Faux noi­se­tier Des nuées de fleurs jaunes

Ces vé­gé­taux prin­ta­niers à fines fleurs font par­tie des ar­bustes d’or­ne­ment les plus pré­cieux dans un jar­din. Comme ils sont en pleine flo­rai­son avant l’ap­pa­ri­tion des feuilles, ils font sen­sa­tion au jar­din

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Aquoi res­semble l’ar­buste d’or­ne­ment par­fait ? Par­se­mé de fleurs au prin­temps, il se pare, l’été ve­nu, de jo­lies feuilles, qui prennent de belles co­lo­ra­tions au­tom­nales. Son port pit­to­resque conserve tout son charme, même sans feuilles. Le faux noi­se­tier vous offre tout ce­la. Et pour­tant, les jar­di­niers ama­teurs, qui rêvent de cou­leurs jaunes lu­mi­neuses au prin­temps, pensent toujours en pre­mier lieu aux for­sy­thias. Mais les faux noi­se­tiers sont de loin su­pé­rieurs à ces ar­bustes à flo­rai­son prin­ta­nière, à tout point de vue : ils fleu­rissent un peu plus tôt et em­baument le jar­din, pos­sèdent des houp­piers plus jo­lis et un port plus com­pact, n’ont pas be­soin d’être taillés,

Le par­fum des fleurs est un atout bien­ve­nu

ont une plus belle co­lo­ra­tion au­tom­nale et offrent éga­le­ment de la nour­ri­ture aux abeilles et aux bour­dons.

Le faux noi­se­tier du Ja­pon (Co­ry­lop­sis pau­ci­flo­ra), ou faux noi­se­tier à pe­tites fleurs, convient même pour les tout pe­tits jar­dins. L’ar­buste à fines ra­mi­fi­ca­tions s’élar­git vers le haut et prend l’as­pect d’un nuage. Sous la plante de 1,50 mètre de hau­teur et de lar­geur, il reste de la place pour des ta­pis de pe­tites fleurs bleues, par exemple de scilles ou de cro­cus de Tho­mas. Les contrastes avec des tu­lipes sau­vages rouges ac­crochent éga­le­ment le re­gard, car le jaune pri­me­vère tendre se ma­rie avec toutes les cou­leurs prin­ta­nières. Le faux

noi­se­tier à épis porte de longs épis de fleurs. La va­rié­té la plus cou­rante est plus grande que sa cou­sine, à tout point de vue. Mais les deux font sen­sa­tion – c’est pour­quoi il est conseillé de choi­sir un em­pla­ce­ment bien vi­sible dans le jar­din sur rue, sur la ter­rasse ou près de l’al­lée de jar­din.

Les faux noi­se­tiers s’ac­com­modent de tous les bons sols de jar­din – mais pour le faux noi­se­tier du Ja­pon, il faut évi­ter les sols riches en cal­caire. Une couche de paillis à base de feuilles mortes suf­fit en gé­né­ral en guise d’en­grais. Plus l’em­pla­ce­ment est sec, plus les plantes ama­trices de so­leil ont be­soin d’ombre. Toutes les

Evi­ter les sols trop riches et trop hu­mides

va­rié­tés pro­po­sées de cette es­pèce ori­gi­naire de l’ouest de l’hi­ma­laya, de Chine et du Ja­pon sont suf­fi­sam­ment ré­sis­tantes au froid. Mais en rai­son du dé­bour­re­ment et de la flo­rai­son pré­coces, il est conseillé de les ins­tal­ler dans un en­droit pro­té­gé. Juste avant la flo­rai­son, vous pou­vez en­le­ver avec pré­cau­tion les branches gê­nantes. Comme pour toutes les plantes de la fa­mille des ha­ma­mé­li­da­cées, à la­quelle ap­par­tiennent les gra­cieux ar­bustes d’or­ne­ment, il convient d’ap­pli­quer le prin­cipe sui­vant : en cas de doute, il vaut mieux ne pas tailler. Comme les faux noi­se­tiers poussent len­te­ment, des pe­tites cor­rec­tions peuvent s’avé­rer né­ces­saires chez les jeunes su­jets. Les ra­meaux cou­pés peuvent être mis en vase – ils fleu­rissent sans pro­blème.

Un pa­nier aux al­lures prin­ta­nières pour la ter­rasse ou le bal­con est fa­cile à réa­li­ser avec un ar­ran­ge­ment à base de faux noi­se­tiers du Ja­pon (Co­ry­lop­sis pau­ci­flo­ra), de nar­cisses ‘Tête-àtête’, de mus­ca­ris à grappe et de pri­me­vères acaules. Une fois que les mes­sa­gères de prin­temps sont fa­nées, on peut les trans­plan­ter au jar­din. Pour la pe­tite va­riante de l’ar­buste d’or­ne­ment, le jar­din de ro­caille est l’em­pla­ce­ment idéal.

Les bour­dons trouvent dans les fleurs une nour­ri­ture abon­dante. Il s’agit de l’une des pre­mières sources de nec­tar de l’an­née, d’où leur va­leur in­es­ti­mable. C’est sur­tout le faux noi­se­tier à épis, au mer­veilleux par­fum, qui at­tire un nombre re­mar­quable d’abeilles, de bour­dons et de sca­ra­bées.

Le faux noi­se­tier à épis (Co­ry­lop­sis spi­ca­ta) se pare de fleurs jaune clair de mars à avril. Le pied de cet ar­buste à port ample est idéal pour des fleurs à bulbe pré­coces telles que les scilles (Scil­la) et les nar­cisses.

Le faux noi­se­tier de Chine (Co­ry­lop­sis si­nen­sis) est l’es­pèce la plus grande et peut at­teindre quatre à cinq mètres de hau­teur. Comme chez toutes les es­pèces, les très nom­breuses grappes de fleurs pendent des fines branches.

En au­tomne, les faux noi­se­tiers prennent des cou­leurs lu­mi­neuses jaune do­ré. Chez cer­taines es­pèces comme le Co­ry­lop­sis gla­bres­cens, le so­leil d’au­tomne par­vient même à faire res­sor­tir des teintes rouges.

Les fleurs du faux noi­se­tier du Ja­pon (Co­ry­lop­sis pau­ci­flo­ra) font pen­ser à des pri­me­vères en ma­tière de cou­leur et de par­fum. C’est pour­quoi on parle éga­le­ment d’ar­buste pri­me­vère. Par­ti­cu­liè­re­ment jo­lie : l’as­so­cia­tion ton sur ton avec des nar­cisses à flo­rai­son si­mul­ta­née.

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