Amé­na­ger un jar­din mi­toyen

De nom­breux ar­bustes à fleurs peuvent fa­ci­le­ment ri­va­li­ser avec de vrais arbres pour ce qui est de la hau­teur. Nous vous pré­sen­tons des ar­bustes à flo­rai­son prin­ta­nière au port par­ti­cu­liè­re­ment pit­to­resque.

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Un vé­gé­tal, qui est net­te­ment plus grand qu’un être hu­main, est qua­li­fié d’arbre, d’une ma­nière gé­né­rale. De nom­breux jar­di­niers ama­teurs ne savent pas que cer­tains ar­bustes peuvent par­fai­te­ment at­teindre 10 mètres de hau­teur. Pour les pé­pi­nié­ristes, la dif­fé­rence se si­tue sur­tout au ni­veau du nombre de troncs. Tan­dis qu’un arbre n’en a qu’un, en règle gé­né­rale, les ar­bustes en pos­sèdent tou­jours plu­sieurs. Ces er­go­te­ries re­le­vant de la bo­ta­nique mises à part : si vous cher­chez un arbre pour votre jar­din, vous de­vriez éga­le­ment in­té­grer dans votre choix le groupe des grands ar­bustes.

Une condi­tion doit tou­te­fois être res­pec­tée : les grands ar­bustes de­mandent suf­fi­sam­ment de place pour pou­voir dé­ployer leurs jo­lis houp­piers. Certes, la plu­part de ces ar­bustes poussent éga­le­ment dans une haie mé­lan­gée – mais ils y sont beaucoup moins bien mis en va­leur qu’en iso­lé.

Les grands ar­bustes conviennent aus­si bien que les vrais arbres pour om­bra­ger un coin re­pos car beaucoup d’es­pèces pos­sèdent de fa­çon na­tu­relle un houp­pier ample et ovale ou en forme de pa­ra­sol. Pour évi­ter de vous co­gner la tête contre les branches sous le dôme de feuilles, vous pouvez ef­fec­tuer une taille de re­mon­tée de cou­ronne au dé­but du prin­temps, comme chez les arbres.

La prin­ci­pale dif­fé­rence entre un arbre et un ar­buste ré­side dans le nombre de troncs. Les «vrais» arbres (à droite) n’ont, en règle gé­né­rale, qu’un seul tronc qui consti­tue la pousse cen­trale et, la plu­part du temps, le centre du houp­pier. Les ar­bustes (à gauche) ont tou­jours plu­sieurs troncs. Mais ce­la ne si­gni­fie pas qu’ils ne peuvent pas avoir la taille d’un pe­tit arbre. Ce n’est qu’à par­tir d’une hau­teur su­pé­rieure à 10 m qu’un ar­buste n’est plus consi­dé­ré of­fi­ciel­le­ment comme un grand ar­buste, mais comme un arbre à plu­sieurs troncs.

Cette opé­ra­tion consiste à éli­mi­ner toutes les branches la­té­rales gê­nantes, tout en conser­vant la struc­ture de base du houp­pier. Les grandes branches doivent tou­jours être cou­pées par étapes, pour évi­ter que l’écorce des troncs prin­ci­paux ne se dé­chire sous le poids des branches. Eli­mi­nez en­suite le moi­gnon res­tant au ni­veau de l’ais­selle, avec une scie bien af­fû­tée. Le bour­re­let d’écorce si­tué au point d’in­ser­tion contient du mé­ris­tème (cam­bium) qui re­couvre la plaie avec le temps. Le fait de cou­per et de lis­ser les bords de la plaie à

Evi­tez une trop forte concur­rence des ra­cines

l’aide d’un cou­teau bien af­fû­té per­met d’ac­cé­lé­rer le pro­ces­sus de gué­ri­son. Il n’est plus d’usage de nos jours de ba­di­geon­ner en­tiè­re­ment les grandes plaies pro­vo­quées par la scie – il suf­fit de trai­ter les bords à l’aide d’un pro­duit ci­ca­tri­sant, afin que l’écorce ne se des­sèche pas trop fa­ci­le­ment.

Bien qu’on ne le re­marque pas sur les ar­bustes im­po­sants, des es­pèces telles que l’ha­ma­mé­lis et le cor­nouiller à fleurs peuvent être très sen­sibles à des plantes trop do­mi­nantes à leur pied. Des plantes couvre-sol très concur­ren­tielles comme le lierre, le gé­ra­nium à grosses ra­cines ou la fleur des elfes gênent les fines ra­cines su­per­fi­cielles des ar­bustes et leur prennent de l’eau et des nu­tri­ments. Toutes les fleurs à bulbe, les heu­chères (Heu­che­ra), les ho­stas et les tia­relles (Tia­rel­la), par exemple, sont des plantes par­te­naires bien to­lé­rées.

Les amé­lan­chiers (Ame­lan­chier la­mar­ckii) at­tirent les re­gards au mois d’avril, grâce à leur flo­rai­son opu­lente et leur cou­leur rouge cuivre au dé­bour­re­ment. Quand on les laisse pous­ser li­bre­ment, les ar­bustes donnent des houp­piers très amples et peuvent at­teindre jus­qu’à 6 mètres de hau­teur – ce qui est suf­fi­sant pour amé­na­ger un coin re­pos.

L’arbre de Ju­dée (Cer­cis si­li­quas­trum) : vu de loin, il est par­fois confon­du avec le ce­ri­sier d’or­ne­ment. Il fleu­rit à par­tir d’avril, peut at­teindre jus­qu’à 6 m de hau­teur et forme un houp­pier ample.

L’érable du Ja­pon (Acer ja­po­ni­cum) forme, avec l’âge, un ma­gni­fique houp­pier en forme de pa­ra­sol. Il peut at­teindre une hau­teur de 7 m en­vi­ron. Ses pe­tites fleurs rouges (pho­to de droite) ap­pa­raissent au prin­temps, au mo­ment du dé­bour­re­ment. La co­lo­ra­tion au­tom­nale rouge vaut éga­le­ment la peine d’être vue.

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