Fèves De grosses lé­gu­mi­neuses

Jardin Facile - - Potager -

Rares sont les lé­gumes pou­vant être se­més dès main­te­nant. Les grosses fèves ou fèves ma­raî­chères font par­tie des tout pre­miers. Les graines aro­ma­tiques sont consi­dé­rées comme un dé­lice par les connais­seurs

Lces fèves font par­tie de notre ali­men­ta­tion de­puis des cen­taines d’an­nées. Etant don­né que la lé­gu­mi­neuse riche en pro­téines est éga­le­ment uti­li­sée comme ali­ment pour le bé­tail on l’a ap­pe­lée « fève à che­val » ou « fève à co­chon » – des dé­no­mi­na­tions qui prêtent à sou­rire.

Lorsque le ha­ri­cot, ori­gi­naire d’amé­rique du Sud, s’im­po­sa en Eu­rope, les grosses fèves dis­pa­rurent de nos jar­dins dans de nom­breuses ré­gions. Mais on conti­nua à les ap­pré­cier dans les zones hu­mides et fraîches du nord de l’al­le­magne, dans les Alpes et au­tour du bas­sin mé­di­ter­ra­néen. Et de­puis que les fèves ont été élues lé­gume de l’an­née en 2004, elles sont en train de re­prendre leur place dans nos jar­dins et nos champs.

Les nou­velles va­rié­tés, dont les graines res­tent vertes ou blanches lors de la cuis­son, ont un goût doux, rap­pe­lant plu­tôt la noix. Ce­pen­dant, seuls les culti­vars tra­di­tion­nels dé­ve­loppent l’arôme ty­pique de fève. Chez eux, les té­gu­ments fermes, c’est-à-dire les en­ve­loppes des graines qui en­tourent le noyau, se co­lorent en brun lors­qu’on les cuit. ‘Wit­kiem’ ain­si que la va­rié­té ‘Groot­boh­nen’ re­dé­cou­verte en Frise orien­tale sont consi­dé­rées comme par­ti­cu­liè­re­ment sa­vou­reuses.

La plu­part des va­rié­tés pos­sèdent des fleurs blanches comme la neige, avec des taches noires ou vio­let fon­cé. Les va­riantes à fleurs rouges sont par­ti­cu­liè­re­ment dé­co­ra­tives ; quant aux fleurs blanches, on les trouve sur­tout chez les nou­veaux culti­vars tels que ‘Per­la’. Leurs grains sont vert frais et presque aus­si su­crés que ceux des jeunes pois.

En cas de se­mis pré­coce, entre fin fé­vrier et la mi-mars, les plantes pro­fitent du sol en­core hu­mide de la fin de l’hi­ver, se dé­ve­loppent plus vite et pro­duisent plus de fleurs et de cosses. Dans les ré­gions au cli­mat frais, il est pré­fé­rable de les se­mer plus tard. Con­seil : ‘Wind­sor’, une fève an­glaise très pré­coce, rat­trape ra­pi­de­ment les autres va­rié­tés et four­nit 75 jours après le se­mis des grains aro­ma­tiques, cou­leur

Des graines claires ou fon­cées, se­lon votre goût

brun clair, que l’on peut éga­le­ment faire sé­cher.

Vous pou­vez en prin­cipe vous pas­ser de fer­ti­li­sants. Comme toutes les pa­pi­lio­na­cées, les fèves hé­bergent sur leurs ra­cines des bac­té­ries fixa­trices d’azote. Les plantes sont bien ap­pro­vi­sion­nées et laissent der­rière elles un sol fer­tile pou­vant être uti­li­sé pour la culture de chou, de to­mates ou de cé­le­ri. En re­vanche, il fau­dra ar­ro­ser co­pieu­se­ment en cas de sé­che­resse, si­non les plantes perdent leurs fleurs et les jeunes cosses. La

Eli­mi­nez ra­pi­de­ment

les pu­ce­rons

pré­sence de pu­ce­rons noirs est presque in­évi­table. Ils se mul­ti­plient ra­pi­de­ment sous l’ef­fet d’un temps prin­ta­nier chaud et forment des co­lo­nies en­tières le long des tiges. A titre pré­ven­tif, pin­cez les ex­tré­mi­tés des pousses fin avril, et pul­vé­ri­sez, dès la pre­mière in­fes­ta­tion, une dé­coc­tion à base de feuilles de rhu­barbe. En An­gle­terre, on sème de la sar­riette an­nuelle en bor­dure de plate-bande – une plante qui sert de re­pous­soir. Et même si la réus­site n’est pas tou­jours ga­ran­tie : en cui­sine, les feuilles au goût poi­vré ap­portent une sa­veur agréable à vos graines et em­pêchent les bal­lon­ne­ments.

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