IM­PRI­MER SA MAI­SON, PAS SANS (NOU­VEAUX) RISQUES

IT for Business - - RETOURS -

Le monde du BTP est en ébul­li­tion, de­puis que des la­bo­ra­toires de R&D d’abord, des start-up en­suite, ont lan­cé les pre­mières construc­tions de bâ­ti­ments uti­li­sant les tech­no­lo­gies d’im­pres­sion 3D. Deux ap­proches ont le vent en poupe. D’une part, celle qui consiste à fa­bri­quer des cof­frages à l’aide d’un ro­bot qui les « im­prime » en uti­li­sant du po­ly­uré­thane, le­quel reste en place après cou­lage du bé­ton pour consti­tuer une couche d’iso­lant ther­mique ef­fi­cace. D’autre part, celle qui « im­prime » di­rec­te­ment du bé­ton, fluide au mo­ment du pas­sage dans la buse d’im­pres­sion, mais ra­pi­de­ment « en prise » grâce à des ad­jonc­tions de dur­cis­seurs. Des ponts (aux Pays-bas), des mai­sons (à Nantes en France) et même des im­meubles (en Chine) ont dé­jà été réa­li­sés avec ces tech­niques, avec des gains im­por­tants sur la du­rée du gros oeuvre sur les chan­tiers, ra­me­née à quelques jours, ain­si que sur ses coûts, qui peuvent bais­ser jus­qu’à 30 %. Pour les as­su­reurs, cette ré­vo­lu­tion tech­no­lo­gique est por­teuse de nou­veaux risques — er­reurs de concep­tion au ni­veau de la ma­quette nu­mé­rique, pannes ou des­truc­tion de ro­bots très coû­teux, etc., — mais aus­si d’évo­lu­tions dras­tiques des pa­ra­mètres sur les risques « tra­di­tion­nels » — moins de per­son­nel sur les chan­tiers par exemple. De quoi éveiller, dès main­te­nant, l’at­ten­tion des ac­tuaires char­gés de cal­cu­ler les fu­tures primes… cours du BIM (mo­dé­li­sa­tion des don­nées du bâ­ti­ment) pré­voit que tous les ac­teurs de la construc­tion, puis de l’ex­ploi­ta­tion d’un bâ­ti­ment, se ré­fèrent à une même ma­quette nu­mé­rique. Les grandes en­tre­prises du sec­teur ont dé­jà fran­chi le pas — et elles y ont in­té­rêt puisque, par exemple, sur tous les chan­tiers du Grand Pa­ris, les don­neurs d’ordre exigent la four­ni­ture de ces mo­dèles lors des ré­ponses à ap­pels d’offres. Si les plus pe­tites struc­tures sont en­core at­ten­tistes, les as­su­reurs suivent dé­jà avec beau­coup d’at­ten­tion cette évo­lu­tion ma­jeure dans les pra­tiques de concep­tion d’abord, de gui­dage des construc­tions en­suite.

En­fin, la di­gi­ta­li­sa­tion en­gendre de nou­veaux risques in­trin­sèques. Al­lianz France fait d’ailleurs par­tie des pion­niers en ma­tière de cou­ver­ture du cy­ber-risque. Avec l’ar­ri­vée de la RGPD en mai pro­chain, la pro­tec­tion des don­nées per­son­nelles — don­nées mé­di­cales, don­nées contrac­tuelles de prévoyance… — de­vrait sus­ci­ter des ques­tion­ne­ments de la part de leurs clients. « Nous y sommes d’au­tant plus prêts que cette pro­tec­tion fait chez nous l’ob­jet de règles et de pra­tiques cla­ri­fiées de­puis long­temps. Ce­la nous in­cite à conce­voir des offres qui em­barquent na­ti­ve­ment des so­lu­tions en la ma­tière. C’est le cas de nos offres de sous­crip­tion en ligne dé­ve­lop­pées en in­terne par nos ser­vices in­for­ma­tiques pour les­quelles nous avons choi­si un par­te­naire dé­jà en confor­mi­té avec les exi­gences de la nou­velle ré­gle­men­ta­tion », conclut Mi­chael Hörr. • Fran­çois Jeanne

Ap­pli­ca­tions nu­mé­riques pour contrac­tua­li­ser, dé­cla­rer les si­nistres.

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