ana­lyses SAP fait quelques (pe­tits) pre­miers pas

IT for Business - - SOMMAIRE - PA­TRICK BRÉBION (*) Le Su­gen est une ins­tance in­ter­na­tio­nale re­grou­pant une ving­taine de groupes d’uti­li­sa­teurs SAP dans le monde.

Pour res­tau­rer une confiance ébran­lée avec ses clients, l’édi­teur al­le­mand a an­non­cé un nou­veau mo­dèle de li­cen­sing et une ré­or­ga­ni­sa­tion in­terne. Une dé­marche vue po­si­ti­ve­ment par les in­té­res­sés, mais qui de­meure trop « ti­mide » à ce jour et laisse les contrats exis­tants en souf­france.

De­puis quelques temps dé­jà, les clauses contrac­tuelles des contrats de l’édi­teur al­le­mand, no­tam­ment pour les ac­cès in­di­rects, étaient source de ten­sions, voire de li­tiges, avec les clients. Les uti­li­sa­teurs re­pro­chaient en par­ti­cu­lier un flou qui per­met­tait à l’édi­teur de consi­dé­rer des ac­cès is­sus d’ap­pli­ca­tions tierces, IOT ou CRM par exemple, comme des ac­cès clas­siques et don­nant lieu, à ce titre, à une tarification tra­di­tion­nelle par uti­li­sa­teur. « La no­tion d’ac­cès éten­du est re­la­ti­ve­ment ré­cente. Jus­qu’il y a peu, la plu­part des en­trées/sor­ties dans L’ERP re­po­saient sur des sai­sies ma­nuelles. L’uti­li­sa­teur était donc la bonne mé­trique », jus­ti­fie Ar­naud Merlet, res­pon­sable des opé­ra­tions France pour l’édi­teur. Sous la pres­sion de ses clients, et plus spé­cia­le­ment des as­so­cia­tions d’uti­li­sa­teurs, l’édi­teur a ré­cem­ment an­non­cé un mo­dèle plus clair. « Dans les nou­veaux contrats, la no­tion d’uti­li­sa­teur per­dure. Mais pour les autres types d’ac­cès, la tarification se­ra éta­blie en fonc­tion du nombre de do­cu­ments créés dans L’ERP. À sa­voir, du nombre de fac­tures, via de L’EDI ; du nombre d’ordres de ser­vices de main­te­nance, avec une ap­pli­ca­tion IOT, etc., ex­plique Ar­naud Merlet. Nous avons tra­vaillé étroi­te­ment avec les uti­li­sa­teurs ». Le res­pon­sable des opé­ra­tions ajoute qu’une simple opé­ra­tion de lec­ture des don­nées ne don­ne­ra pas lieu à re­de­vance. « Elles ap­par­tiennent à nos clients », in­siste-t-il. « Ce nou­veau type de mo­dèle de li­cen­sing pré­cise dé­sor­mais les contours des ac­cès in­di­rects, sa­lue Gian­ma­ria Pe­ran­cin, le nou­veau pré­sident de L’USF, l’as­so­cia­tion des uti­li­sa­teurs fran­co­phones de SAP. Mais, si nous avons été consul­tés, ce mo­dèle n’a ab­so­lu­ment pas été co-construit avec les clubs uti­li­sa­teurs. C’est un mo­dèle dé­fi­ni par SAP que nous avons es­sayé d’in­flé­chir au­tant que pos­sible », pon­dère-t-il. Les uti­li­sa­teurs de­man­daient éga­le­ment à l’édi­teur de dé­cou­pler les ac­ti­vi­tés d’au­dit et de vente. C’est dé­sor­mais chose faite. « La pos­si­bi­li­té pour un ven­deur de lan­cer un au­dit n’al­lait pas dans le sens d’un dé­ve­lop­pe­ment. En ef­fet, elle ne per­met­tait pas de construire une re­la­tion ba­sée sur la créa­tion de va­leur pour le client SAP concer­né. Cette sé­pa­ra­tion est donc po­si­tive », sou­ligne Gian­ma­ria Pe­ran­cin. Reste un point très sen­sible qui freine no­ta­ble­ment la re­prise de re­la­tions apai­sées entre les par­ties. « Rien n’est pré­vu pour prendre en compte sans sur­coût les éven­tuels ac­cès in­di­rects exis­tants chez les clients en cours de contrats, sou­ligne Gian­ma­ria Pe­ran­cin. L’USF conti­nue­ra à in­sis­ter sur ce point, tant en France qu’au ni­veau in­ter­na­tio­nal via le Su­gen (*) et tout autre ca­nal ». Sou­li­gnant que le contrat prime avant tout, Ar­naud Merlet pré­cise : « Chaque client est unique. Cer­tains ont in­té­rêt à pas­ser sur le nou­veau contrat, d’autres non. Pour les pre­miers, nous pro­po­sons des conver­sions contrac­tuelles. » En d’autres termes, chaque client de­vra né­go­cier pour les ac­cès in­di­rects exis­tants dans ses ap­pli­ca­tions. « C’est dom­mage, l’es­sai était presque trans­for­mé », re­grette Gian­ma­ria Pe­ran­cin. Le match conti­nue donc. Sous l’im­pul­sion de son nou­veau pré­sident, L’USF compte élar­gir sa base d’adhé­rents, un fac­teur sup­plé­men­taire pour ob­te­nir gains de cause.

« Rien n’est pré­vu pour prendre en compte sans sur­coût les éven­tuels ac­cès in­di­rects exis­tants pour les clients en cours de contrats » Gian­ma­ria Pe­ran­cin, pré­sident de L’USF « Une simple opé­ra­tion de lec­ture des don­nées ne don­ne­ra pas lieu à re­de­vance. Celles-ci ap­par­tiennent à nos clients » Ar­naud Merlet, res­pon­sable des opé­ra­tions France chez SAP

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