Cuivres jazz et ryht­mique rock, la clé du suc­cès

Jazz Magazine - - DOSSIER -

Dé­but 1969, on pou­vait lire dans la pu­bli­ci­té ac­com­pa­gnant la sor­tie du deuxième al­bum de Blood, Sweat

& Tears : « Ecou­tez l’al­bum comme si c’était du jazz, puis ré­écou­tez - le pour ce que c’est. Du rock. Trem­pé dans le jazz, mais puis­sant comme du rock. Et si ça vous gêne d’ai­mer un al­bum de rock, vous sa­vez quoi ?

Pré­ten­dez que c’est du jazz. » Blood, Sweat & Tears (qui an­ti­cipe sur le concept de fu­sion avec ses em­prunts à la mu­sique clas­sique) est de ces or­chestres pro­duits par Co­lum­bia qui as­so­cient ryth­mique élec­trique rhythm & blues et sec­tions de cuivres-saxo­phones sur le mo­dèle de l’Elec­tric Flag, dé­cou­vert au Mon­te­rey Pop Fes­ti­val, et adou­bé l’an­née sui­vante lors d’un blind­fold test par Miles Da­vis, qui mon­tre­ra son bat­teur Bud­dy Miles en exemple aux siens. L’ar­ché­type de ce nou­veau genre de groupe, lar­ge­ment ins­pi­ré de l’or­chestre du stu­dio Stax à Mem­phis, se­ra Chi­ca­go (d’abord ap­pe­lé Chi­ca­go Tran­sit Au­tho­ri­ty) for­mé en 1967. Moins connu, Flock s’en dis­tin­gue­ra par la pré­sence d’un vio­lo­niste so­lo, Jer­ry Good­man, fu­tur membre du pre­mier Ma­ha­vi­sh­nu 0SDIFTUSB t FB

Deux grands clas­siques du “rock-jazz” cui­vré de la fin des six­ties : le pre­mier (double) al­bum de Chi­ca­go (alors nom­mé Chi­ca­go Tran­sit Au­tho­ri­ty) et le se­cond “Blood, Sweat & Tears”

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