Sly Stone, l’autre New Thing

Jazz Magazine - - DOSSIER -

En deux ans, quatre al­bums stu­dio – “A Whole New Thing”, “Life” (1967), “Dance To The Mu­sic” (1968) et “Stand !” (1969) – et une mé­mo­rable ap­pa­ri­tion au fes­ti­val de Wood­stock le 17 août 1969, Syl­ves­ter Ste­wart et son groupe

Sly & The Fa­mi­ly Stone ont fait bou­ger les lignes comme bien peu d’autres ar­tistes avant eux. Miles Da­vis les ado­rait, et les avait vus plu­sieurs fois sur scène – on ré­écou­te­ra “On The Cor­ner” pour me­su­rer l’in­fluence de Sly sur sa mu­sique... La vie d’Her­bie Han­cock a chan­gé quand il a dé­cou­vert “Stand !” (l’un des titres de “Head Hun­ters” s’in­ti­tule Sly), tan­dis que Ber­ry Gor­dy, le big boss de Mo­town, l’avait bran­di de­vant tout son staff comme l’exemple à suivre (Nor­man Whit­field, grand pro­duc­teur “mai­son”, a en­vi­sa­gé la mu­sique au­tre­ment après avoir l’écou­té). Quand il était en­core DJ sur la ra­dio san­frans­ci­caine

KSOL, il pou­vait en­chaî­ner « Dy­lan, Hen­drix et

James Brown ». La verve ly­rique du pre­mier, les so­no­ri­tés rock et psy­ché­dé­liques du se­cond, le groove du troi­sième, mon tout bras­sé avec une au­then­tique fo­lie vi­sion­naire : Sly Stone ne pou­vait pas se trom­per. L’abus de sub­stances illé­gales l’a em­pê­ché de ré­gner aus­si long­temps que pré­vu (l’in­can­des­cent “There’s A Riot Going On” et “Fresh”, ses ul­times chefs-d’oeuvre, datent de 1971 et 1973), mais, de George Clin­ton à Prince en pas­sant par Earth, Wind & Fire, son in­fluence sur les grandes mu­siques noires FTU TBOT DPNNVOF NFTVSF t PCo

Syl­ves­ter Ste­wart, alias Sly Stone, ex-DJ de­ve­nu mu­si­cien vi­sion­naire

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.