Un main­frame en­core plus sé­cu­ri­sé

Pour as­su­rer, voire re­lan­cer, les ventes de ses main­frames, IBM met en avant les per­for­mances ac­crues du z14 et, sur­tout, une sé­cu­ri­té à tous les étages.

IT for Business - - ACTUALITÉ - Pa­trick Bré­bion

Le z14 en­crypte tout » , as­sène Xa­vier Vasques, di­rec­teur tech­nique du hard­ware chez IBM France. La sé­cu­ri­té se­ra donc l’ar­gu­ment prin­ci­pal D’IBM pour faire adop­ter la der­nière ver­sion de son main­frame, le z14. À cet ef­fet, « des amé­lio­ra­tions ont été ap­por­tées dans les ins­truc­tions ma­té­rielles pour ac­cé­lé­rer le chif­fre­ment des don­nées » , pré­cise Guillaume Hoa­reau, ar­chi­tecte IT. Con­crè­te­ment, le z14 sup­porte les der­nières ver­sions des al­go­rithmes stan­dards (AES sur 256 bits, SHA-3…) et ap­plique ce chif­fre­ment sur la to­ta­li­té des don­nées, quel que soit leur for­mat — en­re­gis­tre­ments, fi­chiers, mé­ta­don­nées… —, tran­si­tant ou sto­ckées par le main­frame. Outre la re­cru­des­cence des cy­be­rat­taques, Big Blue met no­tam­ment en avant la fu­ture ré­gle­men­ta­tion du RGPD pour jus­ti­fier ce « tout sé­cu­ri­té ». Et pour sup­por­ter ces opé­ra­tions cryp­to­gra­phiques sans im­pac­ter les per­for­mances ap­pli­ca­tives, la nou­velle ar­chi­tec­ture em­barque des cartes cryp­to­gra­phiques « jus­qu’à six fois plus ra­pides que sur le z13 » , as­sure Xa­vier Vasques. Les per­for­mances glo­bales du main­frame ont bien sûr été amé­lio­rées dans cette der­nière ver­sion. « La vi­tesse d’hor­loge est pas­sée à 5,2 GHZ, contre 5,0 pour le z13. Plus si­gni­fi­ca­tifs, les gains dans la gra­vure, pas­sée de 22nm sur le z13 à 14 nm sur cette gé­né­ra­tion, ont per­mis de den­si­fier la puis­sance de l’ar­chi­tec­ture » , sou­ligne Xa­vier Vasques. Le haut de gamme peut ac­cueillir 171 coeurs. La ca­pa­ci­té de la bande pas­sante pour les en­trées-sor­ties a éga­le­ment été boos­tée, at­tei­gnant 8 Go/s dans une confi­gu­ra­tion in­cluant des baies Flash hy­brides de la fa­mille DS8000. Si tous les ap­pli­ca­tifs ti­re­ront pro­fit de ces ca­pa­ci­tés, DB2 bé­né­fi­cie de son cô­té d’un trai­te­ment de fa­veur. « Un nou­veau jeu de com­pres­sion des don­nées dans DB2 op­ti­mise l’uti­li­sa­tion du sto­ckage » , sou­ligne Guillaume Hoa­reau.

Avec cette der­nière gé­né­ra­tion de main­frame, IBM cherche bien sûr à conser­ver sa base exis­tante — no­tam­ment les banques, as­su­rances, et ac­teurs de la dis­tri­bu­tion —, mais vise aus­si à s’im­mis­cer sur des mar­chés moins tra­di­tion­nels pour lui. « La ma­chine est adap­tée pour des ar­chi­tec­tures hy­brides, pour s’ou­vrir au cloud » , as­sure Xa­vier Vasques. Elle sup­porte no­tam­ment toutes les briques open source stan­dards telle Opens­tack. Le construc­teur sou­haite ain­si dé­ve­lop­per l’hé­ber­ge­ment de ser­vices cloud sur ses main­frames, par exemple pour des ser­vices de blo­ck­chain. Il est à ce titre par­tie pre­nante du pro­jet Hy­per­led­ger qui ras­semble non seule­ment des ac­teurs de L’IT, mais aus­si des in­dus­triels (Air­bus, Daim­ler…) ou en­core des banques (J.p.mor­gan, BNP Pa­ri­bas…). IBM cible aus­si lo­gi­que­ment le do­maine du cog­ni­tif. « Des ser­vices ba­sés sur Wat­son, ou des ap­pli­ca­tions cog­ni­tives dé­ve­lop­pées sur Spark ou Ten­sor­flow bé­né­fi­cie­ront des avan­cées in­tro­duites dans le z14 » , es­time Xa­vier Vasques. •

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.