu’alors avait oc­cu­pé des postes de res­pon­sable in­for­ma­tique et de RSSI dans des in­dus­tries im­por­tantes comme Crown Corp (em­bal­lages mé­tal­liques) et Hol­cim (ci­ment, bé­ton, gra­nu­lat) se re­trouve en 2002 re­cru­té par cette chaîne de té­lé­vi­sion. « C’est le ha­sard qui m’a conduit chez Arte. J’ai tou­jours quit­té un em­ployeur lorsque j’avais le sen­ti­ment d’avoir ache­vé un cycle. L’op­por­tu­ni­té de mettre mon ex­pé­rience, ma ri­gueur ac­quise en mi­lieu in­dus­triel, au ser­vice d’une chaîne de té­lé­vi­sion où il y avait qua­si­ment tout à faire sur le plan in­for­ma­tique, m’a sé­duit » , ra­conte Ro­bert Eu­sebe.

Il dé­bute en qua­li­té de res­pon­sable in­for­ma­tique pour ga­ran­tir le bon fonc­tion­ne­ment de di­vers ser­vices et ap­pli­ca­tions : la paie, la comp­ta­bi­li­té, la mes­sa­ge­rie… mais très vite il se­ra nom­mé DSI grâce à sa cu­rio­si­té et son at­trait pour des pro­jets in­no­vants en re­fon­dant les moyens de dif­fu­sion des pro­grammes avec In­ter­net. Grâce au tra­vail de ses équipes, le pay­sage au­dio­vi­suel fran­çais va en­ta­mer un vi­rage. « En fé­vrier 2006, Arte a été la pre­mière chaîne pu­blique à mettre en ligne une VOD, puis sui­vra l’ou­ver­ture de dif­fé­rentes pla­te­formes thé­ma­tiques comme Arte Concert, Arte Créa­tive, Arte In­fo, la té­lé de rat­tra­page Arte + 7… Nous avons ain­si pu, grâce à la dé­ma­té­ria­li­sa­tion des conte­nus vi­déo, dif­fu­ser des pro­grammes au­dio­vi­suels tant à l’an­tenne que sur In­ter­net, et ce dans de bonnes condi­tions tech­niques » té­moigne notre DSI.

Pour cet in­gé­nieur, le nu­mé­rique est une op­por­tu­ni­té qui dé­passe la seule tech­no­lo­gie. « Nous vi­vons une époque pas­sion­nante voire his­to­rique, pleine d’op­por­tu­ni­tés tech­no­lo­giques où sur­gissent sans cesse de nou­veaux usages, de nou­veaux concepts. À mon sens, la qua­li­té pre­mière d’un DSI est d’avoir cette ca­pa­ci­té d’adap­ta­tion à ces in­no­va­tions dou­blée d’une in­tel­li­gence re­la­tion­nelle. Au­jourd’hui, avec la trans­for­ma­tion nu­mé­rique, le chan­ge­ment est le maître mot. Nous de­vons al­ler de l’avant tout en éva­luant les consé­quences de cette évo­lu­tion sur le plan so­cié­tal » , dé­clare Ro­bert Eu­sebe. Un en­ga­ge­ment qu’il par­tage ré­gu­liè­re­ment avec les membres de son club Ago­ra DSI dont il est le co­pré­sident de­puis 2010. •

Mar­tine Tri­quet-guillaume

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