Ama­deus dé­colle plus vite grâce à son cloud pri­vé

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Afin de ré­pondre à des contraintes in­ternes et ex­ternes, l’ac­teur clef de l’in­dus­trie du voyage a mis en place un Opens­tack sous Vm­ware qui lui per­met de bâ­tir — au-des­sus de l’in­fra­struc­ture ani­mée et pi­lo­tée par Vm­ware — un cloud re­po­sant sur un socle ou­vert avec des API maî­tri­sées par ses par­te­naires.

Evo­lu­tions de confi­gu­ra­tions, chan­ge­ments de pa­ra­mètres, mises à jour lo­gi­cielles…nous ef­fec­tuons en moyenne plus de 12 000 mo­di­fi­ca­tions par mois sur l’in­fra­struc­ture de notre da­ta­cen­ter » , es­time Udo Se­bald, ser­vice and port­fo­lio ma­na­ge­ment d’ama­deus IT Group. Dans l’in­dus­trie du voyage, les be­soins évo­luent par­ti­cu­liè­re­ment vite. Sur­tout quand on s’ap­pelle Ama­deus et que l’on est un des pre­miers four­nis­seurs mon­diaux de so­lu­tions tech­no­lo­giques pour les ac­teurs du sec­teur. Alors, pour res­ter dans la course en pro­po­sant des ser­vices per­for­mants et com­pé­ti­tifs, on au­to­ma­tise ! C’est du moins la conclu­sion à la­quelle est ar­ri­vé Ama­deus il y a près de deux ans, quand le groupe dé­cide de mettre en place son propre cloud pri­vé, en ap­pui sur les tech­no­lo­gies de Vm­ware et Opens­tack.

Fon­dé en 1987 par un consor­tium de com­pa­gnies aé­riennes (Air France, Ibe­ria, Luf­than­sa et SAS), Ama­deus est une cen­trale de ré­ser­va­tion pour les agences de voyage qui n’a ces­sé d’étof­fer ses ser­vices de­puis trente ans. Ré­ser­va­tion de vols mais aus­si d’hô­tels ou de voi­tures, en­re­gis­tre­ment en ligne… Au­jourd’hui, le groupe ac­com­pagne les ac­teurs de l’éco­no­mie du tou­risme et des voyages avec des so­lu­tions tech­no­lo­giques et des ser­vices pour les ai­der à dé­ve­lop­per leurs ac­ti­vi­tés, qu’il s’agisse d’amé­lio­ra­tion de l’ex­pé­rience voya­geur, de fi­dé­li­sa­tion ou en­core d’op­ti­mi­sa­tion de pro­ces­sus ou de re­por­ting sur me­sure.

Si­tué à Er­ding, en Al­le­magne, son « Grace au cloud et à l’au­to­ma­ti­sa­tion, nous al­lons ga­gner en ré­ac­ti­vi­té et en fia­bi­li­té, no­tam­ment en li­mi­tant les risques liés aux in­ter­ven­tions ma­nuelles ». da­ta­cen­ter hé­berge plus de 11 000 ou­tils d’in­fra­struc­ture in­for­ma­tique et peut sto­cker plus de 20 pé­ta­oc­tets de don­nées. Conçu pour pou­voir gé­rer plus de 27 000 transactions d’uti­li­sa­teurs fi­naux par se­conde et exé­cu­ter plus de 24 mil­liards de trai­te­ments SQL par jour, le da­ta­cen­ter est bâ­ti pour la haute per­for­mance 24h/24. Au fil des an­nées, le groupe a ac­cu­mu­lé beau­coup de tech­no­lo­gies dif­fé­rentes, comme le sou­ligne Udo Se­bald : « nous avons un peu de tout. Du main­frame mais aus­si du cloud, en in­terne ou via des pres­ta­taires pu­blics. Cette hé­té­ro­gé­néi­té lo­gi­cielle et ma­té­rielle sup­pose d’im­por­tants moyens hu­mains et nous freine à une époque où il faut pou­voir s’adap­ter très vite pour four­nir de nou­velles fonc­tion­na­li­tés. Ty­pi­que­ment, un simple chan­ge­ment de ma­té­riel de­vient com­plexe avec un en­vi­ron­ne­ment clas­sique, là où le cloud ap­porte beau­coup de sou­plesse » .

Pour « des­si­ner l’ave­nir de l’in­dus­trie du voyage », ga­gner en agi­li­té et en vi­tesse de mise en oeuvre des nou­veaux ser­vices, le groupe s’est donc lan­cé dans la créa­tion de son propre cloud. « Nous avons éli­mi­né l’op­tion cloud pu­blic dès le dé­part pour deux rai­sons ma­jeures, ex­plique Udo Se­bald. Nos sys­tèmes sont cré­di­tés d’un taux de dis­po­ni­bi­li­té de 99,99 %. Dans un cloud pu­blic, nous n’avons pas la maî­trise, rai­son pour la­quelle nous avons pré­fé­ré ca­pi­ta­li­ser sur notre da­ta­cen­ter pour bâ­tir notre propre in­fra­struc­ture pri­vée et conti­nuer à ap­por­ter à nos par­te­naires les mêmes ga­ran­ties de per­for­mance et de dis­po­ni­bi­li­té. En outre, les mo­dèles d’abon­ne­ment des pres­ta­taires de cloud pu­blics ne sont pas com­pé­ti­tifs quand, comme nous, les ap­pli­ca­tions fonc­tionnent à plein ré­gime presque tout le temps » .

Sou­te­nant et contri­buant même par­fois à des pro­jets open source, Ama­deus s’est tout na­tu­rel­le­ment tour­né vers Opens­tack pour conce­voir son cloud, mais en s’ap­puyant sur les socles éprou­vés de Vm­ware pour fi­na­li­ser son in­fra­struc­ture. Un choix qui lui per­met de jouer sur deux ta­bleaux : pour­voir à ses be­soins in­ternes et pro­po­ser des so­lu­tions ou­vertes à ses par­te­naires

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