My drum­mer is Rich

Jazz Magazine - - DOSSIER -

Il était peu clin­quant, un rien

too much, par­fois, le big band de Bud­dy Rich, mais la fa­çon dont il le pro­pul­sait, avec son swing d’acier et son éner­gie phé­no­mé­nale, « em­por­tait le(s)

mor­ceau(x) », à tous les sens du terme. Et puis le jazz ro­bo­ra­tif a ses charmes. Pre­nez ces trois disques live, tous en­re­gis­trés sur la Côte Ouest. Dans “Swin­gin’

New Big Band” (Pa­ci­fic Jazz, 1966), le ré­per­toire com­men­çait de lou­cher sur les tubes soul (Up Tight de Ste­vie Won­der, What’d I Say de Ray Charles), mais lais­sait en­core la part belle aux com­po­si­tions de Duke El­ling­ton, Oli­ver Nel­son ou Leo­nard Bern­stein. Puis, en 1967, “Big Swing Face” (Pa­ci­fic Jazz) com­men­çait par

Nor­ve­gian Wood des Beatles, qui pas­sa presque in­aper­çu à cô­té de la re­prise ju­bi­la­toire de The

Beat Goes On de Son­ny And Cher, ré­ar­ran­gé fa­çon The Si­de­win­der de Lee Mor­gan (sur­vi­ta­mi­né) et chan­té par la fille de Bud­dy, Ca­thy (« C’est sa pre­mière en pu­blic, elle a douze ans et elle est ivre » : classe l’in­tro de dad­dy Bud­dy...). La jeu­nesse conti­nue de prendre le pou­voir dans “Mer­cy, Mer­cy” (Pa­ci­fic Jazz, 1968), via le nou­veau look du lea­der, ex-swing­man en cos­tard re­con­ver­ti néo-hip­pie, et un ré­per­toire ou­vert au com­po­si­tions ori­gi­nales dé­diées aux groupes à la mode (Big Ma­ma Cass, si­gné par le gou­rou du jazz cros­so­ver Don Se­bes­ky) et aux tubes cen­sés faire le­ver les ha­bi­tués du Cae­sar’s Pa­lace de leur table – Mer­cy,

Mer­cy, Mer­cy du Can­non­ball Ad­der­ley Quin­tet, Ode To Billie

Joe de Bob­bie Gen­try. Toute une ÏQPRVF t PCo

Bud­dy Rich, ce vieil hip­pie... Mais l’au­rait-on lais­sé en­trer au Cae­sar’s Pa­lace ain­si vê­tu ?

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